Dr. Souley Kimba médecin de Sport : En cardiologie, l’activité physique est un traitement adjuvant en plus du traitement médicamenteux

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Les maladies cardiovasculaires sont des maladies du cœur et des vaisseaux regroupant essentiellement les atteintes cardiaques, mais également  vasculaires.

En effet, les maladies cardiovasculaires constituent de nos jours un problème de santé publique. Parmi les maladies cardiovasculaires les plus fréquentes il y a l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux, les infarctus du myocarde, les insuffisances cardiaques, les maladies veineuses,  thromboemboliques,  et les artériopathies des membres inférieurs. La prise en charge de ces pathologies est  pluridisciplinaire. Il s’agit de la prise en charge médicamenteuse, et non médicamenteuse. La prise en charge non médicamenteuse  concerne les règles hygieno diététiques, et une activité physique adaptée.

Il est important de mentionner que l’activité physique rentre  dans le cadre de la prise en charge des maladies cardiovasculaires. En cardiologie, l’activité physique est un traitement adjuvant en plus du traitement médicamenteux. Il est indiqué à cet effet chez les patients porteurs d’une hypertension artérielle, d’une insuffisance cardiaque,  d’un infarctus du myocarde, d’une maladie veineuse thronbo-embolique ou d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Tous ces patients doivent bénéficier d’un programme d’activités physiques.

Par ailleurs, il a parlé de la sédentarité qui est un handicap majeur pour l’organisme humain. Selon l’OMS, est sédentaire tout celui ne faisant pas 30 minutes de marche par jour. La sédentarité favorise entre autres le développement de l’hypertension artérielle, du diabète, l’hyper cholestérolémie qui sont des facteurs des risques cardiovasculaires importants. Actuellement, les accidents vasculaires cérébraux et l’infarctus du myocarde sont essentiellement des maladies dues au développement de l’athérome.

L’athérome est favorisé par les facteurs des risques cardiovasculaires que sont les diabètes, HTA, le tabagisme, la sédentarité, l’hyper cholestérolémie.

Le risque majeur et la survenue d’un infarctus du myocarde fatal, d’un AVC ou d’une mort subite.

La réadaptation cardiovasculaire est un atout pour les patients atteints  d’insuffisance cardiaque,  d’infarctus du myocarde, d’artériopathie Oblitérante des membres inférieurs (d’AOMI).

Elle permet d’améliorer la qualité de vie des patients, d’assurer leur autonomie et de favoriser l’observance des traitements médicamenteux 

La réadaptation cardiovasculaire se compose de trois phases à savoir une phase hospitalière assurée par l’équipe médicale où le patient est rapidement mis au fauteuil, puis levée précoce et déambulation ; la phase  pré hospitalière ou phase 2 qui est la phase la plus importante se déroulant en unité de réadaptation. L’importance de cette phase consiste à adapter le cœur à l’effort. Une prise en charge psychologique et une éducation thérapeutique optimale. Quant à la troisième ou la phase d’entretien, elle se fait avec le médicin traitant. Elle a pour but la consolidation des acquis de la phase 1 et de la phase 2.

 Les bienfaits de l’activité physique sur la santé en général

Précisons que l’activité physique contribue à la santé du cœur, du corps et de l’esprit. Elle  contribue à la prévention  et à la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles dont les maladies cardiovasculaires, la dépression, l’anxiété, les maladies respiratoires chroniques, et certains cancers dont le cancer digestif. L’activité physique  améliore aussi les capacités de réflexion, d’apprentissage et du jugement d’où son intérêt chez les plus jeunes. Elle garantit une croissance et un développement sain chez les jeunes.

Malgré les bienfaits de l’activité physique, Il a été relevé qu’au niveau mondial un quart des adultes ne pratique pas une activité physique aux normes recommandées.  Selon l’OMS, 5 millions de décès sont évitables par an grâce à une bonne pratique de l’activité physique. Ainsi les adultes ayant une activité physique insuffisante ont un risque de décès de 20 à 30% par rapport à ceux qui pratiquent une activité physique répondant aux normes de l’OMS.

 Volume d’activités physiques recommandées

S’agissant du volume d’activités à exercer, il est recommandé chez les  enfants de moins de cinq(5) ans d’intensifier plus les jeux au sol,  tandis que pour ceux  de 1 à 2 ans, il leur faut un  minimum de 180 minutes d’activités avec 60 minutes d’activités d’intensités modérées à soutenue par jour. Pour ce qui est des enfants de 5 à 17 ans, il est recommandé 60 minutes  d’intensité modérée à soutenue par jour en raison de  trois fois par semaine. Chez l’adulte  il faut 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée.

Par Laouali Souleymane(onep)