Discours du Président de la République, Chef de l’État, Champion de la Zone Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) à l’occasion du Webinaire de Haut niveau : Post Covid-19 – Relation d’Affaires Afrique-Canada

Discours
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«Je constate avec plaisir qu’un nouveau partenariat est en train de s’établir entre le Canada et l’Afrique (…) Un partenariat gagnant-gagnant est à notre portée» déclare SEM Issoufou Mahamadou

Excellence Monsieur Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada ;

Monsieur le Président du Conseil Canadien pour l’Afrique ;

Monsieur le Président du Groupe Aetrade ;

Monsieur le Secrétaire Général de la ZLECAf ;

Monsieur le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’Union Africaine,

Mesdames et messieurs les Panelistes,

Distingués invités,

Mesdames et messieurs

Permettez-moi de saluer tous les participants à ce Webinaire organisé par le Groupe Ae Trade et le Conseil Canadien pour l’Afrique sur le thème «vers un marché intégré en Afrique-une opportunité pour les entreprises canadiennes dans le cadre de la reprise économique post COVID-19».

Cette rencontre virtuelle se tient dans un contexte africain doublement favorable car tous les pays Africains élaborent leurs plans de relance Post Covid 19 d’une part et d’autre part le commerce intra-africain s’apprête à bénéficier des immenses avantages induits par le démarrage en Janvier 2021 des transactions commerciales dans le cadre de la zone de Libre-échange continentale Africaine(ZLECAf).

Il s’agit de la première rencontre sur la relance Post Covid 19 organisée entre les hommes d’Affaires Africains et leurs homologues d’un autre continent. Tous doivent pouvoir tirer le meilleur parti des opportunités qu’offrent la relance post covid et la ZLECAf.

Mesdames, Messieurs

L’impact de la COVID 19 sur la santé et l’activité économique des citoyens du continent Africain a été dramatique. Sur le plan économique le continent est en récession avec un taux de croissance économique négatif de 2,1 à 5,1% selon la Banque Mondiale. La Covid 19 a aussi eu un effet négatif par rapport à la mise en œuvre des plans, programmes et projets de l’Agenda 2063 de l’Union  Africaine.

Ces plans, programmes et projets, de nature à transformer l’économie africaine, concernent tous les secteurs et forment un tout cohérent dans la perspective de renforcer l’intégration régionale et atteindre les objectifs de l’agenda 2063. Je citerai, pour rappel, les plans et programmes suivants :

-la zone de libre-échange continentale Africaine(ZLECAf)

– le Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA),

-le programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA),

-le programme détaillé de développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA) ;

-la vision Minière Africaine (VMA) ;

-le plan d’action pour l’intensification du commerce intra-africain (BIAT).

Tous ces plans, programmes et projets sont autant d’opportunités d’investir pour les entreprises canadiennes. Nous fondons beaucoup d’espoir dans la découverte prochaine d’un ou plusieurs vaccins afin d’accélérer la mise en œuvre de ces plans, programmes et projets.

Pour les financer l’Afrique a besoin de ressources financières. Ces ressources proviendront des efforts internes de mobilisation de ressources fiscales et de l’épargne ainsi que des appuis des institutions financières internationales bilatérales et multilatérales et des investissements directs étrangers. Au total le continent Africain a besoin de 600 milliards d’investissement par an d’ici 2030.

Pour l’année 2020 les pays Africains bénéficient d’un moratoire sur la dette afin de continuer à fournir des services de santé de base tout en travaillant à l’élaboration des plans de relance de leurs économies. Manifestement, un simple moratoire sur la dette est loin d’être suffisant. L’Afrique ne pourra réaliser ses ambitions légitimes que dans le cadre d’une nouvelle gouvernance politique et économique mondiale. Le choc provoqué par la Covid 19 est-il suffisant pour pousser la communauté internationale à mettre en place un nouveau paradigme ? Je crois que oui.

