Atelier sous-régional de renforcement de capacités des centres d’études stratégiques et de sécurité des pays membres de l’Autorité du Liptako Gourma : Pour une veille stratégique permanente afin d’éclairer les décisions des gouvernants

Société
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Le centre national d’études stratégiques et de sécurité( CNESS) a organisé, hier à Niamey, un atelier sous régional de renforcement de capacités et d’échanges d’expériences pour les centres d’études stratégiques des pays membres de l’autorité de développement intégré du Liptako Gourma (ALG). Cet atelier de 3 jours a pour objectif de renforcer les aptitudes techniques et pratiques des chercheurs des centres d’études dans l’élaboration,  la conduite et l’évaluation des projets de recherche sur les enjeux stratégiques et les questions de sécurité. La préparation et l’organisation de l’atelier a été possible grâce à l’appui du National Democratic Institute (NDI) et la fondation Konrad Adenauer.  L’ouverture des travaux a été présidée par le directeur de cabinet du Président de la République, M. Ibrahim Sani Abani en présence de la directrice des programmes Afrique de l’Ouest francophone du NDI,

Mme Ulrike Rogers et du directeur général du CNESS,

Col. Mahamadou Seydou Magagi.

A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du Président de la République a déclaré que le contexte sécuritaire de la  sous-région connait une dégradation depuis plusieurs années malgré les efforts grandissants consentis par les Etats. Sur le plan humain, a expliqué M. Ibrahim Sani Abani, les victimes du terrorisme ne cessent d’augmenter et sur le plan financier, les dépenses de sécurité des pays sont en hausse constante depuis 2013. Ces dépenses ont un impact significatif et négatif sur les dépenses de développement comme l’atteste une récente étude sur la thématique commanditée par le secrétariat exécutif du G5 Sahel.

Une telle situation selon lui, pose la question centrale de l’efficacité et l’adaptation des réponses à la menace sécuritaire actuelle. C’est dire que les besoins des pays et organisations sous régionales en analyses, études et recherches dans les domaines sécuritaires et stratégiques n’ont jamais été aussi grands. En effet, le contexte sécuritaire complexe volatile et évolutif comme celui dans lequel se trouvent les pays, exige une veille stratégique et une réflexion permanente afin d’éclairer les décisions et choix des gouvernants.

Fort heureusement a souligné le directeur de cabinet, les pays se sont dotés de structures pour remplir cette fonction essentielle d’anticipation  et d’aide à la décision dont les centres d’études stratégiques.

La même étude du secrétariat exécutif du G5 Sahel, a-t-il ajouté appelle les pays à une réflexion commune en matière sécuritaire dans le but de mener des actions communes tout en gardant à l’esprit que la forte volatilité de la situation et la célérité qu’exige son traitement commande de décentraliser les centres décisions pour les rapprocher des populations. De ce même ordre d’idée découle la recommandation de renforcer les capacités de production de connaissance sur la sous-région et ses populations.

De ce fait, a affirmé M. Ibrahim Sani Abani, cette collaboration sous régionale est à la fois une preuve de pragmatisme et témoigne également d’un souci d’efficience des centres.

Le directeur général du centre national d’études stratégiques et de sécurité, Col. Mahamadou Seydou Magagi a quant à lui indiqué que cette session de renforcement des capacités s’appuie sur un  projet de recherche concret prévu dans le plan d’actions conjoint 2021 des centres d’études. Et afin de faciliter l’atteinte de l’objectif assigné à l’atelier, le Col. Mahamadou Seydou Magagi  a annoncé que l’atelier sera centré autour d’un projet de recherche commun aux trois centres. Aussi, il s’attachera entre autres après avoir reformulé le thème du projet de recherche à mettre en place un plan de travail conjoint destiné à guider la réalisation dudit projet. Et les rappels théoriques des facilitateurs sur la méthodologie et les techniques de recherche seront complétés par les échanges d’expérience des participants.  

Pour sa part, Mme Ulrike Rogers a soutenu que le NDI et la fondation Konrad Adenauer sont convaincus que les informations, outils, techniques et procédés qui seront mis à la disposition des cadres des centres par les facilitateurs seront d’une grande utilité pour les futures recherches que les centres sont amenés à conduire.

Rahila Tagou(onep)