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Dossier


PREFET-MAGARIA-23Nous vous remercions de l'intérêt que vous accordez à notre département à savoir le département de Magaria. Notre entité administrative se situe dans la bande Sud de la région de Zinder couvrant une superficie de 3.699 km2. Sa population est estimée à 579.181 au Recensement Général de la Population et de l'Habitat de 2012 avec une densité de 158 habitants/km2. Le département de Magaria est limité à l'Ouest par le département de Kantché, à l'Est par le département de Doungas, au Nord par le département de Mirriah, et au Sud par la République Fédérale du Nigéria. Sur le plan administratif, le département compte sept communes au nombre desquelles la commune urbaine de Magaria et six communes rurales à savoir Bandé, Dantchiao, Kwaya, Sassoumbroum, Wacha et Yékoua. Le département comprend quatre cantons notamment celui de Bandé, Dantchiao, Wacha et Magaria. Il comprend trois groupements nomades dont celui de kakitama, Maïdamoussa et celui de Sassoumbroum. Le département se trouve dans la zone sédentaire. Les principales activités des populations sont l'agriculture, l'élevage et le commerce. La population est essentiellement composée de haussas, de touarègues et de peulhs qui vivent en parfaite cohésion.

Quelles sont les relations que vous entretenez avec les localités frontalières de la République Fédérale du Nigéria ?
Nous pouvons vous rassurer que nous entretenons des bonnes relations avec nos voisins du Sud. Dans le cadre de la CEDEAO, il a été mis en place le corridor permettant de garantir la libre circulation des personnes et des biens entre nos localités respectives. Nous travaillons parfaitement à travers ce corridor avec les localités de Babura et Daoura. Nous avons une patrouille frontalière de la police frontalière de Tinkim qui œuvre bien avec la patrouille frontalière de Babura en vue de coordonner et de maîtriser la situation tout au long de la frontière. Nous avons récemment rendu une visite de courtoisie au premier responsable de Babura avec qui nous avons passé en revue la question sécuritaire. Nous avons décidé à cet effet de conjuguer nos efforts tout au long de la frontière pour endiguer le banditisme résiduel. Les résultats sont aujourd'hui satisfaisants.
Comment se présente la situation sécuritaire de manière générale dans le département de Magaria ?
Nous profitons d'ailleurs pour vous dire que le département de Magaria de manière générale connait une situation appréciable. Nous enregistrons seulement des vols liés au vol de bétails et des escalades des murs par des petit bandits. Depuis 2012, grâce au pragmatisme du Président de la République à travers son vaste programme de renaissance, le gouvernement a mis des moyens conséquents à la disposition des autorités départementales. Le département a été doté de moyens ayant permis d'organiser des patrouilles mixtes qui opèrent 30 jours sur 30. Ces patrouilles sillonnent le département en profondeur pour assurer la sécurité des populations et de leurs biens. En outre, il est important de préciser que ces patrouilles ont obtenu de très bons résultats. La sécurité est aujourd'hui garantie dans le département.

