Journée de concertation et d’échange entre les acteurs de la chaine pénale : Harmonisation et renforcement des capacités opérationnelles de la lutte contre la criminalité transnationale organisée

Société
Spread the love

Sharing is caring!

 

L’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic Illicite de Migrants (ANLTP/TIM) a tenu hier jeudi 26 Juillet, à l’hôtel Les Rôniers de Niamey, un atelier de concertation et d’échange entre les acteurs de la chaine pénale. La journée, organisée en collaboration avec le Projet d’Appui à la Justice et à la Sécurité au Niger (AJUSEN), a été présidée à son ouverture par M. Chaibou Mamane, directeur du Cabinet  du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, en présence de Mme Gogé Maimouna Gazibo, Directrice Générale de l’ANLTP/TIM, du coordinateur national de l’AJUSEN, M. Halidou Badjé.  On note aussi la présence de plusieurs invités dont les représentants des organisations internationales et des responsables des forces nationales de sécurité.

La traite des personnes et le trafic illicite de migrants étant deux phénomènes étroitement liés, auxquels notre pays est confronté depuis quelques années, sont au cœur du mandat de l’ANLTP/TIM et s’inscrivent dans le cadre global de la lutte contre la criminalité transnationale organisée. Ainsi, conformément à ses engagements, après l’adoption de l’ordonnance n°2010-086 du 16 décembre 2010 et la loi n°2015-36 du 26 mai 2015 relative au trafic illicite de migrants, le Niger s’active à accentuer la rigueur dans l’application des dispositions pénales.

A la base de ces textes, l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic Illicite de Migrants intervient suivant trois principaux axes : la prévention et la lutte contre ces phénomènes, la protection des droits des victimes de traite des personnes et migrants objets de trafic illicite, la promotion et facilitation de la coopération nationale et internationale en la matière.

En effet, le présent atelier permettra selon le directeur du Cabinet du ministre de la Justice de renforcer les liens opérationnels entre les différents acteurs agissant de la chaine pénale. Puisque, « en cette matière d’application des dispositions pénales, nombreux et disparates sont les intervenants. Ce sont d’abord les policiers de la police judiciaire, repartis dans les différents services de la Police, de la Gendarmerie, et de la Garde Nationale.

A ces acteurs s’ajoutent également les magistrats du parquet, de l’instruction et de jugement, appartenant à des juridictions ordinaires ou spécialisées », a cité M. Mamane Chaibou, soulevant l’intérêt de l’harmonisation et renforcement des capacités interactives. D’après ses explications, la chaine pénale de procédures n’est pas suffisamment fluide, d’où son manque d’efficacité opérationnelle. « La réponse pénale doit être rapide, juste et efficace pour décourager voire neutraliser les criminels de tout acabit et démanteler les réseaux mafieux », a-t-il estimé.

Cependant, le défi ne pourrait être relevé sans l’engagement permanent de tous les acteurs de la chaine de répression de ces deux infractions, qui constituent une atteinte à la dignité humaine. C’est dans cette optique que le département ministériel de la justice, en droite ligne de la politique sécuritaire des plus hautes autorités de notre pays, au premier rang desquelles Son excellence Issoufou Mahamadou, à travers l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic Illicite de Migrants, s’investit à apporter une réponse appropriée dans le cadre de la lutte contre ces phénomènes, notamment par le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs de la chaine pénale.

Pour le partenaire principal de cet atelier, cette activité entre pleinement dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième composante du Programme AJUSEN-Justice. Selon le coordinateur du projet, M. Halidou Badjé, ce programme bénéficie du soutien de l’Union européenne via l’Agence Française de Développement (AFD). Il a ensuite réitéré leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre des conclusions auxquelles aboutiront les travaux de cet atelier.

La directrice de l’ANLTP/TIM, pour sa part, fonde ses espoirs sur la qualité des participants. Décidément, l’attente de l’agence est qu’à la sortie de cette rencontre orientée vers la compréhension uniforme des textes, l’échange des  bonnes pratiques et leur application harmonieuse, que les parties puissent avoir la même compréhension des instruments juridiques nationaux en la matière en vue de l’éradication de ces pratiques déshumanisantes.

 

 

Mahamane Chékaré Ismaël

(Stagiaire)