8ème réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (RAPO), à Cotonou au Bénin : Le Niger attend plus d’engagements, selon le directeur de la PF

Société
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Cette année, les acteurs de la planification familiale composés de représentants des gouvernements des neuf pays du Partenariat, de partenaires techniques et financiers, de leaders religieux, de chefs coutumiers, de membres de la société civile et de jeunes se sont donné rendez-vous à Cotonou au Bénin pour la 8ème réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. Plus de 400 participants prennent part cette rencontre qui a officiellement ouvert ses travaux, mardi dernier à l’hôtel Azalaï de Cotonou.

Au cours des trois  jours de travaux, les participants auront à évaluer les progrès réalisés par chacun des pays, les difficultés et les obstacles rencontrés par toutes les parties prenantes. Ils auront également à identifier des stratégies innovantes pour mieux impliquer les jeunes dans les décisions et les politiques de planification familiale ; à définir les priorités pour 2020, dernière année de la phase d’accélération ; et enfin à se pencher sur l’agenda de la feuille de route post 2020. Le thème retenu pour cette 8ème RAPO est « Les jeunes et le changement du comportement social : Nous en voulons plus ». Plusieurs personnalités se sont succédé à la tribune pour souligner l’importance de ce thème, et de la nécessité d’agir ensemble pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du partenariat de Ouagadougou.

Pour le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement du Bénin, M. Abdoulaye Bio Tchané qui a ouvert les travaux en présence de plusieurs personnalités, les données démographiques révèlent que les jeunes représentent la couche la plus importante des populations de nos différents Etats. « La focalisation des réflexions sur cette couche me semble bien pertinente, au regard du rôle déterminant que la jeunesse devra jouer dans le développement de nos pays », a-t-il estimé.  Dans les secteurs de la santé, de l’éducation et même en politique, les jeunes passent désormais au premier plan. C’est une tendance mondiale et continentale irréversible. « La jeunesse doit être au cœur de nos actions présentes et futures en matière de planification familiale. Si demain, nous voulons avoir une parenté responsable, si nous voulons maitriser la natalité et la mortalité dans nos pays, il faut prendre des mesures en faveur des jeunes. Toute action de notre part en matière de santé reproductive, maternelle ou infantile qui ne priorise pas les jeunes est vouée à l’échec. Agissons alors ensemble pour nos jeune », a-t-il ajouté.

Pour M. Bio Tchané, « le moment est venu d’agir ensemble pour promouvoir la Planification ». Il est « persuadé, que de ce brassage, jaillira la solution qui nous conduira vers des lendemains meilleurs familiaux afin de capturer le Dividende Démographique. Il faut donc que chaque partie prenante s’exprime et donne son avis.

Le Niger qui prend part à cette rencontre est représenté par une importante délégation composée de responsables du Ministère de la Santé Publique, de la société civile, de leaders religieux et de jeunes. Pour le directeur de la Planification familiale au Ministère de la santé publique, le Niger attend beaucoup de cette 8ème réunion du partenariat de Ouagadougou. « Nous attendons qu’il ait plus d’engagements des partenaires techniques et financiers au cours de cette rencontre pour l’accompagnement. Plus d’engagements également des religieux, des jeunes et des autorités ». Dr Issoufa Harou précise qu’en plus des engagements il faut aussi les financements et espère qu’avec ce partenariat, il y aura le dividende qu’il faut pour booster les différents  indicateurs.

Depuis la semaine dernière, les représentants du Niger prennent part à des rencontres des leaders religieux, la société civile et les jeunes. Lundi dernier, le Niger a fait une importante présentation sur  le thème ‘’Accélérer le passage à l’échelle de la planification familiale du Post Partum intégré en Afrique de l’Ouest’’. Le directeur de la Planification Familiale a au cours de cette séance de travail présenté les actions entreprises par le Niger dans ce domaine ainsi que les défis et les perspectives.

Parlant dans un autre cadre de la collaboration entre le Niger et le partenariat de Ouagadougou, Dr Issoufa Harou a indiqué que  les avantages  de notre collaboration  avec le Partenariat de Ouagadougou sont énormes. « Grâce à cette collaboration,  nous avons eu des financements pour porter certaines stratégies. Nous avons également pu créer une Direction de la Planification familiale au Niger et c’est un des dividendes important de notre relation avec le Partenariat de Ouagadougou. C’est aussi grâce au plaidoyer du Partenariat de Ouagadougou qu’il y a eu l’adoption du décret révisant la loi de la santé de la reproduction au Niger qui prend en compte une stratégie à haut impact comme la délégation des tâches » a-t-il expliqué.

« Par rapport au partenariat post 2020, je pense qu’il est important d’axer les actions vers les jeunes,  porte flambeau  de  ce pays,  mais dont les besoins non satisfaits sont énormes. Les jeunes doivent dès maintenant porter ce message parce que la planification familiale est un facteur pour améliorer la santé de la population. C’est aussi un puissant facteur de développement qui peut contribuer à l’atteinte des  Objectifs de Développement Durable. Le Niger a ratifié toutes ces grandes stratégies mondiales. Pour être au rendez-vous, il faut être avec les jeunes, mais aussi les   religieux, les chefs coutumiers, la société civile, les partenaires techniques et financiers », a ajouté le directeur de la Planification familiale au Ministère de la santé publique.

  Fatouma Idé, Envoyée spéciale(onep)