Le SNEN appelle au rehaussement de la prime des surveillants et correcteurs

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Selon le Secrétaire général du Syndicat national des enseignants du Niger (SNEN), les conditions de travail des enseignants, surveillants et correcteurs sont souvent négligées dans l’organisation des examens de l’enseignement secondaire. Pourtant, ce sont des acteurs clés dans ce processus, estime M. Issoufou Arzika. C’est pourquoi, le Syndicat National des Enseignant du Niger (SNEN) déplore toujours les conditions de prise en charge du personnel au moment des examens. «En dehors des dispositions matérielles, pour qu’il y ait des examens propres exempts de toute sorte de fraude, le rôle des enseignants se veut impératif. Pour que cela soit, même si par vocation la tâche est assimilable au bénévolat, les meilleures conditions d’exercice s’imposent», rappelle le Secrétaire Général du SNEN, M. Issoufou Arzika. Ce défi, ajoute-t-il, conditionnera l’amélioration de la performance du système, gage de crédibilité du diplôme.

 

Or, la prime des enseignants surveillants et correcteurs n’a pas évolué depuis longtemps, bien qu’en 2016 le syndicat des enseignants ait soumis une proposition visant son rehaussement. Pour l’heure, elle, est selon le SG du BEN/SNEN, de l’ordre de 2000 FCFA par jour pour les surveillants. En conséquence, « certains, ayant mieux à gagner, n’honorent pas leur engagement et souvent, c’est d’autres volontaires qui ne sont pas programmés qui les remplacent. « C’est pourquoi, on enregistre beaucoup d’absences de surveillants pendant les examens », déplore M. Issoufou Arzika qui reconnait que concernant la correction, la prime variant selon le lot de copies corrigées, rassure le personnel.

« L’enseignant doit être dans des conditions, à l’abri des tentations. Si ceux qui ont la responsabilité de veiller de manière rationnelle aux examens crédibles ne sont pas dans des conditions, il y a lieu de craindre des défaillances. C’est notre préoccupation d’éviter un tel manquement, de donner à l’enseignant la place qu’il mérite dans cette chaine où il représente le maillon le plus sensible d’ailleurs », a déclaré le secrétaire général du Syndicat National des Enseignants du Niger. Cependant, M. Issoufou Nouhou, appelle aussi les enseignants à faire preuve de responsabilité, conformément à la déontologie du métier. « S’ils acceptent de le faire même si c’est à zéro franc, qu’ils redoublent d’effort et de vigilance pour assumer pleinement leur partition pour la qualité des résultats», a lancé le SG du SNEN.

 Mahamane Chékaré Ismaël