Ouverture de la session ordinaire du CSC au titre du mois de mai 2019 : Plusieurs points en discussion dont celui relatif à l’examen du rapport du groupe de travail chargé de faire la situation des télévisions et bouquets

Société
Spread the love

Sharing is caring!

 

Le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC),
Dr Sani Kabir a présidé hier matin au CSC, l’ouverture de la session ordinaire
du mois de mai 2019. Six points étaient à l’ordre du jour de ces assises dont
celui relatif à l’examen du rapport du groupe de travail chargé de faire la
situation des télévisions et bouquets.

Le projet d’ordre au jour de la session ordinaire du Conseil
Supérieur de la Communication au titre du mois de mai 2019 comporte six (6)
points, à savoir : examen et adoption du procès-verbal de la session ordinaire
du mois d’avril 2019 ; informations sur le CSC ; examen et adoption des
dossiers de demandes de création, d’installation et d’exploitation des services
de communication audiovisuelle privés ; examen et adoption des travaux des
commissions ; examen et adoption du rapport du Groupe de travail sur la
situation des TV et bouquets et questions diverses.

Parmi ces points inscrits à l’ordre du jour, le président du
CSC a insisté sur celui relatif à l’examen du rapport du groupe de travail
chargé de faire la situation des télévisions et bouquets. Ce Groupe de Travail,
« mis en place par Délibération n°0017/CSC du 28 février 2019, a eu pour mandat
de faire la   situation de tous les
organes de télévisions installées au Niger en insistant particulièrement sur
les programmes, les moyens techniques, le personnel et les fréquences, la
grille des programmes, la situation des autorisations » a dit le président du
CSC. Aussi, a-t-il ajouté, c’est l’occasion de faire la situation de tous les bouquets
satellitaires, à travers notamment les autorisations, le nombre de chaînes
diffusées, le nombre d’abonnés et la couverture géographique.

Ce contrôle décidé par le CSC, a-t-il rappelé, « s’inscrit
d’une part, dans le contexte général du débat sur la signature de la convention
collective et de la TNT qui oblige le CSC à réadapter le cadre juridique et
institutionnel de la régulation audit contexte et d’autre part, la nouvelle
réorientation du fonds d’aide à la presse, consécutive à la modification de la
loi sur le CSC ». Pour le président du CSC, « la nouvelle redistribution des
rôles prescrite par le passage au numérique à travers, les chaînes d’édition et
de production d’une part ; de transport et de distribution d’autre part impose
au CSC de  faire  un 
état des lieux, complet sur les
Télévisions et les bouquets afin de les préparer à la signature du nouveau
cahier de Charges qui régit et encadre le service de télévision au Niger ».

C’est pour toutes ces raisons que le CSC a estimé nécessaire
de mener un contrôle de l’ensemble des télévisions et bouquets pour identifier
au cas par cas les insuffisances et proposer aux promoteurs les mesures
correctives avant la signature de nouveaux cahiers de charges.

Le président du CSC condamne les dérives observées sur les
réseaux sociaux

Situant le contexte dans lequel cette session se déroule, le
président du CSC, a souligné qu’elle s’ouvre après une série de drames ayant
frappé notre pays, notamment l’attaque terroriste repoussée de la prison de
haute sécurité de Koutoukalé et l’embuscade de TongoTongo qui a coûté la vie à
plusieurs de nos soldats et engendré plusieurs blessés. «Suite à ces événements
dramatiques, le Conseil

Supérieur de la Communication, par ma voix, présente ses
condoléances les plus émues aux familles des victimes, aux Forces de Défense et
de Sécurité et à l’ensemble de la Nation », a 
ajouté  Dr  Sani Kabir. Aussi, il a relevé que la session
intervient dans un contexte marqué par des dérives sur les réseaux sociaux. «
Ces  espaces de liberté d’expression et
de pensée qui se sont ajoutés aux médias traditionnels, et qui sont censés
promouvoir les liens sociaux, la solidarité, la fraternité, l’unité et d’autres
valeurs universelles des droits humains sont aujourd’hui détournés de cette
orientation par certains de nos concitoyens qui en font un usage qui choque-les
consciences », a-t-il indiqué. Le président du Conseil Supérieur de la
Communication déplore et condamne la tendance observée ces derniers temps et en
appelle à l’exercice strict des libertés si chèrement acquises dans le respect
des lois et règlements en vigueur.

Mamane Abdoulaye(onep)

28/05/19