Le Sahel

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L'air du temps


assane-soumanaDe longues files d'automobiles s'étendant à perte de vue, avançant pare-choc contre pare-choc à pas de tortue ; des motos, charrettes asines ou à bras, vélos et piétons, se faufilant entre les rangées de véhicules. Depuis des mois, tel se présente le décor du trafic routier dans le centre-ville de Niamey. L'atmosphère est surtout torride aux heures de pointe, notamment le matin au moment où tous les travailleurs convergent vers les lieux de service, et dans l'après-midi l'heure de la descente. Aux ronronnements des moteurs à bout de souffle (pour certains en pleine surchauffe), vient s'ajouter le concert des coups de klaxons incessants, enivrant davantage l'exacerbation des conducteurs, eux-mêmes à bout de nerf. Mais, il n'y a vraiment rien à faire, sinon que de prendre son mal en patience en cessant de compter les minutes et les heures, et espérer que la file avance, mètre après mètre, jusqu'au bout de... l'entonnoir !
Oui, il était bien entendu que le déroulement des travaux de construction de la voie express, qui va de l'aéroport jusqu'au rond-point Justice, n'irait pas sans poser de sérieux désagréments pour les usagers en affectant ainsi le trafic routier au sein de la capitale en ses points le plus névralgiques. Aujourd'hui, il est pratiquement difficile, en tout cas très pénible, de circuler dans la zone concernée par les travaux.
Sachant que cette zone constitue le trait d'union presque incontournable entre presque tous les quartiers de la ville et la zone administrative, vous imaginez aisément la gravité de l'impasse qui règne. Car, il se trouve que la plupart des voies principales permettant d'aller de part et d'autre de la voie en chantier sont fermées, créant des scènes d'embouteillage monstre dont les tentacules s'étendent dans toutes les rues et ruelles des quartiers avoisinants. Et devant la persistance de la situation et l'ampleur des désagréments, les usagers ruminent mal leur colère. Certains vont jusqu'à se demander si c'est la Satom, cette même société qui a toujours travaillé à Niamey et dans d'autres villes du Niger, sans jamais perturber le trafic, qui est à la manœuvre. La question mérite quand même d'être posée...
Pourtant, le jeu en vaut la chandelle ! Car, une fois les travaux achevés, cette voie express redonnera, et ce définitivement, un grand sourire aux usagers, avec toute la garantie de décongestionnement et de fluidité du trafic qu'elle apportera dans la vie quotidienne des Niaméens. En attendant, il nous revient de garder patience et d'espérer une fin rapide des travaux avant le grand rendez-vous du Sommet de l'Union Africaine, Niger 2019.

Assane Soumana(onep)

Publié dans L'air du temps
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