Du bon usage des règles d’hygiène communautaires…

Dossier
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Pour l’UNICEF la question de l’eau potable, l’hygiène et
l’assainissement est indissociable de la question de la santé dans les
communautés rurales de base. Le choléra est une infection diarrhéique aiguë
provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio
cholerae. C’est une maladie à haut potentiel épidémique que l’appropriation des
mesures d’hygiène dans les communautés peut prévenir ou  contribuer à casser la chaine de
contamination. On ne le dira jamais assez, « il vaut mieux prévenir que guérir
» et cela que ce soit en temps d’épidémie ou en temps normal. Cela fait plus
d’une décennie que l’UNICEF s’est engagée 
dans un programme d’appui au Gouvernement pour développer, promouvoir, vulgariser
et financer des programmes centrés autour des méthodes simples de lavage des
mains, d’hygiène dans les communautés avec l’adoption et l’usage des latrines
qui sont efficaces à la prévention contre beaucoup de maladies. On ne le dira
jamais assez un simple savon de 100 frcs ou l’usage des latrines aux normes
peuvent économiser des centaines de millions de FCFA en hospitalisation et en
soins curatifs chaque année. Des milliards de bactéries et germes nuisibles,
sans que nous en prenions conscience, colonisent nos paumes de mains et
infectent ce que nous touchons en toutes sortes de maladies. Il ne tient qu’au
simple geste de lavage des mains au savon pour éviter la survenue de beaucoup
de ces maladies. Dans les communautés villageoises, certaines habitudes qui
jurent avec l’hygiène collective doivent être bannies. En effet dans les zones
rurales les greniers et les arbres aux abords du village sont des endroits de
défécation. Les déjections humaines pourrissent et se dessèchent. Les mouches
et les coups de vents ramènent dans les concessions les croutes ou les
particules en suspension et qui se déposent sur des ustensiles, des
aliments  et des eaux de boisson faisant
le lit de toutes sortes de maladies dont les plus vulnérables sont les enfants
et les femmes. Il suffit pourtant de l’adoption et l’usage des simples latrines
aux normes pour mettre fin aux défécations à l’air libre. Avec à la clef un
certificat pour les villages qui y réussissent. Tandis que les adductions d’eau
potable au village (Mini AEP, Pompe à motricité humaine) garantissent une eau
exempte de toute souillure de surface. Expliquant les éléments constitutifs de
la plate forme bouclier contre le cholera, M. Ousmane Yacouba de la Direction
regionale de la santé de Maradi, indique que le volet WASH (Eau, Hygiène et
Assainissement) en constitue la pierre angulaire. « Il faut, dit-il, donner de
l’eau potable aux populations, il faut faire de l’assainissement en
généralisant  l’ATPC (Assainissement Total
Piloté par la Communauté) surtout dans les districts qui constituent la porte
d’entrée du choléra dans la région de Maradi. Comme consolidation des acquis
nous voulons aussi que les communautés élaborent des plans d’actions post FDL,
c’est-à-dire Fin de Défécation à l’air Libre. Dans le cadre de l’assainissement
total piloté par la communauté chaque village qui obtient son certificat de fin
de défécation à l’air libre doit faire en sorte de maintenir le comportement
pour lequel il a eu le certificat ».

Mahaman Bako(onep)

07/06/19