Cérémonie de distinction des lauréats du concours organisé par le RJDH : Un journaliste de la presse écrite et un de la Radio primés

Société

Le président de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), M. Maty Elhadj Moussa a parrainé, le vendredi 26 novembre dernier à Niamey, la cérémonie de distinction des meilleures œuvres journalistiques sur la promotion et la protection des Droits Humains au Niger. Ce concours organisé par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) avec l’appui de l’Ambassade du Danemark à travers Oxfam a pour but d’amener les hommes des médias à s’intéresser à la question des droits de l’Homme au Niger.

Dans son allocution, le président de la CNDH a d’abord félicité le RJDH pour cette noble initiative, qui contribuera dans les années à venir à l’avènement d’une presse nigérienne bien avisée sur les questions des droits

humains et a encouragé cette vocation d’objectivité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance aussi bien dans ses prises de position que dans les investigations menées. Cette activité qui rentre dans le cadre du projet Gouvernance Démocratique Droits Humains (GDDH), financé par l’Ambassade du Royaume de Danemark et mis en œuvre par Oxfam, vise selon le président de la CNDH, à amener les hommes des médias à s’intéresser à la question des Droits

Humains au Niger. M. Maty Elhadj Moussa a aussi émis le vœu qu’à partir de cette édition que les productions des journalistes soient beaucoup plus axées sur les droits humains, particulièrement le respect de la dignité humaine.

Le président de la CNDH a également invité le RJDH et son partenaire à intensifier les formations de qualité afin que dans les rédactions des différents

organes de presse, des journalistes spécialisés sur les Droits Humains soient encouragés. Il a en outre réaffirmé l’engagement de la Commission Nationale des Droits Humains à apporter son appui, son soutien et son accompagnement pour la spécialisation des journalistes sur les questions des droits humains. M. Maty Elhadj Moussa a mis cette occasion à profit pour lancer un pressant appel aux médias de manière générale, de privilégier le sens de responsabilité dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information et mettre de côté le sensationnel, le diffamatoire, l’injurieux et le mensonge qui ne contribuent pas à asseoir, dans la société un climat de paix et de sérénité indispensable aux actions salvatrices dont le Niger a besoin. «Les journalistes, à travers le professionnalisme mis dans l’activité, peuvent apporter beaucoup dans la sensibilisation, la formation, la conscientisation des populations sur leurs droits et devoirs», a déclaré le président de la CNDH, M. Maty Elhadj Moussa.

Selon le président du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme, M. Ibrahim Abdou Tikiré, cette activité marque le couronnement d’une série de formations menées par le RJDH dans le cadre du projet «Promotion d’informations de qualité sur les droits humains au Niger» du programme Gouvernance

Démocratique et Droits

Humains, financé par l’Ambassade du royaume de Danemark à travers OXFAM. Il a rappelé que le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a lancé, au mois de septembre dernier, un concours de meilleures œuvres journalistiques sur les droits humains au Niger. Ce concours, a précisé M. Ibrahim Abdou Tikiré, était ouvert aux journalistes de la presse publique, privée et aux radios communautaires, vise à recomposer non seulement le travail de trois (3) journalistes en termes de production (article, production radio et Télé) mais aussi à récompenser un organe de presse qui aura fourni des efforts dans la promotion et la protection des Droits Humains au Niger. Ainsi, a-t-il souligné, le RJDH a enregistré plusieurs dossiers dont beaucoup proviennent de l’intérieur du pays, et a identifié des professionnels du métier et un magistrat pour composer le jury.

Ainsi, après la lecture des recommandations du Jury à l’endroit du RJDH, la présidente du Jury, Mme Fadimou Moumouni a proclamé les résultats comme suit : pour la catégorie presse écrite, le premier prix a été remporté par Amma Malam Abdou Moussa, du Journal l’Eclosion pour son article «Migration irrégulière Niger-Algérie : des enfants nigériens pris dans l’étau de la mendicité», et le premier prix catégorie radio remporté par Laminou Gonda, Radio Saraounia Maradi pour son reportage sur «le viol des femmes déficientes mentales». Il faut noter que beaucoup de dossiers ont été déclarés irrecevables par le Jury dont cinq (5) de la télévision.

Assad Hamadou(onep)