Fête nationale de l’Arbre, édition 2020, à Agadez : Le Président Issoufou Mahamadou donne le coup d’envoi de l’opération de plantation d’arbres

Société
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Accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport international Mano Dayak sous les rythmes des groupes musicaux du Bianou, le Président de la République, Chef de l’État, SEM. Issoufou Mahamadou, qu’accompagne dans ce déplacement la Première dame Malika Issoufou, a été salué par un détachement de la Zone de défense N°2 qui lui rendait les honneurs militaires.

Le président de l’Assemblée Nationale, SE. Ousseini Tinni, le Haut Représentant du Président de la République, SE. Seini Oumarou, ainsi que le Chef d’Etat-major des Armées, le Général Salifou Modi, étaient tous sur le tarmac de l’aéroport d’Agadez au cours de cet accueil des grands jours réservé au Président Issoufou Mahamadou. Après les honneurs militaires, le Chef de l’Etat a été salué par plusieurs membres du gouvernement, les responsables des FDS, les membres du corps diplomatique accrédités au Niger, l’honorable Sultan de l’Aïr El Hadj Oumarou Ibrahim Oumarou, les députés au titre de la région sans oublier le Gouverneur et le président du Conseil régional.

Le cortège présidentiel s’est ensuite rendu dans l’enceinte de l’hôpital régional d’Agadez où le Président de République devrait donner le coup d’envoi de la Fête nationale de l’arbre. A cette même occasion, le Chef de l’Etat a présidé une importante cérémonie de décoration de plusieurs récipiendaires, parmi lesquels le Directeur régional des douanes d’Agadez, le Colonel Saidou Garba Madé. Plusieurs prix ont également été remis par SEM. Issouffou Mahamadou aux bénévoles venus de différentes régions du Niger et qui se sont investis dans des actions multiformes de restauration et de préservation de l’environnement sur l’étendue du territoire national.

Avec à ses côtés le président de l’Assemblée Nationale, le Haut Représentant du Président de la République, les membres du gouvernement, les députés nationaux, les responsables des FDS et les autorités coutumières, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a symboliquement planté un arbre, un geste qui a lui seul suffit pour perpétuer cette tradition instaurée depuis 1975 par le défunt Président Seyni Kountché, et qui est également observée sur toute l’étendue du territoire national en ce jour anniversaire de l’Indépendance du Niger.

« Je souhaite que les efforts que nous avons menés se poursuivent au-delà de mes deux mandats», a déclaré le Chef de l’Etat

Dans une interview qu’il a accordée à la presse, peu après la plantation de son plant d’arbre, le Président de la République a exprimé son ferme engagement dans la lutte contre la désertification. «Nous sommes en guerre contre la nature et, dans cette guerre, c’est nous les agresseurs. Ce n’est pas la nature qui agresse l’homme, c’est plutôt l’homme qui agresse la nature et elle se défend, se venge en cessant de nous nourrir donc nous devons arrêter d’agresser la nature. La question de la protection de l’environnement fait partie des axes centraux de l’Initiative 3N. Je souhaite que les efforts que nous avons menés se poursuivent au-delà de mes deux mandats. Nos prédécesseurs ont déjà fait, nous avons fait notre part et je souhaite que ceux qui viendront prennent le relais en poursuivant cette action de longue haleine », a souligné le Chef de l’Etat.

Dans son discours, le ministre de l’Environnement, de la Salubrité Publique et du Développement Durable, M. Almoustapha Garba, a indiqué que le coup d’envoi de la fête nationale de l’Arbre édition 2020 marque également le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2020, qui malheureusement cette année intervient dans un contexte où sévit la pandémie civid19, un fléau qui a totalement bouleversé l’ordre mondial.

Fort heureusement, le Niger, a-t-il ajouté, du fait des mesures de prévention et de ripostes du gouvernement sous le leadership du Président de la République et la prise de conscience de nos concitoyens, des résultats significatifs vers le contrôle de cette pandémie ont été atteints, rendant possible la tenue de cette cérémonie.

« Après Dosso en 2017, Maradi en 2018 et Tahoua en 2019, c’est au tour d’Agadez d’abriter la fête nationale tournante de l’arbre édition 2020 qui donne l’occasion de faire un bref état des lieux de notre environnement », a dit le ministre Almoustapha Garba, tout en invitant les populations de notre pays, en ville tout comme en campagne, a une prise de conscience plus accrue sur les défis environnementaux du moment.

Cette année, a indiqué le ministre M. Almoustapha Garba, « nous devrons nous rendre à l’évidence que le domaine forestier national se porte mal du fait de la dégradation des ressources forestières attribuées a la fois aux phénomènes naturels, le changement climatique et anthropique associés à des comportements peu civiques et de plus en plus sources de pauvreté. En effet au Niger, pays d’une superficie de 1.267.000 Km2 au trois quarts désertiques, la majorité de quelques 22 millions d’habitants est confinée sur le quart de la superficie du pays avec un climat sahélo-soudanien où s’exercent l’essentiel des activités agro-sylvo-pastorales ».

Comme l’a précisé le ministre, le potentiel forestier est estimé à un peu plus de 1.100.000 ha, et celui des autres terres boisées à un peu moins de 3.000.000 d’ha en 2018, selon une étude réalisée en 2020. « Ce patrimoine forestier que constituent les forêts protégées, les forêts classées et les parcs agro-forestiers font l’objet de défrichement pour la mise en culture de manière inappropriée ; lotissements et spéculations foncières particulièrement pour ceux situés à la périphérie des centres urbains ; non-respect des clauses des contrats de culture entre l’administration forestière et les agriculteurs dans le cadre de la gestion de certaines forêts classées ; pratiques récentes de carbonisation du bois vert issu de maigres et fragile écosystème ; orpaillage clandestin dans les réserves naturelles ; utilisation excessive du bois comme principales sources d’énergie en dépit de l’existence du gaz butane ;feux de brousse etc. », a déploré M. Almoustapha Garba. A titre illustratif le ministre a donné l’exemple de la forêt classée de Dabaga d’une superficie de 1050 ha, aujourd’hui totalement anthropisée et n’existe que de nom.

« C’est pour relever un défi

majeur que le programme de la renaissance du Président de la République a réservé une place de choix aux actions de restauration et de réhabilitation de l’environnement en se fixant comme cible la restauration de 213.000 ha chaque année. Ainsi de 2011 à 2019, les résultats comme suivants ont été obtenus : 387.000 ha de terres dégradées restaurées ; 61.000 ha de dunes stabilisées ; 396.000 ha de régénération naturelle assistée ; 68.000 ha de lutte contre les plantes envahissantes, et 3.800 ha de plans d’eau faucardés, c’est à dires débarrassés de mauvaises herbes. Le taux de réalisation est passé de 36¨%  en 2016, à 46% en 2917, et puis de 68% en 2018. En 2019, à la faveur de succès enregistrés dans la régénération naturelle assistée, ce taux est porté à 97% », a souligné le ministre en charge de l’Environnement.

Cependant, a conclu le ministre, ces résultats restent encore insuffisants et nécessitent de efforts supplémentaires, eu égard au caractère croissant des enjeux et des menaces liées à la croissance démographique et aux besoins sans cesse croissants en terre agricoles nouvelles et en consommation de bois énergie.

 

Abdoulaye Harouna, ONEP-ANP/Agadez