19ème édition de la journée africaine de la médecine traditionnelle : «Pour l’OMS, la médecine traditionnelle constitue une opportunité dans le cadre de la lutte contre la COVID-19», déclare Dr Idi Illiassou Mainassara

Société
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A l’instar des autres pays, le Niger célèbre aujourd’hui 31 août 2021, la 19ème édition de la journée africaine de la médecine traditionnelle. À cette occasion, le ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales, Dr. Idi Illiassou Mainassara livré un message hier afin de faire le point sur l’importance de la médecine traditionnelle au Niger. En cette circonstance, il a exprimé le soutien et les remerciements de son département ministériel aux tradi-thérapeutes qui ne cessent de faire valoir notre culture. Cette 19ème édition est placée sous le thème «La contribution potentielle de la médecine traditionnelle aux efforts de riposte à la COVID-19».

Selon le ministre en charge de la Santé publique, l’utilisation par l’homme des substances médicinales d’origine naturelle remonte à la nuit des temps. Depuis plus d’un an et demi, rappelle-t-il, l’Afrique à l’instar du reste du monde vit les conséquences néfastes de la pandémie de la COVID-19. «Malgré la découverte et l’utilisation d’un vaccin, le défi pour le contrôle de cette pandémie reste entier en l’absence de médicaments efficaces pour la prise en charge des cas. Ainsi, la maladie de la COVID-19 fait partie des maladies pour lesquelles la médecine moderne ne propose pas de thérapeutique efficace», a dit le ministre en charge de la santé publique.

Dr. Idi Illiassou Mainassara a notifié que la médecine traditionnelle constitue un patrimoine riche et est d’une importance incontestable pour le développement économique de nos pays. C’est pourquoi, la valorisation des plantes médicinales constitue une préoccupation majeure pour de nombreux chercheurs et responsables des pays du Sud où une grande partie de la population recourt largement à la médecine traditionnelle. «Au Niger, selon l’étude menée par AGARAY et ALFARI en 1997, en cas de maladie, la médecine traditionnelle reste le premier recours de 60 à 80% de la population», a-t-il rappelé. Le ministre a ensuite souligné que pour l’OMS, la médecine traditionnelle constitue une opportunité dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. A travers l’histoire, les médecines traditionnelles ont été sources de médicaments pour traiter des maladies notamment le paludisme. «La contribution de la médecine traditionnelle dans la prise en charge de Covid-19 peut se faire dans la prévention et la prise en charge. Il est possible d’utiliser les nombreux résultats sur les plantes africaines pour mettre au point des médicaments en vue du traitement de la fièvre, la toux sèche, les difficultés respiratoires et d’autres symptômes chez les personnes atteintes de la COVID-19», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le ministre de la Santé publique, de la population et des affaires sociales a rappelé que le thème de cette journée renforce l’opportunité pour les Etats africains d’utiliser la médecine moderne dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 sans oublier que la médecine traditionnelle demeure le premier recours aux soins de santé primaires. «Dans le cadre de la riposte à cette pandémie de COVID-19, le ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, en partenariat avec les Associations des Thérapeutes Traditionnels et Herboristes, a renforcé les activités de sensibilisation à l’endroit des différentes structures de la médecine traditionnelle pour le respect des gestes barrières contre la COVID-19. Le ministère encourage la recherche des plantes médicinales efficaces et sûres contre la maladie, et pour le renforcement de capacités avec le système conventionnel en vue d’une lutte synergique contre la pandémie», a-t-il ajouté.

Notons que dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, l’OMS pour l’Afrique a mis en place un comité régional d’experts sur la médecine traditionnelle. Ce comité a, entre autres, la charge d’approuver les protocoles pour les essais cliniques, une charte et des termes de référence pour la mise en place d’un conseil de surveillance des données et de la sécurité des essais cliniques de phytothérapie. Les 25 membres du Comité consultatif régional d’experts sur la médecine traditionnelle pour la COVID-19 sont chargés de soutenir les pays afin d’améliorer la recherche et le développement de thérapies contre le coronavirus, basées sur la médecine traditionnelle. «Il faut dire que les 2 médecines (traditionnelle et moderne) se côtoient et chacune au mieux de sa compétence essaye de combattre la maladie. Dans la zone agricole méridionale du Niger, près de 250 espèces médicinales ont été répertoriées par Adjanohoun et Collaborateurs en 1980 et Saadou en 1993» a mentionné le ministre.

Abdoul-Aziz Ibrahim(onep)