Coopération bilatérale Niger-Soudan : Les ministres de l’intérieur des deux pays annoncent un renforcement de la coopération policière

Politique
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Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Hamadou Adamou Souley, et son homologue du Soudan, M. Ananhamid Mohamed, ont tenu hier matin à Niamey une séance de travail en présence de leurs proches collaborateurs, ainsi que des différents responsables des forces de sécurité et du consul du Soudan au Niger. Ces échangent portent sur un renforcement de la coopération policière entre les deux pays, notamment sur les aspects de la lutte contre le terrorisme, le trafic d’êtres humains et de drogue et aussi contre le blanchiment d’argent. Au terme de cette séance de travail, la partie soudanaise annonce une augmentation des bourses d’études afin de permettre à plus d’agents des forces de sécurité nigériennes de se former à l’Université de police du RABT, à Khartoum.

Avant la poursuite des

travaux en huit-clos, le ministre nigérien de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Hamadou Adamou Souley, a indiqué que dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux (2) pays, plusieurs officiers des Forces de Défense et de Sécurité du Niger sont formés au Soudan. De même, il a noté l’existence d’un organe d’échange de renseignements entre les services de renseignement extérieur de ces deux (2) Nations. « Nos deux pays ont exprimé leur volonté d’instaurer un organe de coopération policière entre eux. La séance de travail de ce matin va sans nul doute permettre à nos deux délégations de se pencher sur les voies et moyens qui permettront de renforcer davantage cette coopération », a déclaré le ministre Hamadou Adamou Souley.

Le ministre soudanais de l’Intérieur, M. Ananhamid Mohamed, a exprimé sa reconnaissance pour l’accueil et le traitement que le Niger a réservé aux réfugiés soudanais et dont la plupart tentent de traverser l’atlantique. Il a affirmé que la séance de travail de Niamey ne fait que confirmer l’excellence de la coopération policière entre son pays et le Niger dans plusieurs domaines allant de la lutte contre le trafic des personnes à celle contre le terrorisme, en passant par la lutte contre les drogues et le blanchiment d’argent. M. Ananhamid Mohamed a également annoncé des bourses supplémentaires pour permettre à des agents des forces de sécurité intérieure de se former à l’Université du RABT, à Khartoum.

En 2015 à Khartoum,  a rappelé le ministre de l’Intérieur du Niger, les deux (2) pays « avaient convenu de lutter contre les activités négatives liées au blanchiment d’argent, au trafic d’êtres humains et aux stupéfiants, également contre le commerce illégal d’armes légères et lourdes et à la criminalité transfrontalière ». Ils ont aussi exprimé, a-t-il poursuivi, le besoin de sécurité et de paix dans la région de l’Afrique de l’Ouest, notamment le rétablissement de la stabilité au Mali et en Libye et du soutien que les deux pays doivent apporter aux initiatives de paix visant à normaliser la situation dans cette région.

Lors de cette rencontre qui s’est tenue il y’a 7 ans, le Niger et le Soudan avaient unanimement rejeté l’embargo économique unilatéral imposé au Soudan et affiché leur volonté de soutenir conjointement tous les efforts qui visent à l’annuler en raison de « son impact négatif sur les conditions économiques et humanitaires du Soudan ». Le Soudan, pour sa part, s’est engagé à ouvrir une ambassade à Niamey et a souligné la nécessité de reprendre les travaux de la commission ministérielle mixte et de réactiver la coopération dans tous les domaines, en particulier l’économie, le commerce l’immigration et la culture.

Récemment, le 31 mai 2018, le Niger et le Soudan, avec le Tchad, ont signé à N’Djamena un accord de coopération sécuritaire afin de lutter contre le terrorisme et les trafics. Ainsi, une coordination militaire et une autre politique ont été créées par les trois pays sahéliens, avec un Commandement rotatif pour la coordination militaire afin de mieux coopérer sur les échanges de renseignements. Il a aussi été question à l’époque de la signature des accords de coopération par les autorités judiciaires de ces pays « pour faciliter les cas d’extradition quand cela sera nécessaire », a relevé le ministre Hamadou Adamou Souley.

 Souleymane Yahaya(onep)