Clôture du forum parlementaire pour le renforcement des capacités et le dialogue multi-acteurs : Les parlementaires du Niger s’engagent à apporter leurs contributions dans la dynamique Faim Zéro

Société

Les travaux du forum parlementaire pour le renforcement des capacités et le dialogue multi-acteurs ont pris fin le jeudi 17 novembre dernier à Niamey. Ces assises avaient pour thème «Accélérer les progrès vers la Faim Zéro par l’élaboration de législations, politiques et plans d’investissement qui contribuent à l’égalité de genre et à l’autonomisation des femmes dans le secteur agricole». La rencontre a été organisée par le Réseau des Parlementaires de la CEDEAO sur l’Egalité de Genre et les Investissements dans l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire.

A la clôture de ces assises, la députée Mariama Adamou, présidente du comité d’organisation a salué la qualité des interventions des échanges tout au long de cette rencontre. Elle a en outre rappelé les différentes présentations dont ont bénéficié les participants avant d’adresser ses remerciements au Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) et ses partenaires qui ont contribué pour la réalisation du forum.

Quant à Mme Tacko Ndiaye, représentante de la FAO qui a assisté à cette rencontre par vidéo-conférence, elle a réaffirmé l’engagement de la FAO, de concert avec les agences du Système des Nations Unies, à soutenir le  Réseau des Parlementaires de la CEDEAO sur l’Egalité du Genre et les Investissements dans l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire dans cette démarche.

Ces assises ont été sanctionnées par une déclaration dite ‘’Déclaration de Niamey’’ et la remise des attestations aux participants. Cette déclaration lue par la présidente du Réseau des Parlementaires de la CEDEAO sur l’Egalité de Genre et les Investissements dans l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire section du Niger, la députée Ramlatou Issa comporte plusieurs points. Ainsi, les élus nationaux s’engagent à accélérer la création d’un réseau parlementaire national pour l’égalité de genre et les investissements dans l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition pour accélérer les progrès en vue de parvenir rapidement à l’objectif Faim Zéro. Ils se sont aussi engagé à plaider et œuvrer pour que les questions de sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que le droit à une alimentation adéquate soient prises en compte davantage dans le cadre politique et législatif ; d’œuvrer pour la pleine réalisation des droits fonciers des femmes comme soubassement pour leur autonomisation économique ; d’encourager l’utilisation systématique de la budgétisation sensible au genre dans le processus budgétaire tant au niveau des Ministères sectoriels qu’au niveau des collectivités territoriales.

Il s’agit aussi d’assurer que les réponses politiques aux catastrophes crises et à travers les plans annuels d’urgence puissent répondre équitablement aux besoins et aux priorités spécifiques des femmes et des jeunes, en particulier dans les zones rurales, y compris l’adoption de mesures d’atténuation et de long terme ; de consacrer davantage d’efforts à la conception et l’adoption de lois et règlements qui soutiennent le rôle des femmes en tant que productrices, travailleuses, entrepreneuses et commerçantes dans les systèmes agricoles et alimentaires.

Les participants ont aussi appelé les institutions et structures à s’engager à présenter les données statistiques désagrégées en genre selon toutes les dimensions et dans toutes les administrations sectorielles pour produire une base de données factuelles nécessaire aux décideurs, aux usagers, aux collectivités et aux responsables politiques et évaluer l’impact des interventions nationales ; d’initier des lois sensibles au genre dans l’agriculture pour permettre aux femmes et aux jeunes d’accéder aux ressources naturelles ; d’intensifier la mise en œuvre de la Politique Nationale Genre; d’accélérer la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Autonomisation économique des femmes. Il est également question de renforcer les qualifications et les compétences des femmes et des jeunes filles ; de soutenir l’amélioration des conditions de travail des femmes et des jeunes filles dans le secteur informel ; de promouvoir l’entreprenariat féminin dans tous les secteurs d’activités ; de renforcer et sécuriser l’accès des femmes à la terre, aux ressources productives, aux opportunités économiques et à des financements adaptés à leur situation.

 Aïchatou Hamma Wakasso(onep)