OCI-Sommet-Arabie Saoudite-Culture:A la découverte de certains grands projets de la Vision 2030 du Gouvernement saoudien

Société
Spread the love

Sharing is caring!

A l’initiative du ministère saoudien en charge des médias,
une excursion culturelle a été organisée les 29 et 30 mai 2019 à l’intention
des journalistes invités pour couvrir le 14ème Sommet islamique ordinaire de
l’Organisation de la Coopération Islamique que la Ville Sainte de La Mecque A
accueilli le 31 mai 2019.

Cette excursion a concerné aussi bien certains sites
historiques de la culture saoudienne que certains grands projets actuels de la
Vision 2030 du Gouvernement saoudien, porté par le Prince héritier Mohammed Ben
Salmane Al Saoud. Cette vision est un plan ambitieux de développement mis en
place en 2016 et qui vise à faire sortir le pays de sa dépendance de la rente
pétrolière historique en diversifiant son économie et en ayant recours à
diverses privatisations.

Parmi les grands projets visités par les journalistes, il y
a la gare de Djeddah du TGV Al-Haramain, l’un des plus grands projets de
transport au Moyen-Orient, reliant les villes de la Mecque et de Médine via
Djeddah et KAEC (Ville économique du roi Abdallah). Il s’étend sur 450
kilomètres et consiste en une double ligne de chemin de fer électrique reliant
les deux villes saintes. La construction de cette ligne ferroviaire à grande
vitesse, inaugurée en septembre 2018, a pour, entre autres objectifs, de
faciliter les transports pour les pèlerins en reliant La Mecque à l’aéroport
international de Djeddah mais également à Médine, la 2ème ville sainte de
l’Islam. Elle vise aussi à diminuer le trafic autoroutier entre La Mecque et
Djeddah et à gérer les pics de trafic, à développer économiquement et commercialement
les zones autour des gares, à favoriser un meilleur environnement en réduisant
les émissions de gaz à effet de serre, etc. En effet, sur cette ligne, le train
à deux voies pouvait atteindre une vitesse de 300 km/h. Le TGV Al-Haramain a
une capacité de 60 millions de passagers par an et la mise en service de 35
trains avec une capacité de 417 sièges chacun.

L’autre grand projet de cette Vision 2030 est le projet
d’extension et de rénovation de l’aéroport international King Abdulaziz de
Djeddah. Cet aéroport est le plus important du Royaume d’Arabie Saoudite. Il
constitue la porte d’entrée des pèlerins avec le quatrième plus grand terminal
du monde: le terminal Hadj, d’une superficie de 510 000 mètres carrés. Il sera
bientôt relié au TGV Al-Haramain pour plus de facilités aux pèlerins.
L’extension de cet aéroport, prévue en trois phases, devrait porter sa capacité
à 80 millions de passagers par an à l’horizon 2035. La première phase,
actuellement en cours, fournira 46 embarquements pour les quelque 570 vols
internationaux et domestiques prévus par jour. Près de 60.000 passagers par
semainey passeront dans des conditions ultra modernes.

Pour ce qui est des sites touristiques, les journalistes ont
été conduits à la partie ancienne de la ville culturelle de l’Arabie Saoudienne
qu’est Djeddah. Cette partie de la ville, symbole de la richesse de son passé,
a été classée patrimoine mondial de l’UNESCO en 2014. On y découvre
actuellement des maisons faites de blocs de corail il y a 100 à 800 ans, avec
des balcons en bois, mais aussi les mosquées historiques comme celle d’Uthman
ibn Affan, et le souk de al-Alawi, qui compte parmi les plus intéressants du
pays.

Un autre lieu qui témoigne de l’histoire riche de l’Arabie
Saoudite, c’est cette unique usine d’où sort la Kiswa, cette étoffe de soie
noire qui recouvre la Kaaba et qui est ornée à mi-hauteur de calligraphies de
la profession de foi musulmane et de versets coraniques, brodées en fil d’or.
Elle est changée tous les ans, soit le 9 du mois musulman de dhou al-hijja,
correspondant à la fin du hadj.

Autrefois fabriquée en Egypte, la Kiswa est l’œuvre depuis
94 ans d’une usine située à la périphérie de la Ville de La Mecque. Elle est
aujourd’hui l’œuvre d’un long processus qui se modernise peu à peu et qui
comprend la teinture, le tissage, la conception, la calligraphie et
l’impression. La Kiswa, note-t-on, fait globalement 375m pour plus de 1200kg.
Sa fabrication dure 9 à 11 mois dans cette usine qui abrite également un musée
consacré aux vestiges de la Kaaba.

Kailou Pantcho Maman, Envoyé Spécial de l’ANP

03/06/19