Les habits de fête, une autre préoccupation

Dossier
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Porter un habit neuf le jour de la fête est le souci de tout
le monde particulièrement les femmes et les enfants. Chacun doit s’habiller
selon son goût. Les habits de fête sont pour beaucoup non seulement une manière
de garnir leurs gardes robes, mais aussi et surtout ils confèrent de la
considération, du respect et une intégrité sociale. Enfants, jeunes hommes et
femmes ne manquent pas d’ardeur pour se le procurer, même si les moyens font
parfois défaut. Mais comment faire si la société a ses exigences ?

Depuis quelques jours, on rencontre un peu partout dans les
marchés de la place des mamans, accompagnées parfois de leurs enfants, à la
recherche d’habits neufs car c’est bientôt la fête de Ramadan. Ces mêmes
mouvements des femmes et des enfants, on les observe également dans les foires
organisées sur certaines artères de la capitale et chez les couturiers. Il faut
dire en vérité que ces foires annoncent la couleur de la fête. Véritable pôle
économique, les foires dites commerciales se créent ces dernières années, un
peu partout au Niger, particulièrement dans la capitale et surtout en cette
veille de fête : Cadres de ventes, d’achats et ou d’échanges commerciaux, ces
foires constituent un moyen de renforcer le partenariat entre producteurs,
distributeurs et consommateurs. Généralement, ces foires regroupent différents
exposants aussi bien nigériens que ceux de la sous-région. Elles ont pour but
de promouvoir le commerce entre les pays voisins. Les stands commerciaux sont
installés un peu partout.  Il y a des
sites qui présentent plus d’une centaine de stands comprenant des   habits (prêt-à-porter, bazins, costumes et
boubous hommes, de la friperie…) ; des bijoux ; des produits de beauté ; des
chaussures et des sacs ; des articles de ménage, etc. Il y a des marchés
spontanés surtout la nuit, ce sont des marchés qui s’animent régulièrement la
nuit à l’approche des fêtes religieuses. Ce sont des marchés qu’on trouve
presque un peu partout, en  plein air, où
alternent les étals de vêtements, les stands des articles de ménage, les
accessoires de beauté tels que les bijoux, les foulards, les maquillages, etc.

 Des exposants donnent

des détails

Outre les pagnes cousus, le prêt-à-porter, abondent aussi
les bazins cousus ou non. Selon une exposante venue du Togo nommée Mme Atika,
qui participe pour la énième fois à une foire organisée à Niamey, « cette
année, la clientèle se fait de plus en plus rare, je ne connais pas
fondamentalement les raisons, mais je me dis, nous les africains, c’est au
dernier moment, on veut tout régler, faire tout en même temps, Je suis
optimiste car c’est la fin du mois, surement bientôt la clientèle va nous
inonder

Parlant de l’abordabilité des prix de ces produits, elle
rassure : «  chez moi-même avec 750F un
garçon ou une fille peut trouver de quoi porter le jour de fête. Les prix de
nos articles sont raisonnables. Généralement, les matériaux utilisés pour
confectionner nos prêt-à-porter sont des matériaux de qualité, l’accent est mis
également sur la qualité des tissus afin de faire face à la compétitivité du
fait que les foires regroupent les commerçants venant de différents pays »,
constate Mme Atika tout en expliquant que les prix des pagnes cousus qu’elle a
mis sur le marché varient entre 7000 et 15000 FCFA. Selon notre interlocutrice
tout dépend  de la qualité du tissu et de
la matière.

Le voisin immédiat du stand de Mme Atika est un Burkinabé.
Il a dressé un étal où sont exposés les habits 
hommes de tissu Faso Danfani, des Bogolans etc. il affirme que tous les
articles qu’il vend, ont un trait à la culture africaine et particulièrement de
son pays le Burkina Faso. Pour lui, sa référence en matière d’habillement c’est
le Faso Danfani, il est connu pour cela, il est présent à toutes les grandes
expositions sous régionales; « nous devrons nous affirmer par rapport à la
spécificité dans la mode, nous devrons utiliser nos tissus traditionnels, en
nous adaptant aux exigences de la tendance. Seulement je constate
malheureusement que les gens ne s’intéressent pas beaucoup à ces genres de
chemises. Mes articles sont portés aussi bien par les hommes que par les
femmes; grands et petits, chacun trouve son compte ».

A quelques encablures du Palais du 29 juillet se trouvent
les frères Siratoulaye, des exposants du Niger; Bachir. S lui souligne que la
clientèle se fait rare ces deux derniers jours. Il indique que ses frères et
lui vendent des habits pour enfants, ils ont pris une place, voilà plus d’une
semaine et chaque année à l’approche des fêtes, ils sont là au même endroit
avec les mêmes effets, et Dieu merci, ils s’en sortent bien côté commerce, « Au
début confie-t-il, il y avait une forte présence des visiteurs à cette foire,
mais présentement, le constat est amer, on espère d’ici peu voir la clientèle
défiler dans nos stands, sinon on risque de retourner dans notre boutique au
Grand marché  sans avoir rien gagner de
substantiel », déplore-t-il.

Un peu à côté se trouves, un autre ressortissant d’un grand
voisin des pays de la sous-région: le Malien Moussa Kané, qui explique que
c’est sa 4ème  participation à une foire
ici à Niamey. Il précise que les clients abondent sur leurs produits. Ils
vendent des prêt à porter Bazin, qui coûtent de 6.000 à plus de 50.000F.
Fatouma Diouf, Sénégalaise , a exposé elle dans son stand, des « bazins miroir
» et des lèches bien travaillés qui coutent de 60.000 à 80.000FCFA. Une cliente
nommée Ramatou, précise qu’elle préfère venir aux foires pour acheter des
habits de fête à elle et à ses enfants, car les tenues qu’on trouve ici sont
rares; ce sont des prêts-à-porter qui sied à merveille quand on les porte, et
sont très facile à porter tout ce qui sort de l’ordinaire me séduit, et je vois
qu’ici il y’a des tenues rares et classes. 
Faute de trouver son bonheur dans ce charmant bric à bac de vêtement,
d’habits de qualité, le visiteur ne repartira pas bredouille, car il y’a des
stands de friperie où on peut trouver de quoi s’habiller chic et à moindre
coût, on peut trouver pour toutes les bourses, précise Ali qui a fait le tour
des boutiques sans trouver des tenues à des prix raisonnables. 

Aissa Abdoulaye Alfary(onep)

31/05/19