Séminaire de formation des pairs éducateurs et éducatrices sur le VIH/SIDA en milieu de travail : Pour un environnement de travail plus sécurisé

Société
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La coordination nationale de l’UITA-Niger a organisé le 21 septembre dernier à Niamey un séminaire de formation des pairs éducateurs et éducatrices sur le VIH/SIDA en milieu de travail et restitution sur forme de cercles d’études dans les ministères, services et entreprises. C’est le coordonnateur national de l’UITA Niger M. Abdourhimou Diaouga qui a présidé les travaux à la Bourse du travail de l’USTN en présence des secrétaires généraux des syndicats affiliés à l’UITA, membres de la coordination nationale.

 

Ainsi, après avoir remercié l’UITA pour son soutien constant au programme de formation et d’éducation syndicale sous-régional à ses affiliés, M. Diaouga a saisi l’occasion pour souligner – c’est un rappel – que la législation du travail du Niger a pris en compte dans la loi N°2012-45 du 25 septembre 2012, portant code du travail de la République du Niger ces pathologies à son article 155 qui stipule que : le stress, le tabagisme ; l’alcoolisme, la toxicomanie et le VIH/Sida constituent des risques émergents liés à la santé dans le monde. « Ce qui explique nos efforts sans cesse croissants à continuer à sensibiliser les travailleurs  et travailleuses sur le VIH/Sida », a-t-il déclaré. Du reste devait poursuivre le coordonnateur national, les porteurs sains du VIH, ne sont autres que les personnes apparemment saines et qui ne montrent aucun signe ou symptôme du Sida. « C’est pour cette raison et bien d’autres encore, que le test du dépistage du VIH/Sida s’impose. En ce sens qu’à l’heure actuelle, ce n’est un secret pour personne, le sida en plus d’être un problème de santé publique reste et demeure un grave problème de développement », devait ajouter le coordonnateur national de l’UITA. C’est pourquoi M. Diaouga a invité les séminaristes d’être très attentifs tant il est vrai qu’ils ont le devoir de ventiler et de transmettre  ce qu’ils ont appris au niveau de leurs services respectifs.

 

Dans sa communication, M. Marou Amadou, psychologie clinicien, formateur des formateurs en santé sexuelle et droits humains a dressé le bilan de la situation de l’épidémie du VIH/Sida  dans le monde. Ainsi à la date de décembre 2018, quelque 37,9 millions de personnes vivent avec le VIH/Sida dont 36,2 millions d’adultes et 1,7 millions d’enfants de 15 ans et 770.000 personnes sont décédées de maladies liées au sida dans le monde. Ceci dit, poursuit Marou Amadou, le sida n’est plus considéré comme un problème de santé publique seulement. Mais en fait c’est un problème global, un défi pour le développement, une menace pour la paix, la stabilité politique et la sécurité humaine. Toutefois, devait-il préciser, le VIH/Sida  a un important impact majeur sur les travailleurs et leur famille, sur les entreprises et sur l’économie du pays. C’est à la fois un problème qui concerne le monde  du travail et un défi pour le développement. Sur les entreprises, l’impact est relatif à la chute de la productivité. A l’absentéisme, la retraite anticipée, et les obsèques, viennent s’ajouter l’augmentation des coûts pour l’employeur (assurances de santé – coûts de la formation), la stigmatisation et la discrimination des travailleurs infectés, la réduction des investissements et le freinage du développement des entreprises.

Enfin, il convient de savoir que le VIH/Sida est une menace pour les conditions décentes de travail et les objectifs stratégiques de l’OIT. Une menace à la réalisation de l’objectif majeur du BIT : celui de « Promouvoir un travail décent et productif pour les hommes et les femmes dans le contexte de liberté ; d’équité, de sécurité et de dignités ».

Après toutes les interventions et les exposés, les séminaristes  concrètement outillés ont posé une série de questions aux spécialistes qui les ont davantage éclairés sur les différents thèmes. Visiblement intéressés, les participants à la formation ont pris l’engagement, de par leurs séries de questions, de transmettre à leurs collègues, ce qu’ils ont appris durant ce séminaire de formation. Selon un participant, ce genre de formation doit être répétitif au regard de son importance sur la vie du travailleur nigérien en général.

Dubois Touraoua,Correspondance particulière