Message du ministre de la Santé Publique à l’occasion de la célébration de la journée mondiale sans tabac : Pour une prise de conscience des dangers du tabagisme et l’exposition à la fumée du tabac

Société
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A l’instar de la communauté internationale, le Niger a
célébré le 31 mai 2019, la Journée Mondiale Sans Tabac. Cette année le thème
retenu est : « le tabac et la santé pulmonaire ». A cette occasion, le ministre
de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara a livré un message dans
lequel, il a invité l’ensemble des couches sociales du pays à prendre
conscience des risques que font peser le tabagisme et l’exposition à la fumée du
tabac sur notre bien-être.

Pour le ministre de la Santé publique, cette journée est une
occasion propice pour porter à la connaissance de tous, les risques socio-
sanitaires liés à la consommation de tabac et de plaider en faveur de
politiques efficaces pour réduire cette consommation. Dr Idi Illiassou
Maïnassara a rappelé que l’épidémie mondiale de tabagisme tue presque 7
millions de personnes chaque année dans le monde, dont plus de 900 000
non-fumeurs qui meurent parce qu’ils ont été exposés au tabagisme passif. « Si
rien n’est fait, le tabagisme tuera plus de 8 millions de personnes chaque
année d’ici 2030. C’est pour faire face à l’épidémie du tabac et ses multiples
conséquences que les pays membres de l’OMS ont négocié et adopté en 2003 la
Convention Cadre pour la Lutte Antitabac (CCLAT) », a-t-il déclaré.

Le choix du thème de cette année, estime le ministre, donne
l’occasion de sensibiliser la population aux effets nocifs et mortels de
l’exposition au tabagisme ou à la fumée des autres et de décourager la
consommation du tabac sous quelque forme que ce soit. « La fumée du tabac est
en effet la principale cause de cancer pulmonaire et elle est responsable de
deux tiers des décès dus à cette maladie dans le monde. L’exposition
involontaire à la fumée des autres, au domicile ou sur le lieu de travail,
augmente aussi le risque de cancer du poumon » explique le ministre de la Santé
publique. Dr Idi IlliassouMaïnassara a ajouté que, le tabac aggrave l’asthme
qui restreint les activités et contribue aux incapacités. L’exposition in utero
aux toxines de la fumée du tabac, par le tabagisme de la mère ou l’exposition
au tabagisme passif, entraîne souvent pour l’enfant une diminution de la
croissance des poumons et de la fonction pulmonaire.

Si la tuberculose entraîne des lésions aux poumons et
diminue la fonction pulmonaire, cet état est aggravé par le tabagisme qui
augmente de manière marquée le risque d’incapacité et de décès par insuffisance
respiratoire. Aussi, le ministre de la Santé publique a souligné que, la fumée
du tabac est une forme très dangereuse de pollution à l’intérieur des
habitations. Bien qu’elle puisse être invisible et inodore, elle peut demeurer
dans l’air jusqu’à cinq heures et entraîner pour ceux qui y sont exposés un
risque de cancer pulmonaire, de maladies respiratoires chroniques et de
diminution de la fonction pulmonaire. « Les liens entre le tabagisme et la
dégradation de la santé pulmonaire ne font l’ombre d’aucun doute. On estime sur
le plan mondial que 90% des cancers du poumon sont liés à l’usage du tabac et à
165 000 le nombre d’enfants mourant avant l’âge de 5 ans à cause d’infections
des voies respiratoires inférieures dues au tabagisme passif », a-t-il noté.
L’arrêt du tabagisme peut être une alternative pour la réduction des risques de
cancer et d’autres maladies pour les fumeurs et leur entourage.

Le ministre de la Santé publique a assuré de la
disponibilité du gouvernement avec l’accompagnement de ses partenaires à mettre
en œuvre toutes les mesures MPOWER afin de contribuer significativement à la
réduction de la consommation de tabac, à protéger les populations contre les
maladies non transmissibles et à marquer le pas vers l’atteinte des Objectifs
du Développement Durable (ODD). Pour Dr Idi Illiassou Maïnassara, la lutte antitabac
est un combat de longue haleine et le chemin est parsemé d’embûches. «J’invite
les ONG et Associations, les partenaires techniques et financiers, la société
civile, les médias à mieux s’investir dans la lutte antitabac afin de mieux
conscientiser les couches de notre société en général et la jeunesse en
particulier sur les conséquences hautement préjudiciables de la consommation du
tabac sur le bien-être de nos populations. C’est de la conjugaison des efforts,
que nous allons construire un Niger sans Tabac, pour le bonheur de tous »,
a-t-il conclu.

 Seini Seydou Zakaria(onep)

03/06/19