Conférence des Leaders Sahéliens : Faire le bilan de 7 ans d’existence du PLS

Société
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Le Groupe de recherche et d’action pour le développement (GRADE Africa) tient, depuis hier à Niamey, une conférence, sous le parrainage du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, PhD. Mamoudou Djibo. Pour ces travaux qui dureront deux jours, afin de faire le bilan, et de choisir les nouvelles orientations pour ce programme, le GRADE Africa a invité quelques anciens lauréats du programme, en gardant une certaine représentativité des pays (Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire, Tchad, Sénégal et Niger), des promotions, des champs d’expertise et de type d’organisation de provenance.

Selon le directeur du GRADE Africa, Dr. Nouhou Abdoul Moumouni, les participants représentent tout un parcours fait de diversités et de complémentarité. «Nous sommes ensemble pour nous aider mutuellement à donner un nouveau départ à ce programme. Nous sommes ici pour capitaliser ce que nous avons réalisé ensemble au cours de ces 7 dernières années», a-t-il indiqué. «Depuis 2015, ensemble Alisha Graves, Paige Passano de OASIS et mes collègues de OASIS Niger (actuellement GRADE Africa), nous avons commencé une aventure merveilleuse, celle d’un programme de développement de leadership local. Orienté vers la promotion du leadership local et la valorisation des solutions endogènes à nos problèmes de développement, ce programme, bien que couvrant l’ensemble des pays ouest-africains, fut appelé Programme de Leadership au Sahel (PLS)», rappelle le Directeur du GRADE, M. Nouhou Abdoul Moumouni.

Année après année, les acteurs ont fait évoluer ledit programme : certains domaines y ont été retirés (c’est le cas de l’agriculture), d’autres ont été ajoutés, des pays comme la Mauritanie ont été exclus, d’autres comme le Bénin et la Côte d’Ivoire ont été intégrés, etc. «De 2015 à 2021, chacune des sept (7) éditions du PLS est venue avec son lot d’apprentissages et de rénovation», note le directeur de GRADE Africa. Dr. Nouhou Abdoul Moumouni salue la collaboration, dans le cadre du PLS, avec l’Université Abdou Moumouni (FLSH), l’Université Joseph Ki-Zerbo (ISSP) et l’Université Abomey-Calavi (Chaire UNESCO des Droits Humains). Il rappelle également le soutien de leur bailleurs Anonymes, du CILSS et du réseau Expand Net.

Le rôle joué par les Universités publiques (Université Abdou Moumouni, Université Joseph Ki-Zerbo et Université Abomey Calavi) dans la mise en œuvre de ce programme montre l’importance d’allier la formation universitaire, la production du savoir et la promotion du savoir-être.

Dans son discours d’ouverture de la conférence, le ministre Mamoudou Djibo a souligné l’intérêt du PLS. «Le Programme Leadership pour le Sahel (PLS) a aujourd’hui 7 ans d’existence, 7 ans de formation des professionnels, 7 ans de mentorat, 7 ans de plaidoyer en santé et en éducation et 7 ans de réseautage à travers toute l’Afrique de l’Ouest», a –t-il soutenu. A l’en croire, de 2015 à 2021, le PLS a formé, «mentoré» et accompagné environ 300 professionnels travaillant dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation de la femme. «Ces leaders émergents et professionnels formés sont souvent des responsables au niveau stratégique et parfois des acteurs qui travaillent directement avec les communautés. Ils proviennent des services étatiques, de la société civile ou des professions libérales et sont engagés à influencer les politiques et programmes dans les quatre objectifs du PLS», explique le ministre.

Les objectifs de ce programmes consistent en effet, à améliorer la qualité et l’accès aux services de planification familiale, à augmenter le taux de participation des filles à l’enseignement secondaire, à favoriser l’augmentation de l’âge du mariage chez les filles et à contribuer à la réduction de la mortalité liée à l’avortement, a-t-il précisé.

Les conclusions de cette conférence se doivent d’être d’une importance capitale pour l’avenir de ce programme et donc de son impact au niveau régional. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a, à cet effet, exhorté les participants à mener leurs travaux et réflexions avec rigueur et engagement.

Ismaël Chékaré(Onep)