Le Sahel

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Le paludisme : Des efforts soutenus dans la lutte contre la pandémie


d-1Le paludisme est une maladie parasitaire qui constitue un problème de santé publique au Niger, au regard du nombre des cas que nos formations sanitaires enregistrent chaque année en période hivernale caractérisée par la prolifération des moustiques. Il est la première cause des maladies mais surtout des mortalités des enfants de moins de cinq (5) ans et des femmes enceintes dans notre pays.
Selon les explications données par le médecin chef du District Sanitaire Niamey I, Dr Mahamane Maman Sani, le paludisme est une maladie qui cause de sérieux problèmes de santé publique surtout en période hivernale.
En effet, selon Dr Mahamane Maman Sani, il existe plusieurs formes de paludisme dont on peut retenir véritablement deux (2). D'abord la forme simple qui se manifeste par les maux de tête, des douleurs articulaires ou arthralgie ; ensuite la deuxième forme qui se manifeste par des sensations de fièvre, de la fatigue ou asthénie. Mais, il y a bien d'autres signes qui peuvent accompagner ceux-là, et si la maladie n'est pas traitée, elle peut évoluer vers la complication.
"Dès que ces signes s'associent à une diminution de la quantité du sang qu'on appelle anémie, ça devient grave et c'est un certain nombre de critères cliniques que l'agent de santé ou le médecin peut mettre en évidence à travers les examens cliniques ou même biologiques" a précisé Dr Mahamane Maman Sani.
Parlant de neuro-paludisme, le médecin chef du District Sanitaire Niamey I a expliqué que c'est quand le paludisme touche le système nerveux, lorsque le germe est inoculé dans l'organisme humain et envahit le globule rouge, qui a pour fonction d'apporter l'oxygène à l'organisme. « Une fois envahi, ce globule devient insuffisant, détruit parfois par le parasite ou même il bouche certains petits vaisseaux comme le capillaire et donc le sang n'arrive plus à irriguer le cerveau. Ce qui du coup entraine des manifestations d'ordre neurologique qui commencent par des convulsions voire le coma ».
S'agissant de la prévention, Dr Mahamane Maman Sani a affirmé que plusieurs mesures d'élimination du paludisme sont en train d'être envisagées. Et cette élimination ne peut être atteinte que quand on prend des mesures idoines de prévention. "Il s'agit d'abord d'éviter le contact entre les moustiques et l'homme, rendre salubre notre environnement de vie. Quand on sait que l'insalubrité attire les moustiques, individuellement, en dehors des efforts des autorités, chacun doit prendre ses précautions en balayant chez lui et ne pas laisser des flaques d'eaux partout. Il faut aussi ajouter l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticides à longue durée d'action qui est primordiale". Pour ce faire, explique le médecin chef du District Sanitaire I, rien que l'année passée au Niger, tout le monde a eu des moustiquaires. Actuellement, a indiqué Dr Mahamane Maman Sani, dans les formations sanitaires, on en donne à toutes les femmes qui viennent pour les consultations prénatales et à tous les enfants qui viennent pour la vaccination.
Il y a aussi la chimi-prévention qu'on administre aux personnes vulnérables en période de haute transmission, notamment les femmes et les enfants. Elle consiste à donner des produits à des enfants chaque mois pour pouvoir les prévenir mais aussi une certaine dose de produits qu'on appelle les Traitements Préventifs Inter-mutants (TPI) pour les femmes enceintes à partir d'une certaine période pour prévenir la survenue du paludisme. Aussi, souligne le médecin chef du District Sanitaire Niamey I, un des éléments importants dans la prévention du paludisme que peut-être beaucoup négligent, c'est la communication ; il faut communiquer car nous sommes vraiment dans un contexte où on a des difficultés à faire passer le message du fait du niveau de compréhension de nos populations. « Il est extrêmement important de sensibiliser nos populations sur la nécessité d'utiliser des moustiquaires imprégnées, la nécessité d'assainir l'environnement où elles vivent, la nécessité de ne pas exposer les enfants aux moustiques et de leur donner des produits pour les prévenir, choses qui vont concourir, un jour, à l'élimination voire l'éradication de ce fléau », a conclu Dr Mahamane Maman Sani.

Par Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
27/10/17

AG/ONU

Editorial


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