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d-2Le Centre Hospitalier Régional de Niamey, communément appelé maternité Poudrière, dispose de plusieurs domaines et spécialités dont un pavillon d'hospitalisation, de pédiatrie et une maternité. Ce centre constitue aussi un pôle d'attraction pour les populations lors des accouchements normaux ou césariens. Or certaines interventions chirurgicales peuvent nécessiter une transfusion sanguine en cas de manque de globules rouges (anémie), de plaquettes, de facteurs de coagulation, de globules blancs, pour chacune de ces situations, il existe un produit spécifique à transfuser.
Lors d'un accouchement, une transfusion sanguine peut parfois s'avérer nécessaire. Une hémorragie maternelle au moment de l'accouchement constitue la principale cause à l'origine d'une transfusion maternelle. Cependant, même si ce traitement peut être indispensable à la survie maternelle, il faut savoir que la transfusion sanguine ne concerne pas beaucoup de femmes qui accouchent, plus souvent en cas d'accouchement par césarienne qu'en cas d'accouchement par voie basse.
Comme tout traitement, la transfusion comporte des avantages et des inconvénients. Elle n'est envisagée que lorsque les bénéfices attendus pour la santé du patient sont supérieurs aux risques encourus. Les inconvénients de la transfusion sanguine sont rares et le plus souvent sans gravité. De plus, les précautions prises actuellement ont rendu exceptionnels les risques liés aux très nombreux groupes sanguins (allo-immunisation) ou à la transmission de bactéries (infection), et encore plus exceptionnels ceux liés à la transmission d'infections virales, notamment les hépatites et le SIDA.
Selon un chirurgien qui a préféré gardé l'anonymat, la césarienne est une intervention chirurgicale qui permet l'accouchement par une incision de l'abdomen et de l'utérus, lorsque les conditions, chez la mère ou chez l'enfant, ne sont pas favorables à un accouchement par les voies naturelles. En cours d'opération, des lésions d'organes de voisinage de l'utérus peuvent se produire de manière exceptionnelle. Mais il affirme que, c'est dans des rares cas d'hémorragie provenant de l'utérus pouvant menacer la vie de la patiente, une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut être rendue nécessaire.
A la maternité Poudrière de Niamey, une patiente témoigne que sa fréquentation dans cet établissement s'explique par l'accueil qu'elle reçoit. « Je suis à ma 5ème gestation et je viens ici à la maternité poudrière. Je n'ai jamais rencontré de problèmes. D'ailleurs, même mes consultations prénatales sont faites dans ce centre. C'est le centre où une patiente peut être consultée sans prendre un rendez-vous préalable avec un gynécologue », a dit Mme Boubacar née Salaye Moussa.
Selon une accompagnante, l'accueil des médecins est encourageant. «Nous préférons conduire nos patientes à la maternité poudrière pendant le travail. Cette femme n'est pas la seule que j'accompagne dans cette maternité. J'ai accompagné plusieurs autres femmes qui sont retournées saines et sauves chez elles », a affirmé Hadjia Maimouna venue du quartier Boukoki.
Pour la directrice du Centre Hospitalier Régional de Niamey, Mme Idi Fatouma Tari Bako, en cas de besoin en approvisionnement en sang pour les transfusions, le seul lieu où se rendre est le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). Selon elle, dans son centre, un système de surveillance rigoureuse est mis en place. « Nous avons choisi une seule personne en cas de besoin de sang. Cette dernière dispose de deux fiches pour aller récupérer du sang au CNTS. Par exemple, nous sollicitons chaque jour 20 poches de 450mg. C'est difficilement qu'elle revienne avec 5 poches parce qu'il y a une forte demande. Mais tout de même, elle peut retourner dans la journée afin de retrouver quelques poches », a-t- elle expliqué.
Au Centre Hospitalier Régional de Niamey, la directrice poursuit en affirmant que, des dispositions sont prises pour éviter toute sorte de fraude. Le seul problème auquel, parfois, les médecins font face est la rareté des rhésus négatifs surtout, celui du groupe O-. « Quant, nous rencontrons ce genre de problème, nous sommes obligés de procéder au niveau du CNTS à ce qu'on appelle les vues et prélevés qui consiste à amener les parents du patient à donner du sang au niveau du CNTS », a expliqué Mme Idi Fatouma Tari Bako.
La directrice du centre Poudrière, saluant l'initiative des autorités de la 7ème République qui ont pérennisé la gratuité des soins en cassant la grille financière a indiqué que la maternité avait procédé l'année dernière à plus de 1 600 césariennes. « Cette année, il nous arrive de faire 15 césariennes par jour. Vue l'importance de notre centre, le besoin en sang de transfusion peut atteindre 20 poches par jour. Je pense que la décongestion en cours des centres hospitaliers à Niamey entreprise par le ministère de la Santé Publique est nécessaire. Je voudrais remercier le personnel pour le travail qu'il mène en tous temps en faveur de la santé de la population», a conclu Mme Idi Fatouma Tari Bako.

Seini Seydou Zakaria(onep)
21/07/17

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