Journée internationale de la protection de la couche d’ozone : Le ministre Almoustapha Garba lance un appel à la préservation de l’environnement global et du cadre de vie des populations

Société
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A l’instar de la communauté internationale, le Niger célèbre, ce jour 16 septembre, la journée internationale de la protection de la couche d’ozone. Le thème de cette année est : «32 ans et en voie de guérison». A cette occasion, le ministre de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, M. Almoustapha Garba a livré un message, dans lequel il a évoqué les menaces qui pèsent sur ce bouclier protecteur naturel contre les rayons ultraviolets du soleil, très nocifs pour la santé et la vie sur terre. Selon lui, la couche d’ozone est menacée au quotidien par des substances chimiques notamment les gaz fréons et autres produits halogénés, libérés dans l’atmosphère lors des opérations de maintenance et de réparation des machines à chaleur qui fonctionnent avec ces gaz.

«La dernière évaluation scientifique de l’appauvrissement de la couche d’ozone réalisée en 2018, par les experts des Nations Unies, montre que certaines de ses parties se sont reconstituées à un rythme de 1 à 3% par décennie, depuis 2000, grâce aux efforts de protection mis en œuvre. Ces efforts ont également contribué à la lutte contre le changement climatique en évitant les émissions d’environ 135 milliards de tonnes d’équivalent en dioxyde de carbone entre 1990 et 2010 », a indiqué le ministre. En cette année 2019, ajoute-t-il, le Protocole de Montréal, amorce un tournant décisif pour prendre en compte la dimension changement climatique par l’abandon progressif et contraignant des substances chimiques réglementées ayant un potentiel fort de réchauffement de la terre, signé en 1987, et contribuera encore plus à la lutte contre le réchauffement climatique grâce à l’amendement de Kigali, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2019 et qui devrait permettre d’éviter un réchauffement climatique de 0,5 °C d’ici la fin du siècle.

Le ministre Almousapha Garba, a rappelé que, notre pays n’est pas resté en marge de cet élan de citoyenneté planétaire puisqu’il a adhéré à tous les accords internationaux qui régissent la protection de la couche d’ozone, notamment la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et le Protocole de Montréal. « C’est dans cet esprit, que l’Amendement de Kigali sur la réglementation et l’élimination progressive des hydrofluorocarbures (HFC) a été ratifié par notre pays le 29 août 2018. Ce qui à terme aura des effets bénéfiques sur la protection de nos populations et des écosystèmes face aux effets du changement climatique et sur la déplétion de la couche stratosphérique d’ozone », a relevé le ministre. Aussi, a-t-il poursuivi, le Niger en tant que Partie au Protocole de Montréal a mené avec succès le plan de gestion de fluides frigorigènes, le plan de gestion d’élimination finale des frigorigènes et l’accélération en cours du gel des hydro chlorofluorocarbures (HCFC) qui sont largement utilisés dans notre pays dans les systèmes de climatisation et de froid.

« Ces trois dernières années ont également été marquées par la formation de plus d’une centaine de professionnels du froid en matière de bonnes pratiques de maintenance et en techniques de reconversion des équipements moins polluants et l’adoption d’une règlementation interministérielle sur les quotas d’importation de certains produits chimiques. Cette année, mon département ministériel poursuivra ses efforts dans le renforcement des capacités des acteurs de la filière, notamment ceux du froid et de la climatisation sur l’utilisation du matériel de reconversion aux hydrocarbures des équipements fonctionnant aux autres réfrigérants », a précisé M. Garba. Cependant, a-t-il ajouté, malgré tous les efforts cités plus haut, beaucoup reste encore à faire pour le respect des dispositions du Protocole de Montréal dans les pays en développement en particulier. « Pour y arriver, il revient à tous les acteurs étatiques, aux ONG et associations de poursuivre les efforts de sensibilisation du public, de renforcement des capacités des professionnels sur les bonnes pratiques de maintenance des équipements et d’encourager l’importation des équipements économes d’énergie et accessibles aux ménages nigériens », a préconisé le ministre. Notons que, dans le cadre de cette commémoration, plusieurs séances de formation et de démonstration, sur les produits nocifs à la couche d’ozone, sont prévues à l’endroit des douaniers, des agents du froid, des commerçants et des importateurs.

Mahamadou Diallo(onep)