Eradiquer le phénomène du vol à l’arraché

L'air du temps
Spread the love

Sharing is caring!

 

Le buzz de la semaine, c’est inéluctablement ces images choc qui montrent deux jeunes gens à moto agressant à coups de couteau, en plein jour et en pleine ville de Niamey, une paisible dame sans défense. Sur ces images captées fortuitement par les caméras d’un immeuble à la devanture duquel se déroulaient les faits, on mesure toute la cruauté de ce jeune homme qui bondissait sur la victime en brandissant un long couteau de charcuterie avec lequel il tenta à plusieurs reprises de poignarder la pauvre dame.

Réagissant de façon instinctive, elle eût la baraka de pouvoir esquiver un coup décisif, avant que le bandit n’arrive à lui arracher son sac à main, puis de prendre la poudre d’escampette, avec à ses trousses, la victime qui semblait n’avoir plus rien à perdre. Ces images, qui montrent toute la barbarie qui entoure les actes d’agression portant sur le vol à l’arraché, ont tout naturellement ému toute l’opinion nationale.

Pourtant, dans cette même rubrique, dès au mois de mai 2020, nous attirions l’attention des uns et des autres sur l’ampleur que prenait le phénomène du vol à l’arraché à Niamey. Et, bien avant, aux mois de mars et de septembre 2019, toujours dans ‘’L’air du temps’’, nous lancions un vibrant cri d’alarme sur les agissements dangereux de ces jeunes gens armés de couteau ou de coupe-coupe qui excellent dans l’art d’agresser les paisibles citoyens en leur arrachant violemment leurs biens (sac, porte-monnaie, bijoux, téléphone portable, tablette, etc.).

Aujourd’hui, ces images de l’agression perpétrée au quartier Koubia viennent nous révéler au grand jour la cruelle réalité que nous redoutons : celle de savoir que le fléau du banditisme gagne du terrain au sein de notre jeunesse qui semble avoir succombé à la tentation du gain facile.  Ces images ont tout pour nous faire frémir de peur. En effet, elles attestent non seulement du fait que les auteurs de ces actes de banditisme sont de plus en plus audacieux, mais surtout qu’ils peuvent ‘’frapper’’ à tout moment et à chaque coin de rue au sein de la capitale. Le pire, c’est que ces galopins au regard gluant se font de plus en plus violents.

Nous osons espérer que ces images serviront de facteur déclencheur pour mobiliser toutes les forces de sécurité dans une chasse sans merci contre ces jeunes délinquants. Et, comme ce fut le cas avec les fameux ‘’microbes’’ ayant semé la terreur à Abidjan (et qui ne sont plus qu’un triste souvenir), la racaille sera vaincue. Pour ça, il suffit d’intensifier les contrôles contre ces jeunes à moto opérant dans les rues sombres de Niamey, en y ajoutant les fouilles corporelles, histoire de dénicher les armes qu’ils cachent sous les vêtements. Les autorités compétentes doivent y veiller en faisant un défi à relever, absolument !…

Assane Soumana(onep)