Atelier régional de validation de la Directive sur les droits en matière de santé sexuelle et de la reproduction dans l’espace CEDEAO : Contribuer à l’autonomisation des filles et des femmes et à la réalisation de leurs droits

Société
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L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a organisé, hier matin à Niamey, un atelier régional de validation de la directive sur les droits en matière de santé sexuelle et de la reproduction dans l’espace CEDEAO. Cet atelier a regroupé des participants venus des 15 pays de la CEDEAO qui, pendant deux jours procèderont à des discussions en vue d’enrichir le document pour validation. C’est le ministre de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales, M. Idi Illiassou Mainassara qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier en présence du Directeur Général de l’OOAS, Pr OKolo Stanley. 

Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Santé publique a indiqué que, la santé de la reproduction est une préoccupation de santé publique mais aussi de droits humains. Selon Dr Idi Illiassou Mainassara, cette réunion prendra en compte, les attentes légitimes des populations en ce qui concerne la qualité et de sécurité de soins en matière de santé de la reproduction en vue de l’amélioration effective de l’état de santé des personnes.

Aujourd’hui, a-t-il souligné, la mortalité maternelle et infantile est un sujet de vive préoccupation en Afrique de l’Ouest. A cela s’ajoutent chez la femme d’autres problèmes de santé tels que les cancers gynécologiques et mammaires, les IST et le VIH, les fistules obstétricales, les fibromes utérins, l’infertilité, la stérilité etc. Chez les hommes, outre les IST et le VIH, il y a selon le ministre, les questions d’infertilité, de stérilité, de dysfonctionnements érectiles, d’impuissance, de cancer de la prostate que l’on observe. «Chez les personnes du troisième âge, la ménopause, l’andropause, le cancer de la prostate, de l’utérus, de l’endomètre constituent entre autres des problèmes de santé de la reproduction», a-t-il ajouté.

Dr Idi Illiassou Mainassara a, par ailleurs indiqué que, face à ces différentes pathologies, le Niger a affiché une volonté politique très élevée et l’a traduite en se dotant d’une loi sur la santé de la reproduction dont le décret d’application a été adopté, rendant ainsi les normes, protocoles et standards applicables au Niger. «Je reste convaincu qu’à l’issue de vos travaux, notre région aura un bon instrument juridique qui prendra en compte les problèmes de santé de la reproduction et adapté à nos réalités socio-culturelles», espère Dr Idi Illiassou Mainassara, avant de s’engager à défendre l’adoption de cette Directive une fois introduite à l’Assemblée des Ministres de la Santé.

Pr Okolo Stanley a, dans son discours rappelé que, l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a toujours accordé un grand intérêt à l’autonomisation des filles et des femmes et à la réalisation de leurs droits individuels et collectifs à la vie, à la santé, à l’intégrité physique et corporelle, à l’éducation, à l’égalité et à la non-discrimination et à la sureté de leur personne. Selon lui, le constat est parti du contexte propre à l’Afrique occidentale caractérisé par des fléaux sociaux et médicaux divers mais qui constituent des préoccupations croissantes de santé publique et de développement. «L’OOAS a méthodiquement élaboré une directive sur les droits en matière de santé sexuelle et de la reproduction dans l’espace CEDEAO, qui si elle est adoptée par les instances de la CEDEAO et transposée par les pays membres, contribuerait significativement à l’autonomisation des filles et des femmes et à la réalisation de leurs droits. D’où l’intérêt de cet atelier de validation», a indiqué Pr Okolo Stanley.

Le Directeur Général de l’OOAS a, également affirmé que, les participants ont le mandat représentatif de leur Etat respectif pour valider cette directive et la proposer via l’OOAS à l’Assemblée des Ministres de la Santé pour adoption. «Nous avons un draft qu’un groupe restreint d’experts en droit nous a proposé sur la base du développement des thématiques consensuelles adoptées. Il ne s’agira donc pas de la rédiger de nouveau mais de l’examiner au prisme de sa prise en compte ou pas des préoccupations de fonds et des formes jugées nécessaires par les pays que vous représentez», a conclu le Directeur General de l’OOAS, Pr Okolo Stanley.

Aminatou Seydou Harouna(onep)