Le Sahel

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4ème Session de la Commission paritaire entre la République du Niger et la République du Mali : Poser les bases d'une délimitation effective de notre frontière commune


sessionLa 4ème session de la Commission mixte paritaire pour la matérialisation de la Frontière entre la République du Niger et la République du Mali se tient, depuis hier à Niamey. C'est le Conseiller Technique du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Alassane Seyboun, qui a présidé la cérémonie d'ouverture en présence du chef de la délégation malienne, M. Aboubacar Saddick Djiré, ainsi que du Secrétaire Permanent de la Commission Nationale des Frontières, M. Mamadou Mounkaïla et son homologue du Mali, M. Ladji Sogoba.
Pour rappel, la Commission Mixte Paritaire pour la Matérialisation de la Frontière entre la République du Niger et la République du Mali créée depuis 1988, a seulement depuis sa création tenu quatre (4) sessions dont la dernière remonte à septembre 2004. Au cours de cette rencontre, il est question d'aborder entre autres questions relatives à la délimitation et la démarcation en procédant à l'état des lieux et perspectives ; le renforcement des capacités à travers des échanges d'expériences ; l'actualisation de la planification bilatérale ; et les questions diverses.
Le Conseiller Technique du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des affaires Coutumières et Religieuses, M. Alassane Seyboun, en prononçant son allocution, a indiqué que les raisons de cet état de fait sont à rechercher dans des considérations d'ordre essentiellement politique et sécuritaire. En effet, il a rappelé que nos deux (2) Etats ont connu ces trois (3) dernières années, de multiples soubresauts sociopolitiques marqués entre autres par des périodes d'exception, de rebellions armées, la crise libyenne et le terrorisme , toutes choses qui ont impacté de manière négative la mise en œuvre des différentes recommandations issues des assises de la Commission mixte paritaire pour la matérialisation de notre frontière commune. Ajoutons aussi que notre frontière fait encore de nos jours face à une recrudescence de la criminalité transfrontalière organisée caractérisée par des attaques terroristes, les vols de bétail, les trafics d'armes à feu et de drogues.
Selon M. Alassane Seyboun ce tableau peu reluisant qu'offre la frontière commune à nos deux (2) pays doit renforcer davantage la volonté de lutter contre ces différents fléaux en vue d'assurer la paix et la sécurité, seules conditions d'un développement intégré de notre zone frontalière. « Il s'agit donc pour nous d'envisager des mesures à même de surmonter ces écueils afin d'inscrire résolument nos actions en vue d'une délimitation effective de notre frontière commune. Il va s'en dire que cette délimitation s'inscrit dans l'optique de faire des frontières africaines de véritables passerelles d'intégration socio-économique au profit des populations» a-t-il déclaré. Auparavant, le chef de la délégation malienne, M. Aboubacar Saddick Djiré, s'est félicité de l'accueil exceptionnel qui a été réservé à sa délégation. Pour sa part, le secrétaire permanent de la Commission des Frontières du Niger, M. Mamadou Mounkaïla, a rappelé que les espaces frontaliers doivent être des points de sutures essentiels entre les Etats, un bassin de vie entre les communautés qui y vivent. Il s'avère nécessaire que la conception et la mise en œuvre des politiques nationales de gestion des frontières s'opèrent dans un environnement de synergie et de collaboration entre les structures en charge de la gestion des frontières.
« C'est dans cette disposition d'esprit que nous avons inscrit dans notre plan d'action bilatéral la tenue de cette rencontre qui sera l'occasion de capitaliser les nombreuses stratégies de coopération transfrontalière adoptées par les communautés économiques régionales ou sous régionales depuis l'adoption par la Commission de l'Union Africaine de la Convention de Niamey» a-t-il noté. Selon lui, ces différentes stratégies doivent servir de creuset à la promotion de la coopération transfrontalière à travers le programme frontière de l'Union Africaine qui permet d'engager sainement le processus de coopération et d'intégration.
M. Mamadou Mounkaïla, a conclu que dans cette perspective, ils peuvent compter sur la Coopération allemande qui, dès la mise sur pied du programme Frontière de l'Union Africaine (PFUA), le 7 Juin 2007, s'est résolument engagée auprès des Etats africains pour la mise en œuvre du nouveau paradigme des frontières africaines.

Laouali Souleymane(onep)
11/08/17

AG/ONU

Editorial

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