Le Sahel

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Insalubrité urbaine


image-3A une heure indue de la nuit, nombreux sont les noctambules qui voient ces braves hommes et femmes s'activer à nettoyer, ramasser et collecter des déchets plastiques et solides qui envahissent les grandes rues de la ville de Niamey. Eux, ce sont des ouvriers de la société Balarabé Assainissement. Une société dirigée par M. Souley Oumarou, et qui s'occupe de la salubrité urbaine, de l'évacuation des ordures de la ville et de l'entretien des maisons et des bureaux.
Niamey baigne dans l'insalubrité. Pour suivre certaines voies, les piétons sont obligés de boucher leurs narines, les automobilistes eux, sont contraints de faire des détours à cause des tas d'immondices qui ressemblent souvent à des collines qui jonchent certains coins de Niamey. Tous les quartiers sont concernés : Aéroport, Sonuci Gamkallé, Goudel.
La société de M. Souley Oumarou veille à la bonne salubrité de tous les cinq arrondissements de Niamey par différentes actions.
Chaque jour, indique M. Souley Oumarou, des ordures considérables, composées de déchets solides et plastiques, sont déversées par les populations sur les abords des routes, dans les marchés etc. Et c'est la raison pour laquelle ''Balarabé'' a décidé d'entreprendre des opérations de salubrité, avec l'aval de partenaires comme la communauté urbaine de Niamey.
L'objectif de cette société, c'est d'inciter les populations à rendre leur cadre de vie salubre et faire la promotion des emplois de proximité au profit des populations démunies.
Aussi, ces braves hommes et femmes employés par ''Blarabé'' consacrent chaque une partie de leur temps au nettoyage des zones ciblées, au curage des caniveaux et au balayage des rues.
''Sur chaque axe, près de 20 balayeurs en moyenne, procèdent au nettoyage munis de kits composés notamment de pelles, de brouettes, et aussi de brosses à cause du sable qui se trouve sur les bordures des voies goudronnées'', affirme M. Souley Oumarou.
''Nous ne sommes pas là dans un but politique, mais nous agissons pour contribuer à rendre notre environnement vivable'', tient à préciser le directeur général de cette société créée en août 2015, et qui ajoute que l'implication de tout le monde est nécessaire au regard de l'insalubrité criante dans la ville de Niamey.
Dans son plan d'actions contre l'insalubrité de la ville, la société envisage la mise à la disposition des ménages de sacs-poubelles, après souscription d'un abonnement de 2500 FCFA par mois et par ménage. Déjà, au niveau du quartier Cité Fayçal, 60% des ménages touchés pour la question de la pré-collecte et des poubelles ont adhéré à l'initiative.
Ce travail nécessite des équipements adaptés, et c'est dans ce cadre que la société a acquis, sur fonds propres, tout le matériel nécessaire, dont du matériel roulant.
''Nous avons commencé avec 20 manœuvres, et à ce jour, Dieu merci, Balarabé emploie 700 personnes dont plus de 100 agents permanents avec des contrats. Dans chaque commune, nous donnons aux équipes un rendez-vous sur un axe précis, et les agents travaillent au maximum pendant 5 heures, de 22 heures à 2 heures du matin.
Pour appuyer ses propos, il a pris l'exemple de Haraobanda où la société déploie une dizaine d'équipes, chacune composée de 20 personnes.
''Chaque soir, on cible une zone bien déterminée et cela, dans toutes les communes où nos équipes s'organisent pour faire le balayage des rues, et spécialement sur la voie de l'Aéroport jusqu'au Rond-point Hôpital, surtout lors des sorties du Président de la République'', indique-t-il.
''Nous avons un défi à relever, celui de convaincre les populations à partager la notion de propreté'', indique le promoteur de Balarabé qui ajoute que la propreté est une chose indispensable qui doit tenir à cœur chaque citadin, car notre santé en dépend.''
Souley Oumarou affirme qu'afin d'assainir l'environnement, leur association a initié un programme de salubrité publique de 6 jours sur 7 qui mène des actions de nettoyage collectif dans les quartiers et sur les abords des rues, et cela depuis plusieurs années. C'est, dit-il, leur contribution à la mise en exécution des recommandations du Programme de la Renaissance Acte II du Président de la République.
Parlant du Programme Niamey Nyala, le DG rappelle qu'il faut assurer les mesures d'accompagnement à travers des actions d'aménagement, notamment la construction des infrastructures, le décongestionnement de la voie publique, la mise en place d'un système efficace de salubrité publique, l'embellissement de la ville, etc.
Certes, reconnait-il, il y a eu un grand changement sur le plan des infrastructures, mais sur le plan salubrité, beaucoup reste à faire. Aussi, M. Souley Oumarou a beaucoup insisté sur la mise en œuvre du programme ''Niamey Nyala'', qui indique-t-il, nécessite tout naturellement des mesures adéquates, au regard des grands projets qu'il englobe.
''Nous avons vu le déguerpissement de certains commerces, panneaux et pancartes de la ville, la construction des monuments, mais il reste à prévoir des nouvelles décharges et des centres de traitement de déchets, l'aménagement des boulevards, des carrefours et des espaces verts'', a-t-il dit espérant qu'avec les accords avec la France tout récemment, les lignes vont commencer à bouger.
Et, pour les riverains de la voie qui mène à Torodi, cette initiative de la société est à encourager et à soutenir par les autorités publiques. Balarabé est une référence, ses actions sont salutaires car notre goudron fait partie de l'un des plus propres de Niamey, grâce prestations de cette entreprise. Je vois souvent les ouvriers dégager le sable qui se trouve aux abords du goudron avec des pelles et des brouettes'', se réjouit Ali, un monsieur rencontré non loin de cette société dont les actions suscitent de plus en plus un intérêt grandissant et doivent être prises pour modèle dans d'autres quartiers de Niamey.
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
www.lesahel.org

AG/ONU

Editorial

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lundi 9 janvier 2017

Editorial : Pari gagné !
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