Le Sahel

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Dossier


d-2Au marché central de Dosso règne une vive animation chez les vendeuses d'huile d'arachide, de Tigadigué et du tourteau. Ces femmes ont formé une haie rendant difficile l'accès aux usagers. A côté, d'autres femmes proposent aux clients les feuilles du moringa communément appelées « Kopto », aliment inséparable de Tigadigué. Mariama Hassane dite Takouri figure parmi les nombreuses vendeuses du Tigadigué, une activité qu'elle exerce depuis 1995.
Contrairement aux productrices, qui elles vendent leurs produits sur place, Mariama Hassane, écoule elle-même toute sa production au marché. C'est surtout au cours des cérémonies de baptême ou de mariage que ces vendeuses de Tigadigué font de bonnes affaires. La clientèle est aussi constituée de visiteurs qui viennent à Dosso pour des réunions, des ressortissants venus rendre visite à leurs familles ou des passagers ayant été informés de la qualité du Tigadigué de Dosso.
Au marché, la boîte de Tigadigué se vend entre 700 et 750 francs et le prix du litre d'huile varie de 1200 à 1250 francs. Il y a aussi la vente en détail où le Tigadigué est emballé dans des plastiques et vendu à 25 et 50 francs l'unité. Les revendeurs eux rachètent le même produit en raison de 5 sachets à 100 francs pour les sachets de 25 francs pour avoir un bénéfice de 25 francs et 5 sachets de 50 francs pour bénéficier de 50 francs, tandis que le tourteau ou Kouli-Kouli est vendu 7 morceaux à 25 francs.
D'après Mariama Hassane, c'est surtout à l'approche du mois de Ramadan que les vendeuses de Tigadigué font de bonnes affaires. En effet, c'est la période où les populations font leur stock pour affronter le jeûne mais une fois que le ramadan démarre leurs affaires tournent au ralenti.
A la question de savoir ce que leur procure la vente du Tigadigué en termes de revenus, Mariama Hassane répond sans hésiter : «on ne devient pas riche avec la vente du Tigadigué mais cette activité nous permet de subvenir à nos besoins, notamment les dépenses liées aux cérémonies, à la scolarisation des enfants ou encore à l'équipement en meubles de nos filles lors de leur mariage ».
Malgré, tout affirme Mariama, les vendeuses de Tigadigué rencontrent des difficultés car il y a certaines périodes où les recettes de toute une journée sont négligeables ; c'est le cas à notre passage aux environs de 17 heures où l'une d'elles n'a vendu que 300 francs de Tigadigué. Cela n'est pas une surprise dira Mariama car il y a des périodes où la clientèle se fait rare ; ce qui oblige ces femmes à s'endetter auprès de leurs fournisseurs d'arachide. Au niveau du marché il y a aussi certains revendeurs qui après avoir pris à crédit le Tigadigué mettent trop de temps pour le règlement.
Les vendeuses du Tigadigué dira Mariama ont reçu plusieurs visites tant de la presse que des organismes censés leur apporter des appuis mais jusqu'à présent, tout cela est resté lettre morte. C'est pourquoi cette vendeuse du Tigadigué du marché central de Dosso affectueusement appelée «Takouri » sollicite des décideurs l'appui indispensable pour rentabiliser leurs activités au même titre que les autres secteurs qui bénéficient de toutes les attentions.

Mahamane Amadou ONEP/Dosso
28/07/17

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