Message du ministre en charge des Affaires Etrangères à l’occasion de la journée internationale de la Francophonie : L’évolution croissante d’un élan commun

Société
Spread the love

Sharing is caring!

 

A la veille de cette célébration, le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur, également Président de la Commission Nationale de la Francophonie, M. Kalla Ankouraou a livré un message dans lequel il  a appelé tous les pays membres à commémorer ce cinquantenaire de la Francophonie. «C’est avec honneur, fierté et avec plus de raison que tous les autres pays membres, que notre pays, berceau de cette organisation dont il a accueilli la création,célèbre cet évènement» a déclaré M. Kalla Ankouraou

Il a par la suite souligné l’importance de la date du 20 Mars 2020 pour notre communauté. Selon ses explications, elle marque le lancement des manifestations commémoratives du cinquantenaire qui s’étaleront sur toute l’année 2020. «  Pour marquer d’une pierre indélébile ce cinquantenaire, notre pays a programmé avec l’accompagnement du Secrétariat Général de  l’OIF, de nombreuses activités, dont le couronnement devrait être un forum de haut niveau avec la participation d’une trentaine de Chefs d’Etat attendus des cinq continents». Malheureusement a-t-il déploré, l’aggravation  de la crise du coronavirus a imposé de réduire les activités et annulé les invitations lancées aux chefs d’Etat des pays fondateurs.  Néanmoins selon lui, quelques activités ont été maintenu, notamment la construction du monument du cinquantenaire, qui se dresse désormais au quartier Poudrière face à la voie express et qui sera réceptionné incessamment ; la diffusion d’un film documentaire et une exposition photos qui rappellent les grands moments de l’histoire de la Francophonie, des conférences débats avec des publics restreints et des activités traditionnellement organisées à l’occasion des anniversaires de la francophonie.

Ayant pour socle la langue française et conçue dans le but de promouvoir la coopération technique et culturelle entre les vingt et un pays (21) qui ont signé la charte fondatrice de l’ACCT à Niamey, le 20 Mars 1970, la communauté francophone, a au fil du temps, renforcé son statut, étendu son espace et a accru sa diversité en termes d’objectifs, asouligné le Ministre. En 2005, rappelle-t-il, l’organisation internationale de la Francophonie est devenue une institution politique à part entière, avec la création en son sein d’un poste de Secrétaire Général. Aujourd’hui, cette organisation compte 88 Etats et gouvernements membres et intervient dans des domaines aussi multiples que variés dont entres autres, la promotion de la langue française, la diversité culturelle et linguistique, la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme, l’éducation et la formation, le développement durable et la solidarité, la culture numérique, la promotion de la jeunesse et l’Egalité hommes/femmes.

En effet, a soutenu M. Kalla Ankouraou, la célébration de ce demi-siècle d’existence de cette organisation, est le fruit d’une très grande vision de ses pères fondateurs, les présidents Diori HAMANI, Léopold Sédar SENGHOR, Habib BOURGUIBA et sa Majesté Norodom SIHANOUK «c’est le lieu de leur rendre un Hommage bien mérité pour les valeurs combien positives et précieuses, dont ils nous ont légué l’héritage » a-t-il indiqué.  M. Kalla Ankouraou a par ailleurs affirmé qu’il est  prévu que ce cinquantenaire soit également célébré tout au long de l’année 2020 dans tous les pays francophones et sur le  même thème avant d’ajouter que «ce thème nous permet de voir l’évolution sans cesse croissante de notre élan commun d’une part et d’autre part de questionner son avenir dans un monde de diversité culturelle», a-t-il  estimé.  Enfin,  a-t-il poursuivi «ce cinquantenaire constitue pour nous une heureuse occasion de nous pencher sur nos idées, nos pensées, nos préoccupations, nos convictions, nos espoirs, les valeurs communes héritées et ce, dans un élan de solidarité.  Le moment est venu de faire  le point sur ce que la Francophonie institutionnelle doit à ses pères fondateurs» a conclu le ministre Kalla Ankouraou.

 

Aminatou Seydou Harouna(onep)