Rencontre d’échanges sur les conclusions de la 2ème revue sectorielle conjointe gouvernement, Partenaires techniques et financiers et société civile : Des recommandations pour améliorer la qualité de l’éducation au Niger

Société
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Le Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini a rencontré hier dans l’après-midi, dans la salle de banquet de la Primature, les ministres en charge des Enseignements, les partenaires techniques et financiers et la société civile. Cette rencontre d’échanges vise essentiellement à partager avec le Chef du gouvernement les conclusions auxquelles la revue sectorielle conjointe gouvernement, Partenaires techniques et financiers et société civile a  abouti. Cette 2ème revue sectorielle au titre de l’année 2018 a formulé plusieurs recommandations.

 

Au cours de cette rencontre d’échanges, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou a décliné les principales recommandations issues de la revue. Elles sont adressées aussi bien à l’endroit de l’Etat, des collectivités territoriales et de la Cellule d’Appui à la Mise en Œuvre et au Suivi (CAMOS).

À l’Etat, il est recommandé le rehaussement de l’enveloppe budgétaire allouée au ministère en charge de l’éducation et de la formation, conformément à l’engagement pris dans le cadre de l’Union Africaine, et de poursuivre les actions pour améliorer la qualité des données statistiques de l’éducation et de la formation. Il y a aussi des recommandations qui visent directement des ministères en charge de l’éducation et de la formation. Il s’agit surtout de prendre des dispositions pour que la revue se tienne avant la fin du premier trimestre de l’année ; de créer les conditions d’accès et de maintien des élèves à travers la création progressive des structures formelles spécifiques dans toutes les communes en synergie avec les collectivités territoriales et de renforcer la communication entre les portions centrales et les directions régionales.

À l’endroit des collectivités territoriales, il est recommandé entre autres : la transmission dans les meilleurs délais des programmations annuelles des collectivités et celles de leurs partenaires pour le secteur de l’éducation et de la formation à l’unité régionale de suivi de l’exécution du Programme Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSEF) et de faciliter la remontée des informations des acteurs  tels que les collectivités ; ONG, projets et services techniques.

Pour la Cellule d’Appui à la Mise en Œuvre et au Suivi (CAMOS), il s’agit d’appuyer davantage le processus de régionalisation du PSEF et de renforcer les capacités des acteurs à l’utilisation de l’outil informatique ; de poursuivre l’appui technique pour une meilleure appropriation des outils d’élaboration et d’exécution ; de poursuivre le renforcement de capacités des acteurs sur le manuel de procédure du fonds commun.

Quant à la cheffe de file des partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation, Mme Ilaria Carnevali, trois questions ont attiré son attention au cours des discussions de la revue sectorielle. La question du Partenariat Mondial sur l’Education (PME) à travers une mission qui a participé activement aux travaux de cette revue. En outre la participation des représentants du PME à ces discussions constitue un moment important pour l’élaboration du plan de transition du secteur. La nécessité de produire des données statistiques fiables est extrêmement capitale pour la mise en œuvre des actions. Il y a aussi les conditions de financement du partenariat mondial de l’éducation qui correspondent au standard en matière de l’éducation. Il s’agit de l’investissement dans le budget de l’Etat en faveur de l’éducation. Cet investissement doit au moins prévoir 20% du budget de l’Etat. Il y a enfin le processus de préparation du plan de transition. Mme Ilaria Carnevali a saisi cette occasion pour saluer les efforts du gouvernement en matière de promotion de la scolarisation de la jeune fille.

Présent à cette rencontre, le représentant du partenariat mondial de l’éducation, M. Edouard Lamot s’est dit émerveillé par le cadre de dialogue extrêmement dynamique par rapport à l’éducation au Niger. M. Edouard Lamot s’est ensuite appesanti sur les pré-requis de son institution. Ces pré-requis sont des conditions d’accès au financement du Partenariat Mondial de l’Education. Parmi ces pré requis qui sont aussi des principes, on peut souligner la situation des données statistiques fiables qui est extrêmement importante ; le choix du plan de transition et enfin les financements extérieurs pour accompagner le financement national.

Tirant la synthèse de cette rencontre, le Premier ministre, Chef du gouvernement a promis aux partenaires techniques et financiers que l’Etat va remplir tous ses engagements dans la mesure du possible.

 

 Hassane Daouda(onep)