Hydraulique et Assainissement dans la région de Dosso : Des progrès substantiels enregistrés en matière de l’accès à l’eau potable

Société
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L’accès au liquide précieux qu’est l’eau potable aux Nigériens vivant dans les villes tout comme en milieu rural a été une des priorités du programme de renaissance au cours de ces neuf (9) dernières années. C’est ainsi qu’à l’échelle nationale, il y a eu la réalisation et la réhabilitation des ouvrages hydrauliques urbains, ruraux et pastoraux et des infrastructures d’hygiène et d’assainissement. Dans la région de Dosso, le bilan des réalisations dans le domaine de l’hydraulique et de l’assainissement est révélateur du progrès accompli par le programme de renaissance.

On ne saurait réaliser des ouvrages hydrauliques sans pour autant étudier la nature géologique de l’espace. Selon le directeur régional de l’Hydraulique et de l’Assainissement M. Mamoudou Adamou, la géologie de la région de Dosso est composée de trois (3) zones spécifiques : la zone de dallol où l’eau est quasiment en affleurement ; la zone Nord sédimentaire où l’eau est parfois à des très grandes profondeurs (Nord Doutchi ; Nord Loga et un peu le Fakara des départements de Boboye et Falmey) et enfin la zone du socle qui est riveraine du fleuve.

Sur le plan hydraulique, la région de Dosso a bénéficié de 297 puits cimentés villageois ; 69 puits cimentés pastoraux ; 407 forages équipés de pompe à motricité humaine ; 83 postes d’eau autonomes ; 56 mini-AEP 1 village ; 42 mini-AEP multi villages ; 2 Stations de pompage pastorales. Ces chiffres ne concernent que ce qui a été réalisé au cours de ces neuf (9) dernières années. En termes d’équivalents Points d’Eau Moderne le bilan est : 3 464 équivalents Points d’Eau Moderne (e PEM) réalisés ; 866 équivalents Points d’Eau Moderne (e PEM) réhabilités.

En ce qui concerne, le volet assainissement, il a été réalisé 11.075 latrines familiales et 1257 latrines publiques. Par ailleurs, il faut préciser qu’il y a eu aussi le déclenchement de l’approche ATPC dans 453 villages.

Ces réalisations ont permis à 866.000 habitants d’avoir accès à l’eau potable et le rétablissement du service d’alimentation en eau potable pour 216.500 habitants, de rehausser le taux d’accès théorique en eau potable de 59.76% en 2010 à 64.96% en 2018. Le taux d’accès théorique de 2019, a dit le directeur régional  n’est pas encore disponible. La mise en gestion déléguée des Postes d’Eau autonomes, des Mini-AEP simple et Min-AEP multi-villages a permis la création de 1400 emplois permanents pour les femmes à travers la vente de l’eau au niveau des bornes fontaines et plus de 200 emplois pour les jeunes (releveurs, maintenanciers et gardiens). Le montant total dépensé dans le secteur eau potable et assainissement dans la région de Dosso durant cette période s’élève à : 23.388.846.654 F CFA.

Ainsi, l’exécution du volet eau potable et assainissement durant  les neuf (9) ans a eu des impacts multiformes positifs dont les plus marquants sont : la relance économique, le rehaussement de la satisfaction des besoins en eau potable des populations et du cheptel, l’amélioration des conditions de vie des populations, la professionnalisation et la compétitivité des entreprises nationales, le renforcement des capacités d’intervention, de fonctionnement et d’organisation des services techniques et la restauration de la confiance avec les populations.

 

Comme contraintes liées à la réalisation de l’ensemble de ces activités, on ne peut citer la lenteur ou le refus des populations bénéficiaires à payer la contrepartie financière ; la présence d’un socle cristallin dans la région du fleuve ; la profondeur de la nappe phréatique dans la partie nord de la région et dans  le Fakara ; la  vulnérabilité de la nappe dans les zones de dallols et du fleuve Niger ; la mauvaise qualité des eaux  due à la présence de certains éléments chimiques et/ou biologiques nuisibles pour la santé des populations ; le non-respect de certains textes réglementaires et législatifs en matière de gestion de l’eau et de réalisation des ouvrages hydrauliques par les ONGs et certains privés.

En termes de perspectives, on peut retenir la poursuite du Programme Sectoriel Eau Hygiène et Assainissement (PROSEHA) ; la poursuite du projet Programme d’Hydraulique Rurale Appui au Secteur Eau et Assainissement (PHRASEA) sur financement de la Coopération  Suisse  dans les départements de Gaya et de Dioundiou ; la poursuite des interventions des ONGs nationales et internationales dans le domaine ; le démarrage du Programme Hydraulique Villageoise BID UEMOA dans les départements de Dogondoutchi et de Tibiri sur financement de la Banque Islamique de Développement ; le démarrage du Programme Hydraulique Villageoise de réalisation de Mini-AEP simple et Mini-AEP multi-villages financé par la BADEA.

 

 Hassane Daouda, Envoyé Spécial(onep)