Editorial : Le Conseil de Sécurité sous pavillon nigérien

Edito
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Comme vous le savez, le Niger a été élu par l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), au titre de la zone Afrique, comme membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour une période de deux ans, à l’issue de la 88ème session de cette AG. Auparavant, fau-t-il le rappeler, notre pays avait déjà siégé à ce poste du 1er janvier 1980 au 31 Décembre 1981. Le Conseil de Sécurité, faut-il le préciser, est l’organe le plus important de l’ONU et a pour mission la paix mondiale et la sécurité collective. Le Conseil de Sécurité comprend cinq membres permanents (USA, Russie, Chine, France et le Royaume Uni) et dix membres non permanents élus pour une période de deux ans par l’AG de l’ONU, en tenant compte d’une représentation équitable par zones géographiques.

L’élection du Niger au sein du Conseil de sécurité est une reconnaissance de la capacité de leadership et de médiation menés sous la présidence de SE Issoufou Mahamadou depuis 2011. En effet, dans son programme de la renaissance du Niger, la question de la diplomatie occupe un rang très important, car elle constitue, sans doute, la vitrine du rayonnement international de notre pays. Impliqué sur toutes les grandes questions d’enjeux planétaires, que ce soit dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, du réchauffement climatique, ou de la gouvernance mondiale, le Président Issoufou Mahamadou aura été, ces neuf dernières années, un ambassadeur itinérant, un citoyen du monde toujours à la recherche de solutions aux problèmes contemporains. Son leadership, à la fois régional, continental et international vaut sans doute au Niger cette consécration symbolique, car le Niger aura l’insigne honneur de présider, cerise sur le gâteau, le Conseil de Sécurité pour une période d’un mois ! Comme on le voit donc, un pays peut être l’un des moins avancés au monde, mais avoir des dirigeants avec une grande aura internationale. Tel est aujourd’hui le cas du Niger dont la voix, tel un stentor, porte aussi haut dans le concert des nations !

Comme déjà annoncé, le Niger, qui ne compte point faire de la figuration au sein de cet organe important, saura saisir cette belle occasion pour mettre sur la table les grands dossiers du continent africain, notamment la sécurité et la lutte contre le terrorisme, la question environnementale, sans oublier la problématique liée au développement dans nos pays. C’est là assurément un cadre propice aux débats pour prendre en compte les avis et autres propositions des pays émergents. A un moment où le Sahel fait face aux menaces terroristes, aux défis environnementaux et démographiques, cette élection du Niger ne sera point de tout repos pour les autorités nigériennes. D’autre part, cette lourde responsabilité intervient dans une année électorale qui verra, pour la première fois dans l’histoire politique du Niger, une alternance pacifique à la tête du pays en Afrique de l’Ouest, une région en proie au virus du troisième mandat.

On peut espérer que les nouvelles autorités politiques, qui seront issues de ces élections générales à venir, sauront maintenir cette dynamique, cette flamme internationale dont la présidence de SE. Issoufou Mahamadou aura été le flambeau étincelant dans le firmament. La renaissance du Niger aura été une réalité tangible jusque dans la diplomatie. En fait, on le comprend mieux maintenant, la renaissance du Niger est un concept global, multidimensionnel et multiforme. Chapeau mon beau pays et à ses dirigeants !

 

 

Zakari Alzouma Coulibaly