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Installation de la saison. froide au Niger : "Il fera moins froid cette année'', selon l'ingénieur météorologue Ousman Baoua



d-1La saison des pluies a définitivement plié ses bagages pour donner place à l'harmattan qui s'appelle sous d'autres cieux l'hiver. L'harmattan qui est communément appelée la saison sèche froide s'installe progressivement sur toute l'étendue du territoire national. Mais la question que se pose plus d'un nigérien, c'est celle de savoir jusqu'à quel degré de température le froid va nous amener cette année ? Selon le chef de division prévisions météorologiques de la direction de la météorologie nationale, M. Ousman Baoua, il fera moins froid cette année que l'année passée. Autrement dit, les températures enregistrées pendant toute la période de froid seront en légère hausse par rapport à l'année dernière. Les modèles de prévisions de temperatures pour les trois prochains mois montrent que les températures vont rester quasi-stationnaires par rapport à la normale.
La période du froid a débuté à partir du mois de novembre. Au cours de cette période, on va observer un temps qui est sec et poussiéreux avec des températures qui seront en légère baisse. Le mois d'octobre a été, à l'échelle du pays, un mois de transition dans la mesure où il a été enregistré jusqu'à la fin du même mois des précipitations dans certaines localités de notre pays. Selon les explications du chef de division prévisions météorologiques de la direction de la météorologie nationale, M. Ousman Baoua, les vents d'Est qui matérialisent l'effet de l'harmattan ne se sont pas installés très vite sur le Niger. Il a fallu le mois de novembre et plus précisément au cours de la première décade que les vents d'Est venant du Sahara ont pris le dessus sur ceux du Sud porteurs de la pluie. La deuxième décade du mois de novembre a vu l'installation de l'harmattan. La progression de cette période se matérialise par un vent sec qui, en fonction de la vitesse, arrache des particules de sables et de poussières et les propage vers l'Ouest. En effet, de façon globale, les températures minimales enregistrées jusque là entre minuit et 06 h du matin sont en légère hausse par rapport à celles observées en 2017. On peut dire que l'harmattan commence de façon normale parce que quand on prend par exemple Bilma qui enregistre souvent des températures inferieures à 5°C et parfois des températures négatives, soit -0,5°C ou -1°C, pour ce mois de novembre, la température la plus basse enregistrée à Bilma est de 9, 2°C.
Par ailleurs, il faut relever qu'il y a deux grandes sources de poussière. La première source de poussière la plus importante dans le monde est celle localisée au centre du Tchad. Elle est reconnue par son effet de soulèvement de poussière parce qu'il existe dans la partie Nord du Tchad le massif dénudé qui est celui de Tibesti. Et comme l'air n'a pas de frontière, le Niger reçoit des particules de sables en provenance du Tchad. La seconde source de poussière réside à Bilma qui se soulève et se propage dans la bande Sud du pays.
Les conséquences de l'harmattan
Outre les maladies liées à la période de froid comme le rhume et les problèmes respiratoires, il faut préciser que c'est pendant l'harmattan que le risque d'accident est élevé. '' Les transports routier et aérien sont très impactés à cette période de l'année. La fréquence des accidents est élevée parce que la visibilité est réduite souvent à moins 50 m. Le conducteur ne pourra pas voir aussi loin. Pendant cette période, c'est surtout le transport aérien qui est le plus touché. Plusieurs compagnies aériennes enregistrent des pertes énormes au cours de cette période. Dans le domaine aérien, lorsque la visibilité est inferieure à 1000 m sur une localité bien précise, l'aéroport est fermé. Pas de décollage encore moins d'atterrissage. Mais, l'harmattan n'a pas que des aspects négatifs. Les conséquences positives résident dans le fait que pendant cette période la poussière venant du Tchad traverse toute l'Afrique occidentale y compris l'océan atlantique pour aller jusqu'au Brésil. Les scientifiques ont montré que les particules de sables transportées avec de l'argile lors de ce soulèvement de poussière nourrissent les espèces aquatiques comme par exemple les poissons dans l'océan atlantique. C'est pourquoi, on observe au Niger que dans la seconde partie de l'harmattan, l'activité de pêche augmente et elle est très rentable parce qu'il y a toujours un apport de nutriment pour les espèces aquatiques grâce à ce soulèvement de poussière'', a conclu le chef de division prévisions météorologiques.

Par Hassane Daouda(onep)
30/11/18

AG/ONU

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