Mesdames Messieurs,

Les bons résultats obtenus par l’Afrique dans la gestion solidaire de la Covid 19 montrent bien que l’unité fait la force. C’est un argument supplémentaire pour accélérer la mise en œuvre de la  Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf). La première phase de ce projet porte sur la libéralisation du commerce des marchandises et des services et sur le règlement des différends. Cette première phase a été officiellement lancée le 7 juillet 2019 à Niamey. L’installation officielle du Secrétariat de la ZLECAf a eu lieu à Accra en Septembre 2020. Les transactions commerciales dans le cadre de la ZLECAf débuteront en Janvier 2021.

La deuxième phase de la ZLECAf concerne les investissements, la concurrence et la propriété intellectuelle. Elle est en cours de négociation. Avec la ZLECAf notamment l’accord sur les investissements, les petites, moyennes et grandes entreprises canadiennes pourront investir dans les pays qui ont ratifié l’Accord de la ZLECAf. À terme, cela inclura les 55 pays d’Afrique ayant une population de plus de 1,2 milliard de personnes et un PIB combiné de 3500 milliards de dollars.

Je voudrais souligner que toutes les études montrent que la ZLECAf offrira d’importants gains économiques. Ainsi, le Fonds Monétaire International (FMI) estime que les pays africains pourraient enregistrer 5points de PIB en plus grâce à la réduction des barrières commerciales et des gains de bien-être pouvant atteindre 2,1%. Le commerce intra-régional africain augmenterait de 80%.

Mesdames, Messieurs,

L’Afrique est sur le point d’offrir aux investisseurs un marché unique. Elle aspire à une nouvelle vision de ses relations commerciales et d’investissement avec ses partenaires extérieurs. Je constate avec plaisir qu’un nouveau partenariat est en train de s’établir entre le Canada et l’Afrique.

Je relève que les petites et moyennes entreprises qui en représentent 55% sont le moteur de l’économie canadienne. Elles sont vitales pour assurer la prospérité commerciale du Canada et créer les conditions d’un accès véritable et promoteur à la Zone de Libre Échange Continentale Africaine.

Les entreprises canadiennes sont bien placées pour importer des produits fabriqués en Afrique pour le marché canadien et mondial et pour fournir les équipements et technologies dont l’Afrique a besoin. Un partenariat gagnant-gagnant est à notre portée.

Le marché en ligne de la ZLECAf «Go Live plus Sokokuu» du Groupe AeTrade est une excellente opportunité pour nous tous. Cette initiative incarne un esprit d’entreprise dynamique en Afrique – principalement pour les femmes et les jeunes. Pour assurer son succès, les femmes et les jeunes d’Afrique ont besoin de compétences, d’un transfert de technologie et d’une infrastructure matérielle et immatérielle.

L’approche inclusive du Groupe AeTrade dans les affaires fait de lui, un partenaire idéal pour les gouvernements africains et les entreprises canadiennes en travaillant à la création d’un écosystème de qualité permettant aux PME de prospérer dans l’environnement de la COVID et post-COVID.

 

Mesdames, Messieurs,

Les Gouvernements Africains font de gros efforts pour améliorer le climat des affaires. Ces efforts doivent se poursuivre et s’amplifier à l’avenir. En Septembre 2021 se tiendra, à Kigali au Rwanda, la deuxième foire commerciale intra-africaine co-organisée par l’Union Africaine, la Banque Africaine d’import-export et le Gouvernement du Rwanda. En espérant qu’à ce moment la mobilité sera plus facile pour nous tous j’exprime le souhait d’une participation massive des investisseurs et des sociétés de capital-risque du Canada à cet important évènement continental.

J’encourage le Gouvernement Canadien à aider et à soutenir les entreprises Canadiennes pour faire du commerce avec l’Afrique dans le cadre des efforts de reprise. Dans cet élan, je crois qu’une redéfinition de notre relation en matière d’Aide au commerce devrait aller de l’avant, sachant que l’Afrique a encore besoin d’une attention toute particulière dans un certain nombre de domaines afin d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

Je voudrais, pour conclure mon propos, réaffirmer que les gouvernements Africains sont impatients de travailler avec le gouvernement et le secteur privé Canadiens et en leur nom je vous invite à saisir les opportunités offertes par la ZLECAf.

 

Vive le partenariat Afrique-Canada

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

ONEP