Atelier de lancement des études de faisabilité du projet d’électrification rurale de 250 villages au Niger : Accroître le taux d’accès des ménages ruraux à l’électricité

Société
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Le Conseiller Technique de la Ministre de l’Energie, M. Harouna Ibrahim a présidé hier matin dans les locaux de l’Agence Nigérienne de Promotion de l’Electrification en milieu Rural (ANPER), la cérémonie de lancement des études de faisabilité du projet d’électrification rurale de 250 villages au Niger. Cette réunion de haut niveau a pour objectif de partager avec les partenaires techniques et financiers, les acteurs publics et privés (locaux et internationaux) les opérateurs de mini-réseaux, la méthodologie, les choix des localités ainsi que les perspectives de financement et d’investissement qui sont liés aux résultats de ces études. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du président du réseau des parlementaires sur l’électrification rurale, du Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD), du Directeur général et des administrateurs de l’ANPER, ainsi que  de plusieurs invités.

 

Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, le Conseiller Technique de la Ministre de l’Energie a indiqué que cet atelier intervient dans un contexte de mobilisation générale au niveau national, régional et international en faveur de l’accès universel à l’énergie pour qu’elle soit abordable, fiable et respectueuse de l’environnement gage d’un développement durable. Selon M. Harouna Ibrahim, la mise en œuvre du projet 250 villages joint pleinement les objectifs du Programme de renaissance II contenus dans le PDES 2017-2021, de SEM Issoufou Mahamadou sur la transformation du monde rural à travers le développement de l’électrification, avec comme objectif à court terme de porter le taux d’accès des ménages à l’électricité de moins de 1% aujourd’hui, à 10% en 2021 en zone   rurale.

«Ces études de faisabilité portées par l’ANPER, visent à sélectionner des localités bénéficiaires dans les régions d’Agadez, de Tahoua et de Tillabéri, suivant des critères techniques appropriés qui permettront de définir l’option de mise en œuvre technico-économique la plus judicieuse du projet » a ajouté le Conseiller Technique de la Ministre de l’Energie. Il a souligné que cette volonté politique de rehausser de façon significative le taux d’accès à l’électricité en zone rurale s’est traduite par plusieurs réformes intervenues dans le secteur de l’énergie. M. Harouna Ibrahima a enfin lancé un appel à tous les acteurs intervenant dans le domaine de l’électrification rurale à intégrer cette dynamique afin de mieux réussir cette mission.

Auparavant, le Directeur général de l’Agence Nigérienne de Promotion de l’Electrification en milieu Rural, M. Salouhou Hamidine, a rappelé que le Programme de renaissance II vise l’électrification de 1000 villages à travers l’électrification rurale décentralisée et l’extension du réseau national afin d’accroître l’accès à l’électricité et l’amélioration des conditions de vie des populations en zones rurales et d’assurer la performance du secteur économique. Selon M. Salouhou Hamidine, d’ores et déjà 12 projets d’accès à l’électricité sont initiés, développés, et en cours de mise en œuvre par l’ANPER à travers des solutions décentralisées dont la puissance totale à installer atteindra 28,1 MWc à l’horizon 2021. Il a ajouté que la mise en œuvre de ces projets permettra l’électrification de 1194 villages dont 354 villages bénéficieront de kits solaires individuels par ménage, 316 mini-réseaux verts et 116 mini-réseaux  hybrides. « Ainsi 124.111 ménages auront accès aux services électriques modernes pour un coût total de quelques 180 millions de dollars américains » a dit le Directeur général de l’ANPER.

Quant au Directeur général de l’AFD, M. Jean Christophe Maurin, il a rappelé que le financement de ces études intervient suite à des requêtes dont celle du G5 Sahel, et a évoqué les enjeux de l’électrification rurale. «Notre objectif dans le cadre du G5 Sahel est de rassembler les grands bailleurs autour des grands enjeux » a-t-il conclu.

Oumarou Moussa(onep)