Dr Mella Mamane, Directeur général de l’INRAN : « Les activités de recherche de l’INRAN couvrent l’ensemble des domaines en lien avec la sécurité alimentaire et nutritionnelle durable »

Invite de sahel dimanche
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Monsieur le Directeur est-ce que vous pouvez rappeler à nos lecteurs les missions assignées à l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger ?

D’abord avant de répondre à votre question, je voudrais rappeler qu’après les sécheresses des débuts des années 70, l’Etat du Niger a décidé de la création en 1975, de l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN) pour pallier les crises alimentaires récurrentes qui sévissaient à l’époque. Cette institution venait ainsi remplacer l’institut français de recherche en agronomie tropicale (IRAT). L’institut est passé d’Etablissement Public à caractère Administratif (EPA) en Etablissement Public à caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) par l’ordonnance N°2010-12 du 1er avril 2010, modifiée et complétée par la loi N°2016-23 du 16 juin 2016 pour permettre l’accomplissement de sa mission de recherche agronomique dans les conditions de rendement optimales.

Ainsi, les missions consacrées par l’Ordonnance N°2010-12 du 14 avril 2010 portant création d’un Etablissement Public à caractère Scientifique, Culturel et Technique dénommé « Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN) » sont entre autres de contribuer  à la définition et à la mise en œuvre de la politique de recherche au service du développement rural ; d’élaborer et mettre en œuvre des programmes de recherche agronomique ; d’apporter un appui scientifique et technique au développement rural ; de contribuer à la formation et à l’information scientifique et technique des acteurs de la recherche et du développement rural ; d’assurer le progrès de la connaissance, de la formation scientifique, culturelle et technique dans le secteur rural ; de procéder à la mise au point des technologies appropriées pour l’accroissement et l’amélioration de la productivité du secteur rural ; de contribuer à la diffusion des résultats expérimentaux de recherche auprès des services et organismes intéressés ; de fournir des prestations de services dans les domaines de sa compétence ; et d’assurer la coordination du système national de la recherche agronomique au Niger.

Depuis la création de l’INRAN, quelles sont les recherches agronomiques que l’institut a pu mener avec succès dans le domaine agricole ?

Les activités de recherche de l’INRAN couvrent l’ensemble des domaines en lien avec  la sécurité alimentaire et nutritionnelle durable. Elles sont menées sur toute l’étendue du territoire national par les chercheurs et ingénieurs de recherche qui sont dans les cinq (5) Centres Régionaux de Recherche Agronomique (CERRA). Ces recherches portent notamment sur la sélection variétale, les productions animales et l’agro-pastoralisme, la protection des cultures, l’irrigation, la gestion des ressources naturelles et agronomie, l’économie, la sociologie rurale et le transfert des technologies, et aussi sur la transformation et la valorisation des productions agro-sylvo-pastorales. Et, dans tous ces domaines de recherche, l’INRAN a des résultats très intéressants et ce depuis sa création. L’Etat et ses partenaires y ont fortement contribué. Le temps ne suffira pas pour vous parler de façon exhaustive des résultats obtenus par l’Institut depuis sa création. Toutefois, je me limiterai uniquement à ceux obtenus en  2020 : au niveau de la sélection variétale, nous avons homologué 4 nouvelles variétés de riz qui portent d’ailleurs le nom d’un village du Niger à savoir Sébéri. Ces variétés de riz ont un cycle végétatif situé entre 100 et 125 jours et des rendements qui se situent entre 6,5 et 7,5 tonnes par hectare. Sur l’arachide qui est une culture de rente, nous venons de sortir de quatre (4) fiches techniques de nouvelles variétés d’arachide candidates à l’homologation dans les prochaines semaines et qui doivent servir à la vulgarisation. Elles ont un cycle cultural qui varie entre 85 et 90 jours et des rendements qui vont de 2 à 3 tonnes par hectare. Sur le niébé, une autre culture de rente au Niger, nous avons dans le circuit d’homologation une dizaine de nouvelles variétés avec des rendements qui se situent entre 0,7 et 1,2 tonnes par hectare. Sur le maïs, nous avons des résultats très intéressants avec des nouvelles variétés hybrides comme « NAGODE » avec des cycles culturaux très intéressants, moins de 100 jours et des rendements de 2000 kg/ha, 3500 kg/ha, 4500 kg/ha voire 8000 kg/ha. Sur le sorgho des variétés très intéressantes ont été créées par l’INRAN dont deux (2) déjà homologuées et inscrites au catalogue national des espèces et variétés végétales et actuellement nos recherches portent sur des variétés précoces, productives et résistantes au Striga. Nous pensons pouvoir les sortir très bientôt. Idem pour le mil où les recherches sur les hybrides sont très promoteuses et doivent nous amener à sélectionner des hybrides de mil productifs et aussi résistants au mildiou. Au niveau des productions animales, nous avons des résultats très intéressants sur l’évaluation du potentiel fourrager au Niger. C’est avec nos recherches que pour la première fois nous avons la classification phylogénique des plantes des parcours de Zinder ; nous avons procédé à la classification phylogénétique de la flore des parcours de la région, les différentes unités taxonomiques de la flore, accompagnées des formes biologiques des espèces et de leur distribution phytogéographique. Nous avons également procédé à l’étude sur le potentiel germinatif des graines de certaines espèces fourragères comme le Cenchrusbiflorus, de l’Andropogon gayanus exemple. Nous avons des résultats très intéressants sur la production d’une variété de sorgho sauvage pour la production fourragère.

