Le Sahel

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Signature de convention au Ministère du Plan : 21 milliards de francs CFA pour renforcer les capacités du secteur public en prestation de services


siganture26,1 millions de Droits de tirage spéciaux, soit 21 milliards de francs CFA, c'est le montant d'un don accordé par la Banque mondiale à notre pays. L'accord de don a été signé le mardi dernier dans la soirée au ministère du Plan à Niamey. Cet appui est destiné au financement du Projet de renforcement des capacités et de la performance du secteur public pour la prestation de services (PCDS). C'est la ministre du Plan Mme Kané Aichatou Boulama et le Représentant Résident de la Banque mondiale au Niger M. Siaka Bakayoko qui ont apposé leurs signatures sur les documents de convention en présence du ministre Délégué au Budget M. Ahmat Jidoud, de la coordonnatrice du PCDS, des cadres des ministères du Plan et des Finances.
D'après le Représentant résident de la Banque mondiale, ce financement fait suite à la restructuration du projet PCDS, un processus d'une rare complexité selon les termes de M. Siaka Bakayoko, mais qui s'est déroulé en un temps record grâce à l'excellente collaboration entre l'Administration nigérienne et les services de la Banque mondiale. En effet, plus 500 personnes, parties prenantes au projet, ont été consultées et des analyses complémentaires ont effectuées par les équipes de la Banque mondiale et de l'Administration. Ce qui a permis de retenir trois composantes complémentaires au PCDS à savoir l'amélioration de la gestion des ressources humaines, le renforcement de la gestion des Finances publiques et la gestion du changement.
«Les activités qui seront réalisées dans le cadre du projet permettront d'appuyer l'administration dans la poursuite de ses réformes dont la mise en œuvre est devenue indispensable pour le pays » a estimé M. Siaka Bakayoko qui s'est félicité de la qualité de la collaboration entre les cadres nigériens et les services de la Banque Mondiale d'une part et de l'implication personnelle des ministres en charge du Plan et des
Finances d'autre part. Un point de vue partagé par la ministre du Plan. « La restructuration du PCDS a été engagée pour refléter la nécessité d'investir de façon significative sur les fondamentaux de la gestion publique en vue de créer les capacités nécessaires de prestation de services» a souligné Mme Kané Aichatou Boulama.
La ministre d'énumérer ensuite les dysfonctionnements qui subsistent dans la gestion des finances publiques et des ressources humaines de l'Etat qui, dit-elle, affectent la performance des services. Ces dysfonctionnement ont pour noms l'obsolescence de procédures de gestion, le manque de données fiables et consolidées sur les ressources de l'Etat ; l'aboutissement de la réforme introduite par la loi organique aux Lois de finances (LOLF) ; la faible consolidation du programme d'investissement ; les pratiques de passation de marchés ; les tensions de trésorerie et surtout la gestion du changement. A cela il faut ajouter selon la ministre, le fait que les fonctionnaires n'ont pas accès à une formation continue de qualité ou à des systèmes modernes d'administration publique leur permettant de travailler efficacement.
En somme, «les insuffisances du système de gestion des finances publiques, telles que reflétées par l'Examen de la gestion des dépenses publiques et de la responsabilité financière (PEFA) réalisé en 2016, limitent considérablement la capacité de l'administration à gérer efficacement les investissements publics et la prestation de services » précise Mme Kané Aichatou Boulama. Aussi malgré les efforts et les reformes engagés par le gouvernement, la capacité d'absorption dans notre pays reste encore un défi à tous les niveaux de l'administration. Les trois composantes du PCDS ainsi restructuré viennent en réponse à cette situation.
L'efficacité des dépenses publiques à travers les questions de planification-budget programme ; la passation des marchés ; la gestion de la trésorerie et la transparence. La composante Efficacité de la gestion des ressources humaines de l'Etat sera réalisée à travers la modernisation des procédures ; l'adéquation poste/emploi ; l'évaluation de la performance et la base de données des effectifs. Enfin, la gestion du changement aborde des aspects relatifs à la mutualisation des
systèmes d'information et l'interconnexion de l'administration publique ; l'opérationnalisation du système national de suivi-évaluation et le leadership pour le changement. « La signature de cet accord de don constitue aujourd'hui, la traduction concrète de l'engagement de la Banque mondiale à accompagner le gouvernement dans ses efforts de renforcement de la prestation des services publics e vue d'une amélioration de la capacité d'absorption de notre économie » a estimé la ministre du Plan.
Le PCDS est rattaché au ministère des Finances et sera mis en œuvre par une unité de gestion, un ensemble de points focaux dont les Ministères en charge des Finances, du Plan, de la Fonction publique, de la Santé, de l'Education ainsi que par une équipe de la Direction générale des impôts (DGI) responsable de la mise en œuvre du volet
Financement axé sur les résultats. Il faut enfin noter que la restructuration de ce projet a été approuvée le 14 novembre 2016 par le Conseil d'administration de la Banque mondiale.

Siradji Sanda(onep)
www.lesahel.org

AG/ONU

Editorial

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