Bien-être des retraités : Le président du Conseil national des personnes âgées du Niger plaide en faveur de l’autonomisation de la CARENI

Société
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Le Conseil national des personnes âgées, qui regroupe aussi les retraités du Niger, s’est prononcé sur le fonctionnement de la Caisse Autonome des Retraites du Niger (CARENI) par la voix de son président. Cette structure créée par l’Etat pour accompagner et soutenir le bien-être des « ainés », plaide pour le transfert des cotisations des fonctionnaires à la CARENI. Les retraités du pays adhèrent ainsi à une réorganisation qui permettra d’aligner la caisse sur le niveau régional ouest africain et de lui assurer une autonomie complète.

Elhadj Oumarou Garba, président du Conseil national des personnes âgées du Niger explique qu’avec l’avènement de la Caisse Autonome des Retraites du Niger (CARENI), plusieurs changements positifs sont intervenus dans la vie des retraités qui constituent une frange importante des membres du Conseil. Les carnets de pension qui se faisaient avant au ministère des finances, apprécie-t-il, sont désormais délivrés par la CARENI. Ce qui permet  à cet établissement public de maitriser le nombre exact de retraités dans le pays. Un avantage qu’il cite est la couverture à hauteur de 90% des frais médicaux des retraités nigériens.

Pour le président du Conseil national des personnes âgées du Niger (CNPA/N), le seul obstacle qui empêche la CARENI d’évoluer, comme le souhaite ses textes fondateurs, demeure le transfert effectif des compétences afin qu’elle puisse récupérer elle-même les cotisations des fonctionnaires qu’elle représente. Ce qui lui permettra aussi, dit-il, d’en assurer une utilisation astucieuse. « Tant que la CARENI n’a pas eu une autonomie totale, c’est à dire que le transfert des compétences est autorisé, elle ne peut pas payer mensuellement les  pensions » comme on lui exige, soutien Elhadj Oumarou Garba.

Pour soutenir l’autonomisation complète de la Caisse Autonome des Retraites du Niger, le Conseil national des personnes âgées du Niger milite à ses côtés. « Si aujourd’hui le ministère des finances fait le transfert des compétences, c’est à dire de permettre à la CARENI de récupérer les cotisations des fonctionnaires, les choses allaient mieux marcher pour les retraités et on pourra alors payer mensuellement les pensions. Mais actuellement, c’est impossible car la CARENI ne gère pas les cotisations et n’a donc pas de contrôle sur elles. C’est cela le vrai problème », a indiqué Elhadj Oumarou Garba.

Le président du Conseil national des personnes âgées du Niger (CNPA/N), Elhadj Oumarou Garba, se réjouit des investissements que fait la CARENI pour alléger les « souffrances » des retraités, en particulier, et des personnes âgées en général. « Faites un tour au Conseil et vous allez voir comment les pensionnaires sont entrain de souffrir sous le soleil ardent. Il n’y a même pas où s’asseoir. Même les quelques chaises que vous voyez c’est la CARENI qui les a offertes. Le hangar c’est encore elle », s’insurge Elhadj Oumarou Garba, et de se demander si le traitement réservé aux retraités cadre avec la reconnaissance qu’on doit à des personnes qui « ont travaillé pour le pays pendant des dizaines d’années ». Tout le problème, souligne-t-il enfin, réside dans cette appréhension.

Par Souleymane Yahaya(onep)