Café de presse de l’UNICEF : Echanges sur le mariage précoce, la mendicité et la déscolarisation

Société
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Le représentant résident du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Niger, M. Stefano Savi s’est entretenu le 21 juin à Niamey, lors d’un café de presse, avec des professionnels de médias nationaux publics et privés sur la situation des droits des enfants.

C’était un moment fort opportun au lendemain de la célébration de la journée de l’Enfant Africain (le 16 juin dernier), et très utile pour le représentant de l’UNICEF accrédité il y’a moins d’un an, d’échanger avec des journalistes sur le rôle de la presse dans la lutte contre les pratiques néfastes telles que le mariage précoce, la mendicité et la déscolarisation. Par la même occasion, les journalistes ont pu, quant à eux, être édifiés sur les perspectives de l’organisme face à l’ampleur de la déscolarisation en zone d’insécurité et la mendicité « émergente » et pour l’harmonisation de la législation nigérienne avec les conventions ratifiées relativement à la protection de l’enfant en particulier contre le mariage précoce.         

Selon le représentant résident de l’UNICEF, M. Stéfano Savi, il y’a possibilité et nécessité de renforcer les liens entre l’UNICEF et la presse. « La presse a un rôle fondamental à jouer contre certains comportements qui sont à la base de certaines pratiques. Et l’on sait que les pratiques néfastes ici au Niger c’est surtout le mariage précoce et les mutilations génitales féminines », a-t-il souligné.

En effet, le mariage précoce est une réalité qui impacte la société nigérienne, puisque malgré la baisse sensible entre 2012 et 2021, le taux de mariage des filles avant 18 ans (de 76% à 65%) reste la prévalence la plus élevée au monde. « J’espère qu’au sortir de ces échanges, la presse s’engagera davantage à passer le message, afin d’éradiquer cette pratique pour permettre aux filles de s’épanouir et d’avoir leur autonomie dans les décisions sur leurs vies », a dit  le représentant-résident. M. Stefano Savi a manifesté ainsi la volonté de l’UNICEF à travailler avec la presse, selon son rôle essentiel pour éduquer le public sur certaines pratiques néfastes.  

« De fois, certains sous-estiment le rôle du métier du journaliste dans la réussite des politiques, programmes, et projets de sensibilisation. Mais dans l’utilisation des mots clés facilitant la compréhension des messages le journaliste peut permettre d’avoir un impact plus fort. C’est vraiment l’art de communiquer. Et cela peut avoir un impact énorme quand on parle de changement de mentalité contre les pratiques néfastes », a-t-il expliqué.  

 Ismaël Chékaré Et Ismaël Ibrahim Djibo (stagiaire)