Concernant la nutrition animale, nous avons des résultats très intéressants avec certains aliments concentrés en embouche bovine et ovine et aussi pour la production du lait. Même chose en aviculture. Nous sommes aujourd’hui arrivés à caractériser les poulets et pintades du Niger avec des résultats qui peuvent aider à mieux valoriser les potentiels des différentes races. En santé animale, nous avons mené une étude ethno-vétérinaire des plantes médicinales utilisées dans le traitement des parasites internes et externes des petits ruminants domestiques dans les régions de Maradi et Zinder. C’est une avancée pour la science. Nous avons mis en œuvre un projet qui nous a permis de développer et tester un outil participatif holistique de suivi et d’évaluation de la dégradation des pâturages et des espaces pastoraux, d’analyser les pratiques de gestion durable des terres pour une identification des bonnes pratiques applicables aux pâturages et aux espaces pastoraux.

Dans le domaine de la protection des cultures, nous avons contribué à élargir la gamme des produits phytosanitaires utilisés au Niger notamment en travaillant sur de nouvelles formulations d’herbicides et de fongicides.

Une étude très intéressante a montré des taux d’aflatoxine sur certains produits attirant donc notre attention sur le danger de leurs consommations.

Nous avons participé à une enquête sur la prévalence et l’incidence des maladies foliaires et paniculaires du sorgho en milieu paysan au Niger. Cette étude est significative car pour la première fois, elle fournit, aux chercheurs, partenaires financiers et agences gouvernementales du Niger, un guide sur l’occurrence, la distribution, prévalence et « points chauds » des maladies du sorgho.  Nous avons mené une étude sur l’effet combiné de lâcher de parasitoïde larvaire H. hebetor et d’un parasitoïde des œufs, Trichogrammatoideaarmigera dont l’objectif est d’améliorer la méthode de lutte biologique contre la MEM par les lâchers combinés des parasitoïdes ophages et larvaires.

