Forum d’information et de planification sur l’initiative «d’une charge élevée à un fort impact» : Mobilisation tous azimuts pour éradiquer le paludisme

Société
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Le Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini a présidé hier matin à Niamey, la cérémonie d’ouverture du forum d’information et de planification sur l’initiative «d’une charge élevée à un fort impact». Ce forum a été organisé par le Ministère de la Santé Publique à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), et le partenariat pour la Lutte contre le Paludisme (RBM).

 

Le Niger s’est engagé à combattre le paludisme en mettant en œuvre plusieurs plans stratégiques dont le Plan National Stratégique actuel qui couvre la période 2017-2021. La mise en œuvre des interventions a permis d’obtenir des résultats encourageants. Selon les statistiques  sanitaires, l’incidence et la létalité du paludisme ont connu une régression significative. Malgré les efforts consentis, beaucoup reste à réaliser du fait que la charge du paludisme demeure toujours élevée dans le pays. Les progrès dans la riposte mondiale contre le paludisme stagnent ces dernières années. Pour impulser  une réponse adéquate, l’OMS a appelé à une nouvelle approche dynamique visant à relancer les progrès de la lutte contre le paludisme dénommée « d’une charge élevée à un fort impact ». Cette initiative concerne 11 pays, dont 10 en Afrique.

L’initiative se fonde par ailleurs sur quatre piliers dont la volonté politique pour réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme à travers entre autres, des structures politiques habilitées qui soutiennent la lutte contre le paludisme ; la responsabilité des acteurs politiques de s’engager et d’agir dans la lutte contre le paludisme ; la traduction de la volonté politique par la mise à disposition des ressources conséquentes à travers l’augmentation de la ligne budgétaire allouée à la lutte contre le paludisme et la mobilisation des ressources multisectorielles ; une forte implication des autorités administratives, coutumières, religieuses en faveur de la lutte  contre le paludisme ; un fort engagement et une participation active du secteur privé, des collectivités, de la société civile à la prévention du paludisme à travers des initiatives locales.

Le représentant de l’OMS, Dr Andrea Bosman a rappelé que l’objectif de l’initiative « d’une charge  élevée à un fort impact » est de faire reculer la paludisme et atteindre les objectifs de la stratégie technique mondiale approuvée par l’Assemblée Mondiale de la Santé en 2015, de réduction de la mortalité et de la morbidité du paludisme de 90% d’ici 2030. En outre, il a indiqué que cette semaine, le débat entre scientifiques et experts du paludisme a tourné autour des dates possibles pour éradiquer le paludisme dans le monde qui reste, pour tous, l’objectif ultime de la lutte antipaludique.

Pour sa part, le gouverneur de la région de Niamey, M. Issaka Hassane Karanta a noté que l’incidence du paludisme a connu une régression significative grâce à la mise en œuvre de plusieurs stratégies d’intervention dont la distribution gratuite  des moustiquaires imprégnées, les passages CPS et les pulvérisations intradomiciaires. Il a souligné également que de nombreux efforts ont été déployés par l’Etat et ses partenaires intervenant dans le domaine de la santé.

 Laouali Souleymane(onep)