Fin de la visite du Président de la République dans la région de Maradi : SE. Issoufou Mahamadou, a procédé dimanche dernier, au lancement des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Mayahi-Tessaoua-Frontière Nigeria

Société
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Au dernier jour de sa mission dans la région de la Maradi, le Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a procédé, le dimanche 29 novembre 2020 à Tessaoua, au lancement des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Mayahi-Tessaoua-Frontière Nigeria. D’une longueur de 122 Kms, entièrement financé par le budget national, ce tronçon est la continuité de la route Tchadoua-Mayahi, dont la mise en service a eu lieu en 2019. Ce projet, qui voit la réalisation d’un vieux rêve des populations de ces localités, constitue une importante infrastructure de désenclavement interne et externe, de la zone en particulier et du pays en général.

En effet, l’aménagement et le bitumage de cet important axe, permettra le développement économique et social de la zone, à travers la facilitation de la mobilité des personnes et des biens entre les différents centres d’échanges au niveau national d’une part et d’autre part avec le Nigeria. Peu après avoir procédé au lancement des travaux, le Chef de l’Etat a répondu à des questions de la presse. Le président Issoufou Mahamadou a d’abord tenu à dire toute sa joie et sa fierté d’être dans la région, mais de l’accueil enthousiaste et plein de chaleur humaine, à lui réservé, par les populations de la région de Maradi et notamment celles de Tessaoua. «C’est un accueil exceptionnellement chaleureux que les populations de la région de Maradi m’ont réservé ainsi qu’à ma délégation», s’est réjoui le Chef de l’Etat.

«Je voudrais rappeler que le Programme de Renaissance a pris des engagements vis-à-vis des populations nigériennes en général et de celles de la région de Maradi, en particulier. Ces promesses concernent tous les secteurs de la vie quotidienne des Nigériens, dont l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, l’Initiative 3N, les infrastructures, notamment routières», a-t-il précisé. Le Président de la République a rappelé que la veille, il était à Maradi pour l’inauguration de la route    Maradi-Madarounfa-Frontière Nigeria. «La route Mayahi-Tessaoua-Frontière Nigeria dont nous lançons les travaux aujourd’hui est une route très importante pour la région de Maradi et au-delà pour tout le Niger. Il s’agit d’un tronçon que va nous relier à notre grand voisin, le Nigeria. Donc, je me réjouis d’honorer à nouveau, ces promesses que j’ai faites dans les

différents secteurs dont notamment celui des infrastructures», a indiqué SE Issoufou Mahamadou.

Le Chef de l’Etat appelle les Nigériens à l’unité pour maintenir la stabilité et le rythme de croissance amorcé par le pays

Le Chef de l’Etat a ajouté que, pendant ces dix dernières années, les autorités de la 7ème République ont réalisé d’importants investissements, en particulier dans le secteur des infrastructures, ce qui, selon lui, a permis de contribuer au rehaussement du taux de croissance de l’économie nationale, de 6 % en moyenne chaque année. «J’espère que par rapport aux perspectives que notre pays maintiendra un tel taux de croissance, de 6%. Et peut-être même créera les conditions pour le dépasser», a-t-il souhaité. Attirant l’attention de Nigériens sur cette croissance économique, SE Issoufou Mahamadou a indiqué que, si le Niger doit continuer à développer son économie, au rythme annuel de 6%, alors, le pays mettra 40 ans pour devenir un pays émergent. «Cette émergence signifie qu’il faut que le PIB par tête d’habitant de 4.000 dollars, c’est-à-dire 10 fois plus que le PIB par habitant actuel. Pour faire 10 fois plus, au rythme de 6%, compte tenu du taux de croissance de notre population, qui est actuellement de 4%, il nous faut donc 40 ans pour être un pays émergent. Si nous arrivons à faire un taux de croissance de 8%, il nous faudra 30 ans pour figurer parmi les pays émergent», a expliqué le Chef de l’Etat.

Cependant précise, le président Issoufou, «on peut encore réduire l’échéance pour l’émergence du Niger, si nous arrivons à faire un taux de croissance économique au-delà de 10%. A 12%, il nous faudra 20 ans et cela de manière continue pour devenir un pays émergent. C’est pour dire aux Nigériens les défis qu’ils nous attendent. Il faut que les Nigériens s’unissent, se rassemblent et soient soudés comme un seul homme, pour qu’ils créent les conditions de la stabilité ; pour qu’ils mettent en place des Institutions démocratiques fortes, qui permettent dans la durée, d’assoir un taux de croissance économique assez élevé afin de réaliser l’émergence du pays, dans un bref délai», a estimé le Chef de l’Etat.

Le Président s’est dit enfin satisfait de voir que les promesses faites, dans la cadre du Programme de Renaissance, sont tenues pour la plupart et cela dans l’ensemble du pays et en particulier dans la région de Maradi. Notons qu’auparavant le Gouverneur de la région de Maradi et le maire de la ville de Tessaoua ont intervenu pour citer les multiples et diverses réalisations, dont la région a bénéficié, depuis une dizaine d’années. Ils ont ensuite remercié et félicité les autorités de la 7ème République pour la bonne exécution des Programmes de la Renaissance I et II.

Mahamadou Diallo (Envoyé Spécial) (onep)