Fin à Accra  des travaux de la formation de la mi-année 2019 du programme bilingue  du Consortium for Mothers, Children, Adolescents Health System and Strengthening (COMCAHPSS) : « Le Niger s’inscrit dans une dynamique régionale d’amélioration de la santé maternelle infantile et adolescente en mettant en avant l’utilisation des résultats de recherche », selon Dr Dagobi Abdoua

Société
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Contribuer à l’amélioration et à l’équité des politiques et des interventions en faveur du bien-être des femmes, des nouveaux nés, des enfants et des adolescents (WNCAW) en Afrique de l’ouest en soutenant un leadership multiparti, un plaidoyer tiré des données et la mise en réseau  pour la définition des programmes, la prise de décisions et leur application dans les pays : tel est l’objectif de cette formation qui a regroupé à Accra au Ghana des chercheurs, des prestataires de service de santé,  des professionnels des médias et  des représentants des organisations de la société civile. Cette  formation de la  mi- année 2019  a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme COMCAHPSS qui signifie  Consortium for Mothers, Children, Adolescents Health System and Strengthening. Elle a  réuni les équipes de six (6) pays à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger, le Sénégal et la Sierra Léone dont les points focaux ont déjà pris part à une précédente rencontre à Accra en mai 2019.

 

Selon Dr Elhadji Dagobi Abdoua,  chercheur au Laboratoire d’Etudes et de Recherche sur les Dynamiques  Sociales et le Développement Local (LASDEL) et point focal de ce consortium au Niger, « dans le processus du COMCAPHSS, les équipes pays sont appelées à réaliser des actions de plaidoyer en vue d’accroître l’utilisation des résultats de recherche pour améliorer la santé maternelle et infantile ». Expliquant davantage ce qui est attendu de chaque pays, Dr Abdoua précise que « les équipes doivent préalablement procéder à une étude diagnostic pour déterminer les capacités d’utilisation de ces résultats dans chaque pays. Le point focal du COMCAHPSS dans notre pays affirme qu’en participant à cette rencontre, « le Niger s’inscrit dans une dynamique régionale d’amélioration de la santé maternelle infantile et adolescente en mettant en avant l’utilisation des résultats de recherche ».

Faisant le point de l’école de la mi- année 2019, Dr Dagobi a indiqué que cette formation a débouché sur la mise en place d’une plateforme d’échange entre les chercheurs et les acteurs de terrain autour de la santé maternelle dans chaque pays. « Le processus devra se poursuivre par la réalisation d’une étude diagnostique pour apprécier les capacités d’utilisation des données de la recherche au Niger pour la thématique retenue »,

a-t-il ajouté avant de dire : « nous espérons que la plate-forme restera fonctionnelle et que les différentes parties prenantes qui la constituent pourront travailler la main dans la main afin de mettre à la disposition des décideurs des mécanismes pertinents pour l’utilisation des résultats de recherche dans le processus de prise de décision sur la santé maternelle.

En matière de recherche, le Niger est déjà dans la danse. En effet à travers les recherches effectuées, le LASDEL contribue à la promotion de la santé de la reproduction dans notre pays. « Cette contribution s’effectue par le bais de la recherche. Ainsi, entre 2000 et 2019, les chercheurs du LASDEL ont réalisé de nombreux travaux sur la santé maternelle en milieu rural autant que dans les maternités urbaines de référence. Selon Dr Dagobi Abdoua, ces études portent sur des thématiques très variées comme la référence obstétricale, le métier de sage-femme, la prévention de la transmission mère enfant (PTME), les interruptions volontaires de grossesses, etc. Il

précise que « depuis 2015, le laboratoire met en œuvre un programme de recherche-action sur les réformes en santé maternelle au Niger et au Bénin. Il prend également une part active aux dynamiques régionales sur cette question ».

Le  LASDEL est un laboratoire de recherche en sciences sociales créé en mars 2001. Son siège est à Niamey, mais il dispose d’une antenne à Parakou, au Bénin. Il s’investit principalement dans la recherche empirique de type qualitatif sur des questions à enjeu social et scientifique, mais également, dans la formation, l’encadrement des jeunes étudiants et l’animation scientifique.

 

 Fatouma Idé(onep)