Le ministre du Pétrole et celui délégué au Budget répondent aux questions d’actualité

Politique
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La séance plénière du samedi 30 novembre 2019 a été consacrée au contrôle de l’action gouvernementale à travers les questions d’actualité. Il s’agit de l’interpellation du ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado et celui des Finances, représenté par le ministre délégué au Budget, M. Ahmat Jidoud. Les deux membres du gouvernement sont allés respectivement répondre aux questions posées par les députés, Mahamane Sani Lawali et Abdouramane Oumarou. La séance plénière a été présidée par le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, M. Iro Sani.

 

A travers la première interpellation, le député Mahamane Sani Lawali se préoccupe que depuis que, le Niger est devenu producteur du pétrole en 2011, le carburant continue à se vendre cher, et ce, malgré l’engouement que son exploitation a suscité et les différentes souffrances que le peuple endure à cause des prix trop élevés qui en sont appliqués. Il a déclaré que le carburant est vendu moins cher aux pays voisins du Niger, alors qu’il coûte trop dans notre pays. « Le Niger vend son pétrole au Nigéria à 200 ou 250F le litre et nous qui produisons l’acquérons au pays à la somme producteur de 540FCFA le litre ». C’est pourquoi le député veut savoir les mesures que le gouvernement est en train de prendre pour réduire les prix qu’il estime exorbitant pour les consommateurs nationaux.

Dans sa réponse, le ministre du Pétrole a souligné que le pétrole est une ressource épuisable. Ainsi la production journalière du Niger n’est que de 200.000 barils alors que les pays dont il a cité comme exemple produisent jusqu’à 2 millions de barils par jour. Les prix appliqués à l’exportation sont établis en fonction des droits et autres taxes que ces clients payent.

 

En ce qui concerne le député Abdouramane Oumarou, sa préoccupation a porté sur une interview accordée par le ministre des Finances, M. Mamadou Diop dans un média sous régional relayée par les réseaux sociaux. Dans cet entretien, le ministre nigérien des Finances a démenti les propos de l’artiste musicien malien, Salif Keita qui avait accusé la France de soutenir les mouvements djihadistes au Sahel opérant dans le nord du Mali. Pour le député activiste, cette position du ministre Mamadou Diop risque d’empiéter sur le processus de sortie du franc CFA, avec le processus de la monnaie commune, engagé par les chefs d’Etat de la CEDEAO. Le député Abdouramane Oumarou veut exactement connaitre la position réelle du gouvernement  par rapport à la monnaie unique.

Dans ses réponses, le ministre délégué au Budget, M. Ahmat Jidoud, représentant le Ministre des finances, a expliqué que les propos tenus par le ministre Mamadou Diop ont été sortis de leur contexte tout en soutenant que la France n’est pas ce que certains pensent. Selon lui, les pays alliés appuient le Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui constitue aujourd’hui une menace pour toute l’Afrique et aussi les pays européens. « Nous sommes dans une coalition, de mutualisation de nos efforts pour pouvoir arriver au bout de cette nébuleuse terroriste. J’en appelle à tout un chacun d’apporter son soutien afin d’améliorer la coopération», a-t-il expliqué.

La monnaie unique est un processus. Dans les jours à venir le conseil des ministres de la CEDEAO se réunira à Abuja pour faire le bilan de la mise en œuvre de la feuille de route. « Une monnaie ne se réforme pas en une journée. L’objectif est que nous pussions bénéficier d’une monnaie convenable. Le Franc CFA a ses avantages et ses inconvénients. Le plus important est d’aller vers une monnaie qui puisse davantage regrouper des zones économiques et de bénéficier de la Zone de libre-échange continentale africaine », a-t-dit.

 

 Seini Seydou Zakaria(onep)