Cérémonie d’hommage à feu Inoussa Ousseini : Le Forum africain du film documentaire honore son défunt initiateur et promoteur

Société

Lors de sa treizième édition, le forum africain du film documentaire a rendu un vibrant hommage à feu Inoussa Ousseini, qui a initié et fait la promotion de ce forum. Les organisateurs ont saisi l’occasion de cette première édition organisée après le décès de l’homme de culture, pour remettre des témoignages aux hommes et femmes qui ont toujours accompagné le rêve de SE Inoussa Ousseini, et aussi à l’Office National d’Edition et de Presse (ONEP), un organe public de presse qui a soutenu, dès les premiers pas, le Forum africain du film documentaire.

La cérémonie d’hommage et de remise des attestations s’est déroulée dans la soirée du dimanche 12 décembre en présence des proches collaborateurs et de la famille du défunt. Elle a débuté avec la projection de «Zinder», un film documentaire de Aicha Macky. La réalisatrice formée par le défunt Inoussa Ousseini a rappelé que ce dernier n’a jamais vu le film bien qu’il ait suivi le projet pendant huit ans. A la lecture d’un courriel qu’elle n’a jamais reçu, que son parrain dans le cinéma lui a envoyé pour s’excuser d’avoir manqué la projection d’un de ces films pour des raisons de santé, la réalisatrice a souligné qu’avec la création du forum africain du film documentaire, Inoussa Ousseini a poursuivi son rêve de faire venir à Niamey des jeunes de contrées lointaines pour leur permettre d’acquérir le savoir.

Mme Aicha Macky a indiqué que l’initiateur de ce forum continue à vivre à travers le travail cinématographique de l’ensemble des jeunes qu’il a formés. «Grâce à lui, a-t-elle dit, le cinéma a retrouvé sa renaissance et continue son évolution à travers les nouvelles générations qui sont formées. Je pense que son rêve a été concrétisé parce que son cheval de bataille a toujours été la transmission et le partage du savoir, de même que la formation». Mme Aicha Maki a expliqué que sans Inoussa Ousseini qui a démocratisé le cinéma, des enfants de cultivateurs nigériens comme elle, n’auraient sûrement pas eu l’occasion «de se saisir de la caméra pour s’exprimer, se raconter et raconter le monde».

De son côté, la direction du Centre culturel franco nigérien Jean Rouch a réaffirmé sa volonté d’œuvrer pour que le forum africain du film documentaire, si cher à Inoussa Ousseini, puisse se perpétuer et avoir une envergure internationale.

Souleymane Yahaya(onep)