Le département a-t-il bénéficié d'autres appuis de la part de l'Etat dans le cadre du programme de renaissance du Niger initié par le Président de la République ?
Vous avez constaté de vous-même l'état dans lequel se trouve aujourd'hui la route Magaria-Zinder-Frontière Nigéria. Pour ceux qui connaissaient cette route, ils ont toujours en mémoire le calvaire qu'ils ont enduré avant sa réhabilitation. Nous avons maintenant une route entièrement bitumée. Cela a permis d'améliorer le trafic entre le département de Magaria et d'autres localités. Vous allez constater par exemple qu'il y a des camions qui passaient par Matameye et qui ont aujourd'hui changé d'itinéraire en empruntant la route de Magaria. De même que les camions qui vont en direction du Tchad. Les activités ont repris sur ce tronçon et les échanges commerciaux sont renforcés.
Le département a également bénéficié d'une voirie urbaine de 5 km dont les travaux sont en cours de réalisation. Dans le domaine de l'Education, nous avons bénéficié entre autres de classes construites en matériaux définitifs, de fournitures scolaires, de la formation du personnel. S'agissant du secteur de l'agriculture, nous avons obtenu plusieurs tonnes de semences de qualité, d'engrais, de pesticides. Il a été aussi construit des magasins de stockage. Des groupements féminins ont reçu dans le secteur de l'élevage des appuis en petits ruminants. Nous pouvons vous rassurer que l'Etat a mis à la disposition du département des ressources ayant contribué à l'amélioration des conditions de vie de nos populations. Il serait difficile de quantifier le nombre d'appuis que nous avons reçu et que nous continuons à recevoir de la part de l'Etat et de ses partenaires. Nous exprimons nos sincères remerciements au Chef de l'Etat pour ses soutiens multiformes à l'endroit de nos populations. Par ailleurs, le département de Magaria qui est essentiellement agricole a enregistré cette année un excédent pluviométrique. Cela nous a permis d'identifier des villages à risques à l'issue de l'examen du service de l'agriculture. Ce qui expose ces villages au risque d'être classés parmi les villages déficitaires. Après l'analyse finale, ils auront peut être besoin d'être appuyés à travers la vente à prix modéré, la distribution gratuite ciblée, les opérations de récupération des terres, etc, par l'Etat et ses partenaires. Grâce aux efforts de l'Etat et ses partenaires, on peut dire que la migration clandestine a significativement baissé. Les populations exercent les cultures irriguées du fait que le département dispose de ressources en eau. Quand vous prenez, à titre illustratif, les communes de bandé et de Wacha, à presque chaque 5 km, on trouve des mares. Ce qui a amené les populations grâce au soutien des partenaires à mettre en valeur ces ressources en produisant diverses cultures comme celle des fruits et des légumes, ainsi que des produits vivriers à savoir le maïs, le riz. Nous nous réjouissons que les populations se soient intéressées aux activités locales au lieu de se livrer à la migration qui a des conséquences socio économiques dans le département.

M. le préfet, la région de Zinder a accueilli cette année, les festivités de la fête tournante entrant dans le cadre de la commémoration de la proclamation de la République, quelles sont vos impressions ?
C'est une très bonne chose pour notre région d'avoir abrité cette fête. Cela cadre avec le volet rénovation des centres urbains du programme de renaissance du Niger initié par le Président de la République. Après les autres régions du pays, c'était le tour de Zinder de bénéficier d'infrastructures modernes qui ont métamorphosé la ville dans le cadre de Zinder Saboua. Il s'est agi à travers les investissements faits d'améliorer les réseaux routiers, les transports, les conditions de vie socio-économique de citoyens. Au nombre des infrastructures réalisés, la voirie urbaine, la construction de la tribune officielle, la Case de passage présidentielle, les villas ministérielles, la réhabilitation de l'aéroport, le palais du sultan, la Maison des Jeunes et de la Culture, etc. Nous sommes heureux que Zinder soit dotée de toutes ces belles infrastructures. Nous remercions infiniment le Président de la République SE Issoufou Mahamadou. Nous demandons aux populations de Zinder de s'investir pour préserver et consolider les acquis.

Parlant du recouvrement des taxes, comment se présente la situation dans le département de Magaria ?

Il est important de rappeler que le taux de recouvrement fiscal est faible dans le département. Les populations sont réticentes quand il s'agit de s'acquitter de leur devoir, pourtant l'Etat est à pied d'œuvre pour remplir sa part du contrat en créant les conditions de plein épanouissement des populations. Sur l'ensemble du département, les maires se plaignent de l'incivisme fiscal ainsi que le service des impôts. A cet effet, nous avons demandé en 2017 aux maires la situation concernant le recouvrement des taxes de leurs localités respectives. Il a été relevé des chefs de villages et de tributs qui sont redevables de six (6) ans voire sept (7) ans. Nous avons mis à la disposition des receveurs communaux des éléments des FDS pour qu'ils puissent procéder au recouvrement sachant que ces ressources sont vitales pour les communes et le département en général. Ce sont surtout ces ressources qui aident à financer les secteurs du développement des communes, du département et du pays de façon globale. Nous avons aussi tenu des réunions avec les chefs traditionnels afin qu'ils appuient les responsables administratifs à assurer le recouvrement. Nous estimons que nos démarches entreprises vont être un tremplin dans le changement de comportement des populations en matière de civisme fiscal.

Par Laouali Souleymane , envoyé Spécial(onep)
15/02/19

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