Confection et vente des paniers en plastique  à Niamey : Une activité génératrice de revenus pour les acteurs de la filière

Société

Les grands centres commerciaux de Niamey sont plus en plus bondés d’objets utilitaires pour les femmes. Parmi la panoplie d’objets proposés en vente figurent les paniers en plastique. Ils sont fréquemment utilisés par les femmes dans le cadre de leurs achats au marché ou bien pour ranger des habits, des joués pour les enfants ou encore de la nourriture pour amener aux parents en ville ou à l’hôpital. C’est dire que les usages des paniers en plastique sont multiples. Ces paniers sont fabriqués à base de natte en caoutchouc  appelle ‘’natte saoudiya’’. La matière première servant à la confection est importée à partir des pays côtiers. Mais les confectionneurs sont un peu partout à Niamey. Et l’activité se développe de plus en plus.

L’activité a du vent en poupe ces dernières années dans la mesure où les acteurs impliqués dans la chaine de confection à la vente trouvent leur compte. Ils tirent même leur épingle du jeu. M. Djafarou Abdoul Karimou, un  confectionneur du panier en plastique explique que le panier est fabriqué  à base de natte saoudiya qu’on vend au grand marché. « La matière première nous provient de Lomé au Togo. Il y a deux types de natte en panier. L’ancien modèle et le nouveau modèle. Ce qui les différencie, c’est surtout la forme : l’ancien modèle a une forme ronde tandis que le nouveau modèle est sous forme d’un carré », explique-t-il.

M. Djafarou Abdoul karimou  souligne qu’il peut fabriquer par jour 10 paniers avec l’aide de ses deux employés. Les prix varient en fonction des modèles. Pour le nouveau modèle, le complet, se vend à 4500 F CFA et l’ancien modèle coûte 2000 F lCFA. Le complet est un ensemble composé de deux paniers : grand et un petit avec de fois de petits styles qui sortent de l’ordinaire et cela en fonction du choix des clients. Il fabrique aussi des paniers pour mettre les habits sales. En effet, M. Djafarou Abdoul karimou vend ces paniers en gros et en détail. « Sauf que ces derniers temps, c’est la clientèle qui se fait rare. Les difficultés financières que traverse l’écrasante majorité de la population est certainement à la base de la rareté des clients. J’invite tout de même les femmes à bien vouloir visiter nos produits artisanaux et éventuellement acheter », a-t-il appelé.

Selon Rahmou Ali, une cliente de Djafarou, l’utilité de ces paniers n’est  plus à démontrer. ‘’ Les paniers en plastique sont utilisés par les femmes pour mettre les habits lors des petits voyages. Ils remplacent du coup le recours abusif des sachets noirs en plastique en raison de leur résistance.

Quant à  M. Issoufou Saley, un vendeur de panier de son état depuis trois ans, estime que l’activité est rentable. « J’achète des paniers chez les grossistes pour vendre et pouvoir gagner un peu de sous dans la perspective de préparer la rentrée scolaire. Je suis un élève en classe de second. Pendant les vacances, j’identifie un petit commerce qui peut me rapporter des revenus chaque jour. Je vends les grands paniers à 5000F et les petits à 3000F. Banalement, je peux vendre trois à quatre  paniers par jour au grand marché », se réjouit-il.

Nafissa Yahaya(onep)