Nous avons des résultats très intéressants d’une enquête sur l’utilisation des pesticides de synthèse auprès des utilisateurs de pesticides dans les villages des régions de Tillabéri, Dosso et Maradi. Dans le domaine de l’irrigation, de la gestion des ressources naturelles et l’agronomie les travaux sur les bassins de collectes des eaux de ruissellement pour une irrigation de complément en saison des pluies et aussi sur le système de riziculture intensive ; ce qui a  donné de très bons résultats. Nous sommes aujourd’hui dans une perspective de mise à l’échelle sur plusieurs zones de ces technologies. Nous avons également travaillé sur les engrais et de nouvelles recommandations sur les doses et les modes d’applications ont été proposés pour plusieurs espèces végétales. En Economie, sociologie rurale et transfert de technologie, des études ayant porté sur la rentabilité de différentes formules d’alimentation font des propositions très intéressantes selon l’espèce animale concernée.

Il y a quelques années, l’introduction des OGM dans notre agriculture a suscité des remous au sein de la société civile. Est-ce que cette question des OGM a connu une évolution significative au Niger ?

Par définition, l’Organisme Génétiquement Modifié (OGM) est toute entité biologique ou organisme dont le matériel génétique a été modifié par le recours à la biotechnologie moderne. Il y a aussi l’Organisme vivant modifié (OVM) qui est tout OGM sous sa forme vivante et capable de se reproduire et de se propager naturellement dans l’environnement. Les OGM ont donc des avantages et des inconvénients.

 Le 17 octobre 2019 la loi fixant les principes fondamentaux de prévention des risques biotechnologiques en République du Niger a été adoptée. Cette loi a pour objet d’assurer la biosécurité et l’éthique dans la recherche et le développement en matière de biotechnologie moderne, de la procédure du mouvement transfrontalier et de la communication des organismes vivants modifiés (OVM) et/ou de leurs produits dérivés. Elle permettra également de pourvoir un mécanisme pour l’évaluation, la gestion, la communication et le contrôle des risques inhérents à la mise au point, l’utilisation et le mouvement transfrontalier des organismes vivants modifiés ou d’autres produits issus des biotechnologies modernes. Cette loi répond à la convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) adoptée en juin 1992 au Brésil. Il reste l’adoption rapide des textes d’application et assurer le renforcement des capacités des différents services chargés de leur application. Le processus est en cours.

Monsieur le Directeur général, comment se fait la vulgarisation des recherches au niveau de l’INRAN ?

La transmission des technologies mises au point par l’INRAN se fait par l’intermédiaire de La Cellule de Liaison Recherche-Vulgarisation (CLRV). Cette cellule a été mise en place depuis les années 90. L’objectif visé lors de sa création était d’amorcer un DIALOGUE et une COLLABORATION EFFICACES entre la recherche et les structures de développement utilisatrices des résultats de la recherche.  En effet, il faut noter que les fonctions de la recherche et de la vulgarisation sont complémentaires et interdépendantes. D’une part la recherche a besoin d’adopter ses résultats à la diversité des conditions socio-économiques et agro-écologiques de production. D’autre part, elle doit s’appuyer sur le retour (Feed-back) des informations sur les productions en provenance des vulgarisateurs qui sont en contact permanent avec les producteurs.  Et, l’efficacité de la vulgarisation dépend largement des messages techniques élaborés par la recherche. Il incombe alors à la vulgarisation de formuler ces informations techniques dans un langage compréhensible par les producteurs et de déterminer les moyens et les mécanismes de leur transmission.  La collaboration entre la recherche et la vulgarisation est donc une nécessité absolue et passe inévitablement par la mise en œuvre d’une stratégie commune d’intervention dans la génération et la diffusion des progrès techniques. Cela implique nécessairement une parfaite coordination de leurs activités qui, si elles se veulent durables, doivent se réaliser dans un cadre institutionnalisé.

Nous avons connu une certaine léthargie dans le fonctionnement de cette liaison malgré les nombreux résultats de recherche disponibles à notre niveau. Certes les technologies vont en direction du monde rural mais pas comme nous l’aurions souhaité. C’est pourquoi nous sommes en train de réactiver la CLRV et la rendre plus opérationnelle afin que ce rôle de transfert soit plus effectif.

Depuis quelque temps, la recherche agronomique semble avoir du plomb dans l’aile à l’INRAN. Quelles sont  les difficultés auxquelles votre institut fait face actuellement ?

Vous avez parfaitement raison. C’est une évidence, et depuis un certain temps, la recherche agronomique n’a pas les moyens de sa politique. L’institut fait face à d’énormes difficultés parmi lesquelles une insuffisance notoire de la subvention d’équilibre, la lenteur et la faiblesse du taux de sa  libération ; une insuffisance de disponibilités financières (recettes propres) à l’institut pour le bon fonctionnement des activités de la recherche agronomique ; une diminution drastique des ressources financières émanant des projets dits « collaboratifs » qui ne sont autres que des ressources provenant des conventions avec les partenaires de l’institut. Ces fonds extérieurs ne contribuent pas toujours aux dépenses de souveraineté  de la recherche agronomique ; l’occupation des domaines affectés à la recherche, ce qui pose le problème de la sécurisation du patrimoine foncier, etc. 

Comment faire pour sortir l’INRAN de ses difficultés et lui permettre de jouer pleinement son rôle de moteur de croissance pour le monde rural ?

Au même titre que la sécurité d’un pays, sa sécurité alimentaire doit être aussi une priorité des autorités politiques. C’est cela l’agenda du Président de la République, et de toutes les autorités de la 7ème République. Autant on dégage les ressources nécessaires pour assurer la première, autant il devrait en être de même pour la seconde. Si tant est que la sécurité alimentaire est tributaire de la recherche agricole, des enseignements en agriculture et de la vulgarisation agricole, alors les ressources mises à la disposition de l’INRAN, qui est la principale institution en charge de la recherche agricole au plan national, doivent être suffisantes pour qu’il puisse assurer correctement les missions qui lui sont assignées. Le gouvernement est unanime là-dessus : il faut soutenir l’INRAN.

Il est attendu de l’Etat d’augmenter significativement la subvention d’équilibre afin d’assurer au moins les charges du personnel et un minimum de fonctionnement et d’investissement ; d’appuyer l’INRAN afin qu’il puisse augmenter ses prestations de service. A l’instar de l’arrêté N°29/MAG/DGA du 29 février 2016 donnant mandat au laboratoire des sols de l’INRAN, signé par le Ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, un arrêté similaire pourrait être pris donnant mandat à l’INRAN sur toutes les études pédologiques préalables aux aménagements hydro-agricoles entrepris par l’Etat. A cet effet, une convention de collaboration pourra être signée entre l’INRAN et la Direction générale du génie rural comme c’est le cas actuellement entre l’INRAN et la CAIMA. En outre, il faut confier des études ou autres prestations de services à l’INRAN au regard des compétences humaines (experts qualifiés) que regorgent cet institut. Il faut aussi recruter du personnel car le personnel de l’institut est vieillissant. L’INRAN, pour sa part se devra d’augmenter substantiellement ses recettes propres à travers la mobilisation effective des frais de gestion des projets collaboratifs, l’élaboration des méga projets,  la participation aux études, les analyses d’engrais, etc. Si l’Etat arrive à concrétiser davantage son investissement, si à l’interne on se dresse debout, et en convainquant les partenaires par un bon programme de recherches, grâce à des projets collaboratifs, on peut venir à bout de nos problèmes et booster la sécurité alimentaire au Niger.

des informations sur les productions en provenance des vulgarisateurs qui sont en contact permanent avec les producteurs.  Et, l’efficacité de la vulgarisation dépend largement des messages techniques élaborés par la recherche. Il incombe alors à la vulgarisation de formuler ces informations techniques dans un langage compréhensible par les producteurs et de déterminer les moyens et les mécanismes de leur transmission.  La collaboration entre la recherche et la vulgarisation est donc une nécessité absolue et passe inévitablement par la mise en œuvre d’une stratégie commune d’intervention dans la génération et la diffusion des progrès techniques. Cela implique nécessairement une parfaite coordination de leurs activités qui, si elles se veulent durables, doivent se réaliser dans un cadre institutionnalisé.

Nous avons connu une certaine léthargie dans le fonctionnement de cette liaison malgré les nombreux résultats de recherche disponibles à notre niveau. Certes les technologies vont en direction du monde rural mais pas comme nous l’aurions souhaité. C’est pourquoi nous sommes en train de réactiver la CLRV et la rendre plus opérationnelle afin que ce rôle de transfert soit plus effectif.

Depuis quelque temps, la recherche agronomique semble avoir du plomb dans l’aile à l’INRAN. Quelles sont  les difficultés auxquelles votre institut fait face actuellement ?

Vous avez parfaitement raison. C’est une évidence, et depuis un certain temps, la recherche agronomique n’a pas les moyens de sa politique. L’institut fait face à d’énormes difficultés parmi lesquelles une insuffisance notoire de la subvention d’équilibre, la lenteur et la faiblesse du taux de sa  libération ; une insuffisance de disponibilités financières (recettes propres) à l’institut pour le bon fonctionnement des activités de la recherche agronomique ; une diminution drastique des ressources financières émanant des projets dits « collaboratifs » qui ne sont autres que des ressources provenant des conventions avec les partenaires de l’institut. Ces fonds extérieurs ne contribuent pas toujours aux dépenses de souveraineté  de la recherche agronomique ; l’occupation des domaines affectés à la recherche, ce qui pose le problème de la sécurisation du patrimoine foncier, etc. 

Comment faire pour sortir l’INRAN de ses difficultés et lui permettre de jouer pleinement son rôle de moteur de croissance pour le monde rural ?

Au même titre que la sécurité d’un pays, sa sécurité alimentaire doit être aussi une priorité des autorités politiques. C’est cela l’agenda du Président de la République, et de toutes les autorités de la 7ème République. Autant on dégage les ressources nécessaires pour assurer la première, autant il devrait en être de même pour la seconde. Si tant est que la sécurité alimentaire est tributaire de la recherche agricole, des enseignements en agriculture et de la vulgarisation agricole, alors les ressources mises à la disposition de l’INRAN, qui est la principale institution en charge de la recherche agricole au plan national, doivent être suffisantes pour qu’il puisse assurer correctement les missions qui lui sont assignées. Le gouvernement est unanime là-dessus : il faut soutenir l’INRAN.

Il est attendu de l’Etat d’augmenter significativement la subvention d’équilibre afin d’assurer au moins les charges du personnel et un minimum de fonctionnement et d’investissement ; d’appuyer l’INRAN afin qu’il puisse augmenter ses prestations de service. A l’instar de l’arrêté N°29/MAG/DGA du 29 février 2016 donnant mandat au laboratoire des sols de l’INRAN, signé par le Ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, un arrêté similaire pourrait être pris donnant mandat à l’INRAN sur toutes les études pédologiques préalables aux aménagements hydro-agricoles entrepris par l’Etat. A cet effet, une convention de collaboration pourra être signée entre l’INRAN et la Direction générale du génie rural comme c’est le cas actuellement entre l’INRAN et la CAIMA. En outre, il faut confier des études ou autres prestations de services à l’INRAN au regard des compétences humaines (experts qualifiés) que regorgent cet institut. Il faut aussi recruter du personnel car le personnel de l’institut est vieillissant. L’INRAN, pour sa part se devra d’augmenter substantiellement ses recettes propres à travers la mobilisation effective des frais de gestion des projets collaboratifs, l’élaboration des méga projets,  la participation aux études, les analyses d’engrais, etc. Si l’Etat arrive à concrétiser davantage son investissement, si à l’interne on se dresse debout, et en convainquant les partenaires par un bon programme de recherches, grâce à des projets collaboratifs, on peut venir à bout de nos problèmes et booster la sécurité alimentaire au Niger.

Réalisée par Oumarou Moussa(onep)