Rôle des religieux dans le domaine  de santé de la reproduction : L’union dans la diversité

Société
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Entamée lundi dernier, la rencontre des femmes journalistes leaders de l’Afrique de l’ouest, Women’s Edition 2019 se poursuit à Dakar au Sénégal avec des échanges avec des religieux ainsi que plusieurs autres personnes ressources.

 

La journée du mardi a été marquée par plusieurs interventions. Celles du Pasteur Adama Faye, président de l’église luthérienne du Sénégal. Fils d’un Imam, pasteur Adama Faye a expliqué que la bible n’est pas contre la planification familiale, mais qu’il y a des poches de résistance relativement à ce sujet. Il s’est beaucoup appesanti sur la position de son église par rapport à l’importance numérique et la santé reproductive constituent une préoccupation en Afrique. Le Pasteur qui pense que pour  se marier les jeunes doivent atteindre une maturité, a également évoqué toutes   les limites de son église. Il a terminé son intervention en affirmant qu’il y a des défis à relever aujourd’hui pour que notre monde n’aille pas à la dérive.

Intervenant juste après, Imam Sérigne Saliou a précisé que les stratégies utilisées par les religieux peuvent varier mais ne sont pas contradictoires. Il réaffirme que les religieux ont un rôle à jouer dans la société et ils en sont conscients. En somme pour Imam Mahamadou, il y a convergences sur le bien être de l’individu. « Et toutes les voies qui peuvent mener à ce bien être sont les bienvenues si elles ne vont pas contre les textes religieux », a-t-il affirmé.

 

Relativement à la PF, le Sénégal dispose aujourd’hui d’un argumentaire islamique sur l’espacement des naissances. Lors de sa présentation lundi dernier Imam Mouhamadou Kane  co-auteur a largement expliqué le contenu de cet argumentaire et les raisons qui ont conduit à son initiation. Pays à plusieurs confréries, les contractions et les oppositions ont beaucoup alimenté les débats sur la planification familiale au Sénégal où, le taux de mortalité infanto-juvénile est de 75 pour 1000 enfants de moins de 5 ans. Celui de la mortalité maternelle se situe à 392 décès pour 100.000 naissances vivantes.

Partant du rôle important de la PF dans l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant et dans la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile, l’argumentaire est devenu indispensable dans ce pays. Il ressort de ce document qui se référent à plusieurs versets du Coran que ‘’ l’Islam est une religion qui prend en charge l’être humain dans toutes dimensions. Elle place l’être humain au dessus de tout et met l’univers tout entier à sa disposition’’. Répondant à certaines critiques faites à l’Islam relativement à ce domaine, Imam Mouhamadou Kane explique que “c’est une religion qui facilite et non une religion de contrainte” citant une parole du Prophète Mohamed (PSL) lorsqu’il dit : rendez facile et ne rendez pas difficile, attirez et ne faites pas fuir”.

 

 Fatouma Idé, Envoyée spéciale(onep)