Diffa : Célébration de la journée nationale des personnes handicapées

Société
Spread the love

Sharing is caring!

A l’occasion de la journée nationale des personnes handicapées célébrée le 31 juillet dernier, une cérémonie a été organisée dans les locaux de la Maison des Jeunes et de la Culture de Diffa. C’est le Secrétaire général du Gouvernorat de Diffa, M. Yahaya Godi qui a présidé cette cérémonie en présence des autorités administratives et coutumières de la région, ainsi que des partenaires au développement. L’édition 2019 a pour thème « Mobilisons-nous pour l’éducation des enfants handicapés dans toute leur diversité ». Des animations culturelles, chants, danses et sketches ont agrémenté cette journée.

 

Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, le Secrétaire général du Gouvernorat de Diffa a rappelé que depuis 1992, le Niger célèbre le 31 juillet de Chaque année, la Journée Nationale des Personnes Handicapées. L’objectif est d’attirer l’attention des uns et des autres sur la situation d’une des franges les plus déshéritées de la population, que sont les personnes handicapées. Cette frange regroupant entre 10 et 15% de la population mondiale selon l’OMS, vit souvent dans des situations insoutenables car obligée d’exposer le côté le plus laid de leur corps afin d’attirer la pitié des passants pour survivre.

Evoquant le thème de cette journée, M. Yahaya Godi a souligné qu’il vient à point nommé. « En effet dans une société où beaucoup de parents rechignent encore à envoyer leurs enfants dits normaux à l’école, que dire de ceux victimes de handicap. Pourtant en son article 15 la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées dont on signale au passage que notre pays a ratifié, stipule qu’un enfant handicapé a droit à une éducation. Un enfant handicapé a droit d’aller à l’école tout comme ses frères et sœurs non handicapés. L’accès à l’école est donc sans discrimination, aucune. Mieux l’Etat doit veiller à ce que les salles de classe soient accessibles aux enfants handicapés » a ajouté le Secrétaire général du Gouvernorat de Diffa, précisant que l’éducation est en mesure d’améliorer considérablement la situation des Personnes Handicapées.

En effet, l’éducation est un des moyens les plus efficaces pour rompre le cycle de discrimination et de pauvreté auquel les enfants handicapés sont le plus souvent confrontés. « Or, des millions d’enfants dans le monde ne vont pas à l’école, la moitié d’entre eux sont des enfants handicapés. L’analphabétisme voire l’ignorance tend à avoir un visage d’enfant handicapé » a dit M. Yahaya Godi. Il a ajouté que cet accès limité à l’éducation est un des moyens les plus avérés de la transmission de la pauvreté d’une génération à une autre. « Inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, l’éducation est un droit humain vital. Elle doit prévaloir même en période de crise ou de conflit comme celle que nous vivons dans notre région. En période de conflit et de crise les enfants sont déscolarisés de force. Dans ce cas une attention toute particulière doit être portée sur les groupes vulnérables et marginalisés notamment les enfants handicapés qui sont les plus susceptibles d’être affectés par le manque d’enseignants correctement formés, de matériels pédagogiques adéquats et d’infrastructures appropriées » a souligné le SG du Gouvernorat de Diffa. M. Yahaya Godi a indiqué qu’au Niger les autorités de la VIIe République sont conscientes de l’importance de la scolarisation de tous les enfants en général et de celle des enfants handicapés en particulier.

En effet dans son discours programme du 7 Avril 2010, le Président de la République SE. Issoufou Mahamadou en traitant de l’éducation déclarait « l’école est gratuite et obligatoire pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans. Je vous rappelle également que le 1er Juin 1998 notre pays a également adopté la Loi N°98-12 portant Orientation du Système Educatif Nigérien (LOSEN) qui stipule en son Article 2 que l’éducation est un droit pour tout citoyen nigérien et que l’Etat garanti l’éducation aux enfants de quatre à 18 ans c’est-à-dire y compris les enfants handicapés » a conclu M. Yahaya Godi.

Mato Adamou ONEP Diffa