Poulets et pintades : pas à la portée de toutes les bourses

Dossier
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La fin du mois béni de Ramadan est marquée par la fête de
l’Aid El Fitr, cette fête considérée par une grande partie des musulmans comme
la fête de la volaille. Cette dernière est prisée sous toutes ses formes : sur
pieds comme congelé. C’est la période de la forte  consommation de la volaille malgré les prix
exorbitants de celle-ci.

M. Abdoulaye Amadou dit Koda est vendeur de volaille sur
pieds depuis 30 ans. Il vend des poulets, des pintades et aussi des pigeons. Pour
lui et ses collègues, cette période est une période de prospérité parmi tant
d’autres car, malgré les prix qui montent en flèche, la consommation est aussi
très croissante.

« A l’approche des fêtes, particulièrement celle de Ramadan,
la volaille est très recherchée car pour beaucoup de Nigériens, c’est un
ingrédient de choix pour la cuisine. Nous vendons assez de pintades et de
poulets ; déjà, depuis le samedi 25 mai, le prix de la pintade est monté à 4000
FCFA l’unité. Par contre, s’agissant du poulet, il y en a pour toutes les
bourses », confie-t-il. «  Le prix
exorbitant de la volaille est dû aux pertes enregistrées par les importateurs
qui essaient de se rattraper en augmentant le prix de la volaille qui a survécu
», confie-t-il.

Pour M. Ismaël Amadou, vendeur de volaille congelée depuis
14 ans, la fête du mois de Ramadan est une aubaine pour son commerce. «  Je vends la pintade à 4000 FCFA, le poulet à
2000FCFA, la dinde à 2000FCFA et je vends aussi du poisson ; la fête du mois de
Ramadan est un moment de forte consommation et nous écoulons très bien nos
marchandises. Les prix de la volaille congelée subissent rarement l’inflation
et même quand c’est le cas, c’est une petite inflation », affirme-t-il.

Issaka M. Almoubarak

31/05/19