Le Sahel

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Dossier

 

 

 


d-2Mahamadou est chef de famille. Il pratique le maraîchage depuis le bas âge ; une activité qu'il dit hériter de ses parents et qu'il exerce avec passion. Sur environ près de deux hectares de superficie, il produit plusieurs spéculations notamment la pomme de terre, l'oignon, l'orange. Cependant, l'écoulement de la production pose problème. « Sur le marché d'Agadez, les clients se font de plus en plus rares. C'est pourquoi, j'ai préféré suivre les producteurs de cette foire dans l'espoir de faire de bien meilleures affaires ici » dit-il ajoutant qu'il compte faire plusieurs réalisations avec les revenus de sa production.

Mahamoud Dan Dacho, relève que Niamey à une forte concentration démographique et constitue un débouché de plus en plus fréquent. « Bien qu'étant une zone désertique, Agadez dispose de sites qui fournissent l'eau nécessaire à l'arrosage des légumes, et nous nous sommes dit que nous devons nous battre. Ces cultures maraîchères prennent place à proximité des mares, à l'intérieur des lits des cours d'eau intermittents, sur les rives du fleuve, ainsi qu'en bordure des périmètres rizicoles et des petits barrages hydro-pastoraux. C'est vrai on en a pas assez, mais on est déterminé, et c'est cela notre force pour combattre les affres de la pauvreté » dit-il. L'arrosage s'effectue le plus souvent manuellement à l'aide de seaux, d'arrosoirs, de calebasses ou de canaris. « Par le passé mes frères et moi travaillons dans la récolte pour être payés. Il faut récolter de centaines de kilogrammes pour gagner quelque chose à la fin. Au fil des années, je me suis rendu compte que produire soi-même était plus rentable. Et j'ai mis sur pied mon propre jardin » rappelle-t-il.
Dans nos sociétés, les familles disposent classiquement d'un ensemble de stratégies rémunératrices à travers notamment la pratique des cultures commerciales. Avec ces temps durs, Mahmoud Dandacho estime qu'il est nécessaire que les uns et les autres retournent à la terre pour survivre et vivre. « Toute ma famille pratique les cultures irriguées, c'est devenue une question d'héritage. Je fais cette culture avec quatre de mes frères. Et nous sommes nombreux à exposer. Mes frères sont sur les deux autres sites d'exposition. Ici sur le site d'exposition de la place Toumo, je suis avec Boubacar Ali qui m'aide à écouler les produits » explique-t-il.
Pour faire du maraîchage, un véritable secteur de lutte contre le chômage, Mahamoud appelle le gouvernement à donner directement les appuis aux producteurs. Il invite l'Etat à revoir sa politique. « Il en fait beaucoup mais il doit en faire plus. Certes, on a eu des semences, on a reçu des formations c'est bien ; l'Initiative 3N est à saluer. Ces dernières années, notre problème majeur ce sont les inondations qui nous créent beaucoup de dommages, nos jardins, nos puits ont été inondés et on espère avoir plus d'appuis » ajoute Mahamoud Dan Datcho.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
23/01/19

 

 

 

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AG/ONU

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