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Portrait/Abdoulaye Adamou Mato Ingénieur de son, régisseur Général et scénographe nigérien : «Le manque d'implication des compétences locales dans la réalisation sonore des cinéastes nigériens est à déplorer»


cultureAvec plusieurs stages à son actif au Niger et des bourses d'études de l'Institut Imagine au Burkina Faso et de l'Organisation International de la Francophonie (OIF), Abdoulaye Adamou Mato s'est spécialisé dans l'art de la scène et radiophonique, en studio, en régie son et lumière au Centre Arabo Africain de Formation et de Recherche Théâtrale en Tunisie.
L'évolution technologique dans l'audiovisuel a poussé Abdoulaye Adamou Mato pour maîtriser les étapes de production sonore pour pouvoir répondre et se conformer aux exigences des festivals, des chaînes de radio, de télévision, des salles de cinéma, des auditeurs et des téléspectateurs.
Très tôt, ce jeune certifié en réalisation sonore (montage, mixage, supervision sonore) s'est adonné dans la perfection sonore en faisant de ce métier, son gagne pain quotidien. Selon Abdoulaye Adamou Mato, créer un univers sonore (bruitage, mixage) ou le concevoir, nécessite un travail préalable de réflexion en fonction des lieux de tournage et en collaboration avec le réalisateur ou le metteur en scène. « Pour superviser toute la chaîne de la production, vraiment, il faut utiliser toute les possibilités de donner une immersion aux spectateurs, de restituer les éléments sonores, car le son est un personnage à part entière. Ce n'est pas uniquement une parole, c'est une harmonie, de l'homogénéité» souligne t-il.
Mixeur, scénographe, régisseur et ingénieur de son dans plusieurs productions théâtrales et audiovisuelles, dont Bureaucratie d'Amadou Edouard Lompo et La colère dans le vent de la jeune réalisatrice Amina Weira, Abdoulaye Adamou Mato déplore le manque d'implication des compétences nigériennes dans la réalisation sonore des cinéastes nigériens. Ces derniers préfèrent faire appel aux compétences étrangères qui n'arrivent même pas à son niveau de professionnalisme. Et c'est pourquoi, on constate souvent un sérieux problème de son dans les productions. Abdoulaye Adamou Mato travaille plus sur les coproductions. Il observe que certains cinéastes nigériens sont très complexés. «Malgré toute l'expertise sur place, ils courent pour aller mixer hors du pays et cela ne profite pas au professionnalisme des métiers du cinéma et de l'audiovisuel» dit-il. C'est pourquoi il appelle les professionnels de l'audiovisuels à avoir confiance aux compétences du pays pour le meilleur des métiers du son.

Youssoufa Halidou Harouna (stagiaire)
06/09/17

AG/ONU

Editorial

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