Diner de réseautage de l’Ambassade de la Grande Bretagne : Echanges sur les 16 jours d’activismes

Société
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En prélude aux 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre et pour marquer le soutien du Royaume Uni aux femmes et aux filles du Niger, SE Catherine  Inglehearm, Ambassadeur du Royaume Uni  à Niamey a organisé le 23 novembre une soirée de réseautage à l’Hôtel Radisson Blu de Niamey. Plusieurs ambassadeurs accrédités au Niger, des femmes membres du Gouvernement, des responsables des organisations internationales et plusieurs activistes intervenant dans la lutte contre les violences faites aux femmes ont fait le déplacement.

Du 25 novembre au 10 décembre de chaque année a eu lieu la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Une campagne lancée par l’ONU femmes pour mobiliser la société civile, les activistes et les gouvernements pour aborder les questions des violences et amplifier l’impact de lutte contre des pratiques néfastes. 

Dans son speech à cette occasion, l’ambassadeur du Royaume Uni a expliqué que le but de cette rencontre est d’échanger entre acteurs sur la nécessité d’aborder la question des violences faites aux filles et aux femmes afin de leur assurer protection et sécurité. Pour SE Catherine  Inglehearm, les 16 jours d’activisme, est une belle occasion de parler des différents maux qui minent la vie des femmes et des filles, notamment des questions de violences. Ces sujets liés aux violences faites aux filles et aux femmes ont été longuement discutés lors du sommet de l’Union Africaine tenu tout récemment à Niamey. A cet effet, elle a salué fortement l’engagement du Président de la République à lutter contre ce fléau et surtout à promouvoir l’éducation de la jeune fille. C’est un sommet qui a réuni des grands décideurs et des appels concrets à l’action ont été lancés, des messages forts pour la protection de la jeune fille ont été véhiculés.

Présente à ce diner de réseautage, la Sous Secrétaire Générale de l’ONU et Directrice Exécutive Adjointe de l’UNFPA, Mme Diène Keita a, dans une brève intervention pleine d’émotions, appelé l’ensemble des acteurs à se sentir concernés par cette lutte. «Chaque jour dans le monde des femmes sont violentées, elles subissent plusieurs formes de violence notamment les viols exercés sur les jeunes filles et femmes à l’exemple de M’Mah Sylla décédée suite à des viols répétés suivis de plusieurs interventions chirurgicales dans son pays, la Guinée Conakry», a expliqué Mme Diène Keita. Elle s’est désolée de voir l’ampleur que prennent ces pratiques horribles. C’est pourquoi, elle demande l’engagement de tous pour mettre fin à celles-ci. «Cette question doit être l’affaire de tous, nous devons nous impliquer pleinement», a martelé Mme Diène Keita.

Mme Mariama Moussa, Coordinatrice de l’ONG SOS-Femmes et Enfants victimes des violences familiales (FEVVF) a expliqué qu’au Niger, plusieurs études ont clairement montré qu’il existe des violences au niveau de la sphère familiale, de la sphère privée, sur les lieux de travail, dans les milieux d’apprentissage. Elle a ajouté qu’avec l’appui des partenaires techniques et financiers d’énormes efforts ont été consentis pour combattre ce fléau à travers les actions menées en matière de prévention, de protection et de prise en charge des victimes. Avec les 16 jours d’activisme, les organisations féminines qui s’intéressent à la question envisagent plusieurs initiatives avec comme objectifs d’intensifier la mobilisation des différentes couches sociales pour que les femmes vivent en paix, en harmonie et sans discrimination aucune au Niger.

«Cette année, nous comptons organiser plusieurs activités dont entre autres des visites au niveau des établissements scolaires. Ainsi, l’ONG sillonnera des écoles et instituts de la capitale pour mener des campagnes de sensibilisation pour un changement de comportement, informer les élèves et étudiants sur les différentes voie de recours en cas de violences, pour qu’ils puissent mieux appréhender les mécanismes des violences et leurs actions sur les victimes. Nous comptons également diffuser des messages radiophoniques sur les VBG et bien d’autres activités parallèles», a souligné Mme Mariama Moussa.

La présidente de l’Association des Jeunes filles pour la Santé de la Reproduction (AJFSR), Mme Kadiatou Abdoulaye Idani a précisé que les 16 jours d’activisme, est une campagne mondiale basée sur le genre. C’est la couleur orange qui symbolise la campagne. ‘’Oranger le monde, mettre fin aux pratiques néfastes’’. Au Niger, l’ensemble des célébrations qui vont se dérouler seront en lien étroit avec les sujets abordés au cours du sommet des filles africaines tenu du 6 au 18 novembre dernier. «En tant qu’organisation qui intervient sur ces questions, nous allons nous aligner nos actions dans la droite ligne de la lutte contre ces pratiques néfastes. Déjà nous disposons de feuilles de routes, de plans d’actions dans ce sens. Nous allons juste essayer de renforcer ces programmes en allant vers les populations surtout les jeunes filles pour non seulement échanger avec eux mais aussi les informer et les sensibiliser sur ces questions afin d’impacter cette couche vulnérable. Les partenaires techniques et financiers nous accompagnent pour ces genres d’initiatives», a-t-elle relevé.

 Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)