Déclaration conjointe des missions d’observation électorale de la CEDEAO, de l’UA et l’OIF : Les missions félicitent le peuple nigérien pour le bon déroulement des scrutins et exhortent les parties prenantes à renouer le dialogue politique

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Les missions d’observation électorale de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et de l’Organisation Internationale de la Francophonie ont rendu public, hier à Bravia Hôtel de Niamey, une déclaration préliminaire sur dans le 1er tour de la présidentielle couplé aux élections législatives du 27 décembre 2020. Ces missions sont respectivement dirigées par SE Mohamed Namadi Sambo, M. Ould M’Bareck et Mme Tsegan Yawa

Dans leurs déclaration respectives, les observateurs des trois institutions (CEDEAO, UA et OIF) ont relevé avec satisfaction une prédominance de femmes et de jeunes au niveau des bureaux de vote ; la présence visible des Forces de Sécurité dans 89% des bureaux de vote ; la présence de délégués des partis politiques dans 97% des bureaux de vote. Ils ont aussi relevé que le vote a été effectué dans un environnement pacifique. En outre, ils ont souligné que des dispositions ont été prises dans les bureaux de vote pour faciliter le vote de certaines personnes telles que les handicapés physiques, les personnes âgées, les femmes enceintes, les mères de nourrissons et de jeunes enfants. Les observateurs de la CEDEAO, de l’UA et de l’OIF ont par ailleurs souligné que les agents de bureaux de vote ont exhibé une maitrise nuancée du processus de vote ainsi que la présence des observateurs internationaux et nationaux dans certains bureaux de vote visités.

Les observateurs de la CEDEAO, de l’UA et de l’OIF ont noté que le tri, le dépouillement, le décompte des bulletins de vote, ainsi que la publication des résultats ont été effectués de manière professionnelle, transparente et crédible, et sous la surveillance des représentants des partis et d’observateurs. Ils ont en outre souligné quelques manquements notamment les retards d’ouverture observés au niveau de 64% des bureaux de vote, qui sont généralement dus à l’arrivée tardive de certains agents de bureau de vote et le retard dans l’acheminement du matériel électoral et le non-respect des protocoles COVID-19. Les missions d’observation ont en outre souligné que ces scrutins sont intervenus dans un contexte de méfiance entre les parties prenantes au processus électoral.

Dans l’objectif d’améliorer les processus politiques et électoraux futurs en République du Niger, les missions d’observation électorale de la CEDEAO, de l’UA et de l’OIF ont formulé des recommandations. Elles ont demandé au Gouvernement de réhabiliter le cadre de concertation politique existant afin de créer et d’affermir un climat de confiance à même de garantir la paix et la stabilité au Niger ; de renforcer la sécurité des populations sur l’ensemble du territoire afin de garantir à tous les Nigériens d’exercer leur droit de vote.

A l’endroit de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les observateurs de la CEDEAO, de l’UA et de l’OIF ont recommandé de renforcer les capacités des agents électoraux en vue d’une meilleure maîtrise des procédures de vote ; de poursuivre et renforcer l’éducation civique et électorale des populations ; de continuer à encourager la participation des femmes et des jeunes dans les processus électoraux ; de prévoir deux isoloirs par bureau de vote afin de faciliter et garantir la fluidité du déroulement des opérations de vote ; d’améliorer les conditions d’accessibilité des bureaux de vote pour les personnes à mobilité réduite ; de veiller au strict respect des mesures barrières pour prévenir la propagation de la Covid-19 dans le cadre des opérations électorales.

Les missions d’observation électorale de la CEDEAO, de l’UA et de l’OIF demandent aux partis politiques et aux candidats de faciliter la reprise du dialogue entre les partis de l’opposition avec la CENI afin de restaurer le climat de confiance ; de renforcer l’éducation civique et électorale de leurs militants et sympathisants, y compris la formation de leurs représentants, délégués dans les bureaux de vote et d’encourager et faciliter la participation politique des femmes et des jeunes. Dans le même ordre d’idée, les missions ont demandé à la Société civile de s’engager dans l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes; d’œuvrer au renforcement de la paix et de la cohésion sociale ; d’intensifier la sensibilisation des populations sur le respect des mesures sanitaires contre la Civid-19.

Enfin, les missions d’observation électorale de la CEDEAO, de l’UA et de l’OIF demandent à la communauté internationale de poursuivre ses efforts en vue d’aider les parties prenantes du processus électoral à renouer le dialogue ; d’appuyer les initiatives visant au renforcement de la paix et de la cohésion sociale et d’accompagner le pays pour la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance.

 Aïchatou Hamma Wakasso